<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838</id><updated>2011-12-26T18:33:28.378-08:00</updated><category term='Nouvelle écrite en direct live d&apos;Ouessant'/><category term='poème'/><category term='arf'/><category term='cadeau de Baptème du blog'/><category term='quatre mots'/><category term='Champignon'/><title type='text'>Atelier d'écriture du Bois de Jade</title><subtitle type='html'>Cet espace est notre jardin virtuel. Venez y lire, y écrire ou y faire des songes...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>99</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-1002668414515669225</id><published>2010-11-22T13:14:00.000-08:00</published><updated>2010-11-22T13:14:06.188-08:00</updated><title type='text'>Addictions cacaotiques by Vivi</title><content type='html'>Les contraintes :&lt;br /&gt;Deux thèmes :« Blanc » «  la Magie de Noël »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre mots : « Certain…tableau…vertu…affiche » &lt;br /&gt;Deux mots extraordinaires :« Alacrité » « Acervule »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; --------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaine, j’étais enfin certaine, après une longue maturation, de ma décision d’arrêter, entre autres, la consommation de cet élixir de vie depuis des années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, maintenant, à cet instant précis, il me fallait faire tablette rase de mes pensées nostalgiques et pulsions addictives sur la marchandise pour entrer en résistance. Dur ! Dur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, toute mon enfance avait été outrageusement fidèle à la Blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fût longtemps ma préférée, non seulement par goût mais aussi parce que garante de la pérennisation d’aventures hallucinantes et héroïniques d’enfants amis de dauphins sous les cocotiers, auxquels la dite tablette donnait le pouvoir extraordinaire de renvoyer les rayons du soleil dans les yeux des ennemis de la Galaktie ! Ouah ! La vache, c’était de la bonne qui faisait planer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois, à La Planette- ma maison-un oncle, chauffeur- livreur, en avait même fourni une cargaison en l’absence de mes parents pour la naissance de l’extra-frèrestre de la famille. Les quatre aînés, nous avons fêté dignement l’évènement en cachette et en abusant de quelques deux cent plaques compressées de 100g en quelques jours ; ce qui se termina en  overdose collective !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste de la marchandise fût mis à l’abri par notre mère de retour de la maternité et la cervule du placard verrouillée. Nous devions nous contenter alors de rares barrettes,  « snif !», d’un produit plus ordinaire, voire camelote qui terminait fondue au centre de nos brioches! Pauvres de nos estomacs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, Marie-Jeanne, ma marraine ramena discrètement un coffret souvenir de spécialités suisses. Ma mère avait cru bien le protéger de nos ardeurs et dépendances mais, sans s’être dit l’heure, ni le mot entre les trois aînés, nous traficotions, curieusement sans jamais nous croiser. Nous nous risquions à soustraire de minuscules plaques Mike à pas de loup pour ne pas faire craquer le parquet de l’étage, tout en prenant soin de replacer consciencieusement  leurs enveloppes aluminium vides dans leurs étuis restés bombés ; ce à chaque ligne et jusqu’à la dernière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La découverte de la supercherie devant des invités laissa ma mère confuse et incapable de nous « attripper » ! En effet, jusqu’à ce jour aucune dénonciation dans la fratrie n’est à déplorer, mon père ayant bénéficié de forts soupçons du fait de son penchant notoire pour sa consommation et du fait que l’album se trouvait manifestement dans sa chambre ! Parfait alibi : nous étions des craks  aidés par la genèse !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tenter de faire oublier cet épisode helvète, nous suivîmes ensuite une petite cure de désintox avec l’aide d’une poudre blanche concentrée ,plus épaisse que nos parents nous Nestlaient  à portée soit en conserve, en tube ou berlingot, capable de nous apporter un minimum d’énergie et de soutient dans nos efforts au quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis dans ma jeunesse, je me suis accoutumée à une autre préparation, parfois molle ou dure, ou coupée  avec des noisettes, du riz, de la coco ou pouvant être consommée pure. La palme suprême revient à la majestueuse piémontaise Nue : tella meilleure à  lécher à la cuillère et même au doigt !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poulain d’or restant invariablement la deuxième nous stimula tout de même mon frère aîné et moi, dans un trot de compétitions. Lui s’appliquait à coller des petits coupons bleus sur des planches spécifiques en quantité suffisante afin de recevoir discrètement de petites mallettes en paquets poste dont il amphé tamine de ne jamais vouloir partager. Moi, je speedais dès le matin pour écrire de belles lignes sur mon Nezquick préféré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenue adulte, j’augmentais mon champ d’évasion avec de la Brune : les goûts et les couleurs changent, le portefeuille aussi ! J’aimais bien me faire des shoots très régulièrement à fortes doses et fortes concentrations, de 55, 75 et même 99% à la recherche d’une à la crité inoubliable. Plus il y avait d’acides, plus les effets en étaient percutants. Je pouvais la trouver très pure, même bio et participer ainsi au commerce équitable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais équitables n’étaient pas toujours ses effets sur ma silhouette, renforçant certaines zones plus sensibles que d’autres à sa consommation. C’est pourquoi, je venais de dresser un tableau récapitulatif de ses avantages et inconvénients pour me persuader de l’inévitable éviction de la pâte de cacao et de sucre afin qu’elle ne produise plus de gras sur moi et que je puisse enfin afficher un ventre plat, promesse d’une ligne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quasiment (mot dans lequel figure « presque »  et « ment ») prête à me sacrifier sur l’autel de la raison, je ne pouvais tout de même pas renier de but en blanc les vertus essentielles du fruit de mon addiction : anti cholestérol, anti stress et du reste aphrodisiaque, bien en phase avec la réalité de mon âge actuel !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remède et non plus aliment : voilà qui était bien apaisant et redevenait stimulant et  puis le Chocolat au moins ça ne déçoit jamais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, en dépit des décisions avancées, je m’octroyais, sans aucune culpabilité, une dernière prolongation  pour les fêtes de fin d’année, période de trêve et parfois de neige : c’est ça aussi la magie de Noël …et selon la formule consacrée, remettais mes bonnes résolutions au prochain 2 Janvier !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme  pour Tôntine Monique, de vous avoir raconté tout ça m’a donné soif :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « SVP, resterait-t-il un peu de Blanc ? »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-1002668414515669225?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/1002668414515669225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/addictions-cacaotiques-by-vivi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1002668414515669225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1002668414515669225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/addictions-cacaotiques-by-vivi.html' title='Addictions cacaotiques by Vivi'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-5790783042522462471</id><published>2010-11-08T16:39:00.000-08:00</published><updated>2010-11-08T16:39:29.487-08:00</updated><title type='text'>Beignets Aoutiens           by Vivi</title><content type='html'>Cumul de contrainte (Arno style) :« Aérosol…bus…crème…sont » + « Caramel… vitriol…peine…caviar » + «  Diastolique »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Beignets au caramel, au chocolat, à la pomme pomme ! », s’égosillait le vendeur plagiste, tentant de se frayer un passage entre les corps huilés des vacanciers, serrés comme des sardines prêtes à griller sous le soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun, ici, revendiquait son lopin de sable, un minimum syndical délimité par un parasol central défiant toute imagination en matière de publicité mais d’une utilité indispensable en cas d’éloignement intempestif !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La serviette, traditionnellement en éponge et de grande taille, garante d’une certaine intimité était tirée à quatre épingles et ne souffrait aucune intrusion : le moindre petit grain de sable suscitait instantanément le courroux, surtout pendant la sieste diastolique*.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, gare aux garnements qui s’autoriseraient à courir entre les serviettes et à leurs parents qui se devaient de bien les tenir ! Les Congés payés, c’est pour tout le monde mais les Vacances, aussi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autant plus sacrées pour les Aoûtiens qui avaient attendu ce repos estival mérité un mois de plus, tout en bravant l’inquiétude d’une météo incertaine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Bronzer tranquille et de partout » était leur devise, histoire de narguer les collègues de bureau Juilletistes à leur retour et de faire perdurer un ton hâlé jalousé jusqu’à l’automne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine après avoir quitté les nationales de France que ces Messieurs s’étaient confortablement installés dans leurs fauteuils pliants, une bière fraîche à portée,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; -celle de la pub du parasol sinon comment auraient ils eu leur protection cet été ?-, le journal régional grand ouvert, servant d’alibi pour scruter tranquillement les bikinis environnants et éviter les reproches incessants de Mesdames.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celles-ci, bien occupées à surveiller leurs progénitures, l’ombre pour la glacière, et à remplir leurs cases de mots croisés, avaient tout de même l’œil vitriolé ou un 6ème sens…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil arrivait à son zénith et des effluves de crème solaire, rivalisant de parfums, envahissaient l’iode marine à chaque brisée jusqu’à l’en étouffer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des jeunes filles, victimes de la mode et adeptes de la technique de la « crêpe » pour un bronzage parfait, se tartinaient le corps afin de profiter au mieux des ultra-violets, sans en abuser .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; S’exposer ainsi  nécessitait certaines règles strictes : commencer par la face, puis le côté gauche ; après le droit et enfin le dos, en prenant soin de défaire les attaches du maillot pour qu’elles ne laissent pas de traces, de respecter des rythmes identiques toutes les 15 mn, et de les renouveler sans  intention de caviarder : ce n’est plus tendance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sont autorisées quelques interruptions pour baignade afin de rafraîchir le corps même si le plus souvent , les filles préfèrent se contenter de pulvérisations de gouttelettes d’eau pure en bombe aérosol, indispensable outil parmi les nombreux accessoires de leur sac de plage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quart d’heure en quart d’heure, un petit creux les tenaillait mais surtout la curiosité d’approcher d’un peu plus près le vendeur plagiste, le beau brun aux yeux verts et au torse nu, coiffé d’un Panama : un look d’enfer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur appétit ne s’arrêtait pas à l’ingestion d’un beignet supplémentaire qui de toute façon ne porterait aucune atteinte à leur sublime taille fine, témoin de leur jeunesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec leurs cris de joies et leurs glorioles, il les avait maintenant repérées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais chut ! Laissons-les se dépatouiller avec le jeune homme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*sieste de basse tension,  contraire à la sieste crapuleuse !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-5790783042522462471?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/5790783042522462471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/beignets-aoutiens-by-vivi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5790783042522462471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5790783042522462471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/beignets-aoutiens-by-vivi.html' title='Beignets Aoutiens           by Vivi'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-6596790456966861512</id><published>2010-11-08T16:21:00.000-08:00</published><updated>2010-11-08T16:21:02.662-08:00</updated><title type='text'>Paul Teurgeust                  By Fab</title><content type='html'>Consigne : 4 mots : acidulé, entaché, poltergeist, détaché&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si ! Ah, si ! du lait... il m’a demandé du lait avant de refermer la porte derrière lui et de se coucher.&lt;br /&gt;-Quelle heure était-il ?&lt;br /&gt;-21 heures, comme tous les soirs&lt;br /&gt;-Il dormait dans son bureau ?&lt;br /&gt;-Oui, depuis quelques temps, il avait des problèmes de dos qui le faisaient atrocement souffrir. D’ailleurs, une kiné venait tous les matins. C’était plus pratique pour lui et puis, il ne voulait pas me déranger.&lt;br /&gt;-Et ensuite ?&lt;br /&gt;-Ensuite, je suis allée dans la salle à manger prendre mon repas.&lt;br /&gt;-Seule ?&lt;br /&gt;-Non, mon mari ne pouvait plus dîner avec moi, mais il tenait absolument à ce que je dîne avec Stéphane, son fils, afin de maintenir les liens familiaux, disait-il&lt;br /&gt;-Était-ce le cas ?&lt;br /&gt;-Non, hélas. Stéphane me déteste depuis le premier jour où son père m’a présenté à lui. Ses dîners se déroulent dans un silence glacial car nous n’avons rien à nous dire.&lt;br /&gt;-Pourquoi vous déteste-t-il, selon vous ?&lt;br /&gt;-Il pense que, compte tenu de notre grande différence d’âge, je n’ai séduit son père que pour son argent. Mais c’est faux, Monsieur le Commissaire, j’aime profondément mon mari. Certes, j’ai vingt cinq ans de moins que lui, mais les hommes de mon âge ou plus jeunes ne m’ont jamais intéressés. Et puis, mon mari est un être infiniment bon et sensible, généreux aussi bien sûr. Il a su me redonner confiance en moi, me protéger de la vie...&lt;br /&gt;-Depuis combien de temps êtes-vous mariés ?&lt;br /&gt;-Trois ans. C’est sûr que nous nous sommes mariés rapidement, mais Paul ne voulait pas attendre. Il avait déjà soixante dix ans et disait qu’il ne lui restait que peu d’années à vivre, mais qu’il avait droit au bonheur... avec moi... Et je vous assure, Commissaire, notre bonheur aurait été parfait s’il n’y avait pas eu Stéphane.&lt;br /&gt;-Quels sont vos sentiments vis-à-vis de votre beau-fils ?&lt;br /&gt;-Au début, j’ai fait tout ce que j’ai pu pour qu’il m’accepte, non pas comme une mère, certes, mais au moins comme une amie. Et puis, son attitude, ses incessantes remarques désobligeantes à mon égard ont eu raison de ma patience et de mes efforts. Depuis, j’adopte, envers lui, une politesse tout à fait conventionnelle.&lt;br /&gt;-Pouvez-vous me dire ce qu’il s’est passé ce soir-là ?&lt;br /&gt;-Vers 22 heures, Marie, la servante avait desservi la table et était partie se coucher. Elle préférait ranger tôt le lendemain matin. Moi, je suis montée me coucher dans ma chambre, au premier. J’ai pris un somnifère, comme tous les soirs. J’ai lu quelques pages de mon livre mais me suis bien vite assoupie.          J’ai été réveillée par un bruit de lutte. Ma chambre se trouve juste au-dessus du bureau. J’ai mis un peu de temps à reprendre mes esprits, pensant que j’avais fait un cauchemar. Plus aucun bruit ne se faisait entendre. Malgré tout, j’ai mis ma robe de chambre et suis descendue dans le bureau. La porte était fermée à clé.&lt;br /&gt;-Était-ce normal ?&lt;br /&gt;-Oui, mon mari dort peu et ne veut pas que Marie le dérange quand il lui arrive de somnoler.&lt;br /&gt;-Et alors ?&lt;br /&gt;-Alors, j’ai tapé à la porte et.... c’est Stéphane qui m’a ouvert. Il avait l’air aussi bouleversé que moi-même. Là, sur le plancher, ne restait que le pyjama de mon mari. En tas ! Cherchez-le, Commissaire, je vous en conjure !&lt;br /&gt;-Nous ferons notre possible, Madame.&lt;br /&gt;Brigadier, faites entrer Monsieur Stéphane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jeune homme d’environ trente cinq ans entra. Ses traits, qui avaient su garder des expressions enfantines étaient réguliers. Il était plutôt bel homme. Tout comme sa belle-mère, il avait les yeux rougis et l’air égaré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le commissaire se mit à réfléchir, puis résuma :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-à 21 heures, vous , Madame, vous avez amené un verre de lait à votre mari, Monsieur Paul TEURGUEST, PDG des fameux « petits pâtés Teurguest », entreprise internationale. Il a refermé la porte à clé derrière vous. A 22 heures, Madame Eléonore TEURGUEST, épouse du disparu, êtes montée dans votre chambre.&lt;br /&gt;Et vous ? Monsieur Stéphane ? Qu’avez-vous fait pendant ce temps-là ?&lt;br /&gt;-je suis allé fumer un cigare et boire un cognac dans le petit salon.&lt;br /&gt;-Vers 23h30, du bruit, vraisemblablement venu du bureau de votre mari vous réveille, vous Madame. Avez-vous entendu quelque chose, Monsieur Stéphane ?&lt;br /&gt;-Vaguement. Le petit salon est situé loin du bureau, de l’autre côté de la maison. Cependant, je suis quand même allé voir si mon père avait besoin de quelque chose. La porte était fermée à clé. Je suis rapidement sorti car la fenêtre du bureau donne sur la façade. Celle-ci était cassée et ouverte en grand. Il y avait eu une lutte car des objets étaient renversés.&lt;br /&gt;Quelqu’un a tapé à la porte. Je suis allé ouvrir. C’était Eléonore. Elle avait l’air très angoissée.  Elle s’est mise à crier quand elle a vu le pyjama sur le plancher. Moi-même, je n’avais pas eu le temps de le voir. Mon père n’était plus là... il avait disparu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Pensez-vous qu’il puisse s’agir d’une fugue ?&lt;br /&gt;-Une fugue ? vous n’y pensez pas, Commissaire, fit Eléonore d’un air incrédule. Au non, Commissaire, il n’y avait aucune raison. Paul semblait si heureux, malgré ses souffrances physiques. Et d’ailleurs, nous faisions tout notre possible pour les atténuer. D’autre part, nous n’avons jamais fait état devant lui de notre... mésentente, son fils et moi, dit-elle en regardant d’un air de reproche Stéphane.&lt;br /&gt;-Monsieur Stéphane, quels étaient vos rapports avec votre père ?&lt;br /&gt;-Excellents, Commissaire, fit ce dernier d’une voix chevrotante. Mon père est quelqu’un d’exceptionnel que j’admire plus que tout. Nous sommes très près l’un de l’autre depuis le décès de ma mère, il y a dix ans. Nous avons régulièrement de grandes conversations sur tous les sujets. Père est très ouvert et a une intelligence très vive. Je suis bouleversé que quelqu’un ait voulu lui faire du  mal.  Et si je n’avais pas vu sa femme devant sa porte et si bouleversée, j’aurais pensé que c’était elle qui avait manigancé sa disparition. Maintenant, je regrette... . Qu’en pensez-vous, Commissaire ?&lt;br /&gt;-Je pense que Monsieur TEURGUEST a été enlevé et qu’une demande de rançon ne va pas tarder à arriver.&lt;br /&gt;-Eléonore, pouvons-nous faire une trêve et unir nos forces pour le retrouver ? fit Stéphane en tendant la main à sa belle-mère&lt;br /&gt;-Oui, Stéphane, mon vœu le plus cher est que nous le retrouvions, à n’importe quel prix !&lt;br /&gt;-Je vais mettre le téléphone sur écoute, ainsi, nous aurons peut-être la possibilité de localiser les kidnappeurs. Je vous remercie tous deux de votre collaboration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le commissaire tourna le dos et partit. Il ne vit pas le regard étrange qu’échangèrent Stéphane et Eléonore. La haine qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre était leur alibi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eléonore se revit mettre un puissant somnifère dans le lait de son mari. Stéphane n’avait eu qu’à exécuter la suite du plan.&lt;br /&gt;Stéphane... qu’elle avait aimé dès qu’elle l’avait vu et dont elle était la maîtresse insatiable. Elle avait passé trois longues années avec son père, ce vieillard malade et grincheux. Elle avait mérité d’être enfin heureuse et l’avenir s’annonçait radieux ! Evidemment, il allait falloir faire attention, très attention même pour que personne ne les soupçonne. Ensuite, leur rapprochement semblera évident, ils se « consoleront » tous deux de cette grande « perte ». Un léger sourire se dessina sur ses lèvres pleines et si bien dessinées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stéphane, quant à lui, admirait Eléonore. Non seulement elle était d’une beauté à couper le souffle, mais son côté fleur bleue doté d’un machiavélisme incroyable lui plaisaient plus que tout.&lt;br /&gt;Ils allaient bien s’amuser avec l’argent du vieux. Ce vieux radin, qu’il avait supporté si longtemps... Évidemment, au début, il faudrait faire très attention, ne pas commettre d’erreurs.&lt;br /&gt;Et si, par la suite, les années qui les séparaient venaient à lui peser, il saurait s’en débarrasser. Il était à la bonne école avec elle, elle lui avait apprit tant de choses....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-6596790456966861512?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/6596790456966861512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/paul-teurgeust-by-fab.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6596790456966861512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6596790456966861512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/paul-teurgeust-by-fab.html' title='Paul Teurgeust                  By Fab'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-8707171362937540851</id><published>2010-11-08T16:16:00.001-08:00</published><updated>2010-11-08T16:16:59.027-08:00</updated><title type='text'>MON ENCAS, MON CAS OU                         by Fab</title><content type='html'>C’est mon cas où, mon encas à moi.&lt;br /&gt;Je ne l’ai jamais vu vertical, c’est mieux comme çà&lt;br /&gt;Faut pas lui demander de parler,&lt;br /&gt;Il n’a rien à dire, rien à raconter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec lui, pas besoin de sentiments,&lt;br /&gt;Comme d’autres sont artistes, il est amant&lt;br /&gt;Et érige le sexe en religion&lt;br /&gt;Qu’il pratique avec adoration&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les caresses sont ses mots et le sexe son expression&lt;br /&gt;Il ne sait faire que l’amour, c’est un don&lt;br /&gt;C’est mon encas à moi, mon cas où,&lt;br /&gt;Croyez-moi, c’est un super bon COUP !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-8707171362937540851?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/8707171362937540851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/mon-encas-mon-cas-ou.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8707171362937540851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8707171362937540851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/mon-encas-mon-cas-ou.html' title='MON ENCAS, MON CAS OU                         by Fab'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-7657989937299121891</id><published>2010-11-07T15:02:00.000-08:00</published><updated>2010-11-07T15:02:30.245-08:00</updated><title type='text'>Arnostival 2 le retour de la revanche</title><content type='html'>Sur 3 exos : thème = une journée de merde + 4 mots = triptyque – pyriforme – oriflamme – dard + 2 mots extras = exogène &amp; gamahucher&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon triptyque matinal du réveil est perturbé. Je commence à me laver, puis je continue en fumant et je me force à prendre mon petit déjeuner. La mauvaise humeur était présente au saut du lit. Elle ne s’atténue pas après mon protocole inversé du réveil. Parfois cet automatisme matinal est complété par un bon vidage d’intestins. Ce matin, rien à faire, pourtant mon ventre gargouille. Je pars enfin au travail. Mon état ronchon s’amplifie dans la circulation. J’invective la plupart des conducteurs, de temps en temps directement les véhicules, que je croise. Je peux au bout de vingt minutes de route ma garer. J’entre dans le bâtiment. A peine j’ai le temps de m’installer que mon chef me saute sur le paletot. Il m’ordonne de la remplacer à la réunion de huit heures avec le commercial d’un fournisseur. A contre cœur je me rends dans notre salle de réunion pour le rendez-vous, dossier en main. Je sais que j’aurais du mal à me concentrer aujourd’hui. Je veux être tranquille pour faire mon train-train quotidien. Le vendeur est déjà présent à m’attendre. Je ne peux m’asseoir qu’il m’agresse par les salutations et présentations d’usage. Je lui rends sa politesse sèchement en espérant qu’il comprenne que je ne veux pas passer par les formules de copinage. Mais j’exige aborder tout de suite le fond du sujet de notre rencontre. Le message est passé. Il attaque prestement sa présentation. Il me transmet parcimonieusement des documents. Je déteste leur petit logo. Je comprends rien à leur oriflamme représentant pour moi un dessin pyriforme coupé d’un dard. Je me demande ce qu’ils veulent montrer avec cela. Je ne comprends pas aussi les explications du représentant, ce qu’il veut me vendre. Je n’avais pas cherché tout à l’heure à déchiffrer les précisions de mon supérieur sur cette réunion. Je n’avais pas eu la volonté. Mon je-m’en-foutisme reste. Je n’arrive pas à m’intéresser au débit de paroles de mon interlocuteur. Au bout d’une heure et demie d’écoute, sans avoir peu parler de mon côté, j’arrive à conclure notre rendez-vous. Je précise que je ne peux pas prendre des décisions à la place ma hiérarchie. Je rapporte dans l’heure ses arguments et documents donnés à ma direction. Celle-ci le contactera directement pour l’informer de leur choix. Nous nous saluons. Je peux au final quitter cet exogène chiant du commerce. De retour à mon bureau, je souffle, je respire, enfin tranquille. Je vais en plus pouvoir travailler librement. Mon supérieur a été obligé de partir gamahucher avec toute la direction pendant la journée entière. Merde ! Je dois écrire ce rapport de réunion d’achat où je n’ai absolument rien pigé. Quelle journée de merde ! il faut que j’arrête de sortir le soir pendant la semaine. Les charges que je me met ne me réussissent pas le lendemain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-7657989937299121891?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/7657989937299121891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/arnostival-2-le-retour-de-la-revanche.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7657989937299121891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7657989937299121891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/arnostival-2-le-retour-de-la-revanche.html' title='Arnostival 2 le retour de la revanche'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3977552493159242967</id><published>2010-11-07T15:01:00.001-08:00</published><updated>2010-11-07T15:01:37.084-08:00</updated><title type='text'>Haiku nourrice par Arno</title><content type='html'>J’épingle la nourrice,&lt;br /&gt;Après la prise, l’extincteur,&lt;br /&gt;Chiffons envolés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3977552493159242967?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3977552493159242967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/haiku-nourrice-par-arno.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3977552493159242967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3977552493159242967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/haiku-nourrice-par-arno.html' title='Haiku nourrice par Arno'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4730869248131047548</id><published>2010-11-07T15:00:00.000-08:00</published><updated>2010-11-07T15:00:49.744-08:00</updated><title type='text'>Arnostival (= Arno + festival)</title><content type='html'>Sur 3 exos : thème = Piment + 4 mots = fil – poteau – taureau – caillou + mot extra = Acétabule&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’opération devenait délicate d’attacher les acétabules avec du fil au poteau pour les faire tenir debout. Celles-ci étaient pleines à ras bord. Il ne fallait pas les fermer tout de suite. Nous devions laisser le liquide travailler. Le temps d’une dernière fermentation, ce liquide s’évaporait un peu. Mon grand-père délaissait les amphores pendant plus d’une semaine. Moi, chaque jour, j’allais voir le résultat de cette transformation biologique. Son odeur s’accroissait de jour en jour, m’attaquant les narines. Le jour fatidique arriva. J’accompagnais mon aïeul et mon père à la dégustation du breuvage. A l’entrée de la salle, je voyais la joie sur leurs visages en humant le parfum dégagé par les acétabules. Mon grand-père avait l’air de rajeunir. Par un discours cérémonieux, il m’annonça que j’avais l’âge de goûter le breuvage sacré. Celui-ci m’apportera vigueur et force comme un taureau. L’ancien débuta, suivi de mon père. Ils ne bronchèrent aucun mot tous les deux. C’était mon tour. Suivant leur conseil, je bu une petite gorgée de la louche. A peine arrivé en bouche, cet ersatz de vin ou vinaigre, fortement pimenté, détruisait mes papilles gustatives. Je ne pu que déglutir alors que j’aurais du recracher. L’alcool attaquait mes parois internes. Mes poumons et mon estomac explosaient. J’essayais de tousser pour respirer mais impossible, comme si j’avais avalé un caillou bloquant ma trachée. Mon père me frappa sèchement dans le dos. J’aspirais de nouveau, les yeux pleins de larmes. Je venais de passer l’épreuve initiatique des hommes de ma famille : survivre à la boisson ancestrale. Celle-ci était un secret de fabrication. Pure, elle ne pouvait pas vraiment se boire. Depuis des générations, mes ancêtres la mélangeaient, une fois à maturité, parfois avec du vin, sinon avec du vinaigre et aussi avec de l’huile. Ils vendaient quelques bouteilles de vin doux pimenté illégalement aux connaisseurs. Par contre dans les marchés des environs, seule était reconnue légalement la vente de nos produits pimentés, huile et vinaigre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4730869248131047548?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4730869248131047548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/arnostival-arno-festival.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4730869248131047548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4730869248131047548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/arnostival-arno-festival.html' title='Arnostival (= Arno + festival)'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-2558300530284557885</id><published>2010-11-07T14:54:00.001-08:00</published><updated>2010-11-07T14:54:27.513-08:00</updated><title type='text'>« Les Antilles » Kaïkaï par Vivi</title><content type='html'>Boudin aux pommes&lt;br /&gt;Amène trop la saveu&lt;br /&gt;Doudou agoulou !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ti-punch au  planteu&lt;br /&gt;Amène trop la chaleu&lt;br /&gt;Ka fé cho zouker !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ti-punch  au Kréyol&lt;br /&gt;Amène trop la chaleu&lt;br /&gt;Doudou bay on bo !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;(Chéri donner un baiser !)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ti-punch aux Antilles&lt;br /&gt;Amène trop la chaleu&lt;br /&gt;Ah Golo Golo !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-2558300530284557885?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/2558300530284557885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/les-antilles-kaikai-par-vivi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2558300530284557885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2558300530284557885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/les-antilles-kaikai-par-vivi.html' title='« Les Antilles » Kaïkaï par Vivi'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3383774680417118674</id><published>2010-11-07T14:53:00.001-08:00</published><updated>2010-11-07T14:53:32.660-08:00</updated><title type='text'>« Carnet de voyage » by Vivi</title><content type='html'>Fidèle compagnon des fois jusqu’au Bout du Monde&lt;br /&gt;Montant la garde quand la pensée est soudaine, féconde&lt;br /&gt;Tu offres entier, ton cœur et tes pages à nu&lt;br /&gt;Pour les habiller, leur donner à chacune une vertu&lt;br /&gt;Des mots y gravent les rencontres de grand chemin&lt;br /&gt;Quelques coups de fusain croquent un bout de destin&lt;br /&gt;S’y adonnent des fantasmes, des rêves parés d’aquarelles&lt;br /&gt;Se composent des reportages quelque soit les âges &lt;br /&gt;Avec des souvenirs exposés pêle-mêle en photos-montages&lt;br /&gt;L’intrépide globe-trotter ou  l’intuitif blog-trotteur &lt;br /&gt;Sillonnant la Planète, de Tombouctou jusqu’aux Antilles&lt;br /&gt;Sa créativité sur mode vibreur, l’empêchant parfois de dormir tranquille&lt;br /&gt;Voyage une vie ou toute la vie pour t’enrichir de son labeur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3383774680417118674?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3383774680417118674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/carnet-de-voyage-by-vivi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3383774680417118674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3383774680417118674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/carnet-de-voyage-by-vivi.html' title='« Carnet de voyage » by Vivi'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-6728254130444226973</id><published>2010-11-07T14:51:00.000-08:00</published><updated>2010-11-07T14:51:29.587-08:00</updated><title type='text'>A Serge, mon frère : extrait remanié de son  « 50ème Nénéversaire » by Vivi</title><content type='html'>Exercice 4 mots :« Mousse…travers…clair…portable » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je devais  admettre, à postériori, sur moi son avantage&lt;br /&gt;De n’avoir peur de rien alors que j’avais peur de tout&lt;br /&gt;Ceci certainement du à l’insouciance de son jeune âge&lt;br /&gt;Et d’avoir besoin d’elle comme d’un cobaye :  aujourd’hui, je l’avoue !&lt;br /&gt;En effet, tout petit, ma seule gloire avait été de crier « caca-pot !» &lt;br /&gt;Pour me risquer sur la vielle mousse du Petit Pont de bois de « La Planque »,&lt;br /&gt;Je manquais clairement et à chaque fois de courage, de culot&lt;br /&gt;Préférant en tester la solidité grâce à ma petite sœur, au cas où une traverse ne manque.&lt;br /&gt;Puis, pour la remercier, je jouais avec elle à bataille navale dans le ruisseau&lt;br /&gt;Faisant au passage des coups bas afin qu’elle tombe à l’eau&lt;br /&gt;Espérant réaliser ainsi un doublé rusé : la fessée en rentrant&lt;br /&gt;Qu’elle parvenait à esquiver en allant se sécher chez les grands parents :&lt;br /&gt;Une façon bien à elle de me renvoyer la balle ! &lt;br /&gt;Du coup, je perdais toute maîtrise car plus rien n’était rapportable !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-6728254130444226973?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/6728254130444226973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/serge-mon-frere-extrait-remanie-de-son.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6728254130444226973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6728254130444226973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/11/serge-mon-frere-extrait-remanie-de-son.html' title='A Serge, mon frère : extrait remanié de son  « 50ème Nénéversaire » by Vivi'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-8959485340698476054</id><published>2010-10-20T12:45:00.000-07:00</published><updated>2010-10-20T12:45:14.952-07:00</updated><title type='text'>Cupidon par Vivi</title><content type='html'>4 Mots : «  Flèche…corail…malédiction…vent »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec des flèches de désir plein son carquois, cet Ange de l’Amour, capricieux à souhait, s’essayait à rendre les humains amoureux, comme l’exigeait sa mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fort de sa petite expérience en tirs, une de ses munitions ripa malencontreusement sur le parterre de corail d’une île et atterrit dans l’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un poisson  fût innocemment touché par le tendre missile qui ne lui était pas destiné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malédiction pour les amoureux du signe du Poisson car depuis ils nagent en eaux troubles ! Avoir un « Poisson » comme partenaire, ce n’est pas  « nager dans le bonheur »  mais risquer  des réactions nébuleuses, voire imprévisibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, vous qui pensez avoir rencontré l’âme sœur au corps de Sirène ou l’âme-frère en taquinant le goujon et qui avez mordu à l’hameçon, vous croyez être heureux comme un poisson dans l’eau !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Méfiance ! Gare aux possibles écailles, pardon  écueils de votre relation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce partenaire peut vite avoir la mémoire courte d’un poisson rouge et vous prendre le bocal !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus en confiance, quand il y a « anguille sous roche » ou « murène sous patate » : ne restez pas  muet comme une carpe car il va essayer de noyer le poisson ! Faites- vous entendre sans  monter trop fort  le thon  au lieu de vous engueler comme du poisson pourri, de vous traiter de « vieille Morue » ou  de « sale Maquereau » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aqua bon  boire la mer et tous ses poissons si votre partenaire a le défaut extrême d’être  avrilopiscicophiliste, il vous posera un lapin  et votre histoire sentimentale se terminera en queue de poisson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la réflexion, je ne pense pas que le petit plaisantin, responsable de ces méfaits ne s’en soit jamais vanté : « il est des jours où Cupidon s’en fout ! »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-8959485340698476054?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/8959485340698476054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/10/cupidon-par-vivi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8959485340698476054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8959485340698476054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/10/cupidon-par-vivi.html' title='Cupidon par Vivi'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-646362129382259205</id><published>2010-09-28T19:11:00.002-07:00</published><updated>2010-09-28T19:11:46.931-07:00</updated><title type='text'>LE PIMENT haïku de Diego</title><content type='html'>LE PIMENT&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Long comme une bouche&lt;br /&gt;Vif comme des coups de fouet&lt;br /&gt;Et puis tout s’enflamme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-646362129382259205?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/646362129382259205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/le-piment-haiku-de-diego.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/646362129382259205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/646362129382259205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/le-piment-haiku-de-diego.html' title='LE PIMENT haïku de Diego'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3423715893390955138</id><published>2010-09-28T19:11:00.000-07:00</published><updated>2010-09-28T19:11:24.399-07:00</updated><title type='text'>VICTOIRE par DIego</title><content type='html'>Couper le fil avant l’adversaire sympathique&lt;br /&gt;      Et pour moins d’une seconde le coiffer au poteau&lt;br /&gt;      Voler comme un caillou et rendre à l’esthétique&lt;br /&gt;      La primitive force brute du taureau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3423715893390955138?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3423715893390955138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/victoire-par-diego.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3423715893390955138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3423715893390955138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/victoire-par-diego.html' title='VICTOIRE par DIego'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-2455117472552708038</id><published>2010-09-28T19:10:00.002-07:00</published><updated>2010-09-28T19:10:46.059-07:00</updated><title type='text'>Les Poux par Diego</title><content type='html'>LES POUX&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une épingle à nourrice en travers du nez, trois bouts de chiffons en guise de jupe et un vieux débardeur bien trop grand, elle déambulait entre le Pont La Feuillée et le Quai Saint Antoine, aguichant le passant en quête d’exotisme facile pour mieux le narguer une fois la pièce soutirée. &lt;br /&gt;On aurait pu croire à son accent qu’elle était anglaise, et à sa chevelure de feu irlandaise, mais un henné qui avait mal viré et l’élocution pâteuse des junkies expliquaient l’un et l’autre. Malgré tout  les badauds s’y laissaient piéger et loin de moi l’idée de leur jeter la pierre : je fus l’un d’eux ! &lt;br /&gt;Le jour où, penaud,  je me confiai à ma mère et que, fouillant dans ma tignasse de jeune qui veut bouffer le monde elle y trouva non seulement des poux, mais aussi des lentes, je pavoisai moins. Inquiète à l’idée que mon père  puisse s’en apercevoir, lui pour qui tout parasite qui soit et quelle qu’en fut sa provenance était affaire de miséreux, elle utilisa en ces temps de vaches maigres les moyens du bord.  &lt;br /&gt;Pour me défaire de l’invasion naissante elle me fit passer  une nuit entière la tête imbibée de pétrole lampant et enturbannée dans une serviette. Efficace en diable contre les anoploures et leur progéniture certes, mais aussi pour vous dessécher le cuir chevelu et vous donner l’impression qu’un élastique géant vous enserre le crâne et cherche à le fuir par le haut en permanence. J’avais des envies furieuses de me marteler le crâne à coups d’extincteur. Par bonheur mes parents n’en possédaient pas ! Je tins bon. &lt;br /&gt;La morale de cette aventure de jeunesse c’est que si  depuis j’ai donné  prise quelquefois encore à des  émois passager pour des qui ne semblaient pas autochtones et trémoussaient des hanches (fan de Ferré « j’aimais déjà les étrangères quand j’étais un petit enfant »),  j’en restai toutefois à une distance de sécurité respectable et m’en suis toujours bien trouvé !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-2455117472552708038?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/2455117472552708038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/les-poux-par-diego.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2455117472552708038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2455117472552708038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/les-poux-par-diego.html' title='Les Poux par Diego'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-8011589448712857174</id><published>2010-09-28T19:10:00.000-07:00</published><updated>2010-09-28T19:10:19.680-07:00</updated><title type='text'>Acétabule par Diego</title><content type='html'>ALCHIMIE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’acétabule piriforme luirait des ors d’un soir tombant&lt;br /&gt;sur son ais frêle taillé de l’orme, loin des fourneaux fourbis pourtant.&lt;br /&gt;Couvant en  la cocotte ronde, par le couvercle marmottant,&lt;br /&gt;le riz au gras tout mitonnant dirait en effluves sa faconde.&lt;br /&gt;Les tubercules alignés tous voués à la mandoline&lt;br /&gt;espéreraient huile et sabines pour batailler en saladier.&lt;br /&gt;Tout reposerait, ascétique, durant ce long moment de grâce&lt;br /&gt;en savourant  le temps qui passe, douceur de vivre balsamique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-8011589448712857174?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/8011589448712857174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/acetabule-par-diego.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8011589448712857174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8011589448712857174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/acetabule-par-diego.html' title='Acétabule par Diego'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-1502254581142794801</id><published>2010-09-28T19:08:00.000-07:00</published><updated>2010-09-28T19:08:09.125-07:00</updated><title type='text'>Un soir d'atelier Par Vivi</title><content type='html'>4 Mots « Epingle…chiffon…extincteur…prise »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voulant encore une fois sortir son épingle du jeu pour « bloger » à souhait, Monique, en manque d’inspiration pour le nouvel exercice de l’atelier d’écriture, vociféra son mécontentement à l’assemblée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce le punch des Iles qu’elle avait sifflé en ce début de soirée ou ses neurones qui n’étaient pas assez innervés ? Elle prétendait ne jamais avoir eu connaissance de la règle du jeu concernant l’ordre des mots dans les exercices. Et par là même se plaignait de ne jamais avoir mélangé « chiffons et serviettes » dans ses textes, revendiquant du coup un mérite plus grand !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que les mots avaient eu du mal à sortir de la bouche de notre professeur….en dilettante semble-t-il ce lundi, à tel point que l’extincteur fixé au mur en face de lui l’avait inspiré… : peut-être avions nous échappé à pire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Monique, encore énervée, se cogna malencontreusement un genou sous la table. Nous étions tous inquiets pour notre Tôntine quand Arnaud qui ne faisait pas qu’éponger l’alcool de la soirée mais aussi les gouttes de transpiration sur son front avec son chiffon à carreaux (entre nous soit dit, il avait choisi la seule place qui ne soit pas stratégique, c'est-à-dire celle sous le ventilateur d’où il ne pouvait en aucun cas ressentir les effets !), la soulagea sous la table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Monique soupira de plaisir, quelle ne fût pas notre surprise !!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-1502254581142794801?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/1502254581142794801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/un-soir-datelier-par-vivi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1502254581142794801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1502254581142794801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/un-soir-datelier-par-vivi.html' title='Un soir d&apos;atelier Par Vivi'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-641345942935549232</id><published>2010-09-27T14:28:00.000-07:00</published><updated>2010-09-27T14:28:29.704-07:00</updated><title type='text'>Mot extraordinaire : Acétabule</title><content type='html'>Supplique à n'importe quel ado...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te le dis sans préambule,&lt;br /&gt;Je suis fatigué de tes bulles&lt;br /&gt;Et de tes jeux de mandibules&lt;br /&gt;Chaque fois que tu déambules&lt;br /&gt;De la cuisine au vestibule.&lt;br /&gt;Toujours en plein conciliabule,&lt;br /&gt;Aussi absent qu'un funambule.&lt;br /&gt;Assez ta bulle ! Assez ta bulle !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Tôntine Mônique !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-641345942935549232?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/641345942935549232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/mot-extraordinaire-acetabule.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/641345942935549232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/641345942935549232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/mot-extraordinaire-acetabule.html' title='Mot extraordinaire : Acétabule'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3514588574774717178</id><published>2010-09-26T19:28:00.000-07:00</published><updated>2010-09-26T19:28:40.838-07:00</updated><title type='text'>'En panne' de Vivi</title><content type='html'>" galet...voler...roue...feuille"&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Quelle galère ces exercices de l'atelier d'écriture! &lt;br /&gt;Je dois me creuser les méninges tous les lundi soirs. &lt;br /&gt;Pas un once d'imagination alors je glane des idées auprès de quelques muses; &lt;br /&gt;espère qu'elles volent à mon secours pour que je m'amuse enfin avec les mots. &lt;br /&gt;Ce soir, comme souvent, je me sens complètement rouillée et je suis encore en train de sécher sur ma feuille!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3514588574774717178?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3514588574774717178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/en-panne-de-vivi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3514588574774717178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3514588574774717178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/en-panne-de-vivi.html' title='&apos;En panne&apos; de Vivi'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-7248305719516650398</id><published>2010-09-14T14:14:00.000-07:00</published><updated>2010-09-14T14:14:35.785-07:00</updated><title type='text'>NUIT D’IVRESSE OU DELIRIUM (PAS SI MINCE QUE CA !) par Fab</title><content type='html'>La chaise était inclinée, tout comme la table et les meubles, d’ailleurs… quant au lit, il n’arrêtait pas de tourner. Pire qu’un manège, à m’en donner la nausée….&lt;br /&gt;Mes amis de l’atelier d’écriture venaient tout juste de partir et il semblait qu’un apprenti sorcier s’amusait avec mon mobilier !&lt;br /&gt;J’avais soif ! mais je n’arrivais pas à ouvrir la porte du frigo qui faisait de grands mouvements. A droite, à gauche, à droite, à gauche… Fallait être plus maline qu’elle et la choper par surprise. Çà y est ! la tenant fermement par la poignée pour qu’elle arrête ses balancements, je luis chuchotais des mots doux pour la dompter et hop ! je l’ouvris prestement pour y prendre une canette. Heureusement, je savais toujours à quel endroit précis étaient les canettes. Je ne les rangeais jamais au hasard. Je refermais cette porte tout aussi rapidement, mon butin bien serré contre moi, car maintenant, c’était le plancher qui faisait des siennes. On se serait cru sur le pont d’un navire, par grosse tempête. Me tenant contre les murs, je remontais la coursive pour atteindre le canapé. Il  se trouvait au milieu de la pièce et je devais faire quelques pas dans le vide. J’attendis quelques secondes pour bien m’imprégner du roulis : toutes les sept vagues, un grosse vague, puis une moins grosse, et enfin, une petite… &lt;br /&gt;Un, deux, trois, je me lançai pour me jeter sur le canapé. C’était pas si mal que çà, mais j’étais tombée à genoux, me cognant le menton contre l’accoudoir en bois massif. Un goût de sang envahit ma bouche. J’escaladai vite pour me mettre à l’abri. Il n’aurait plus manqué qu’un requin passe par là....&lt;br /&gt;Heureusement, je n’avais pas perdu ma bière et, après l’avoir ouverte, m’apprêtai à la déguster. Zut, j’avais oublié le roulis et en renversai la moitié…. Je mis fermement ma bouche autour du goulot pour la terminer. Çà faisait du bien ! J’aurais dû le prévoir, j’eus aussitôt une envie irrépressible de pisser.&lt;br /&gt;Pour ne prendre aucun risque, je décidai de rejoindre la salle de bain à la nage, car j’avais pied. Par temps calme, elle n’est pas si loin que çà du salon, mais avec un vent contraire, ce fut une autre affaire. Un moment, je fus tentée de faire pipi dans la mer, mais non, que diable, un peu de tenue !&lt;br /&gt;J’arrivais épuisée aux toilettes. J’eus à peine le temps de souffler. Voilà déjà que je les empoignais à deux bras pour ne pas qu’elles s’éloignent et tentai de me relever. La manœuvre était délicate car, sitôt debout, il fallait aussi sec se retourner et s’asseoir.&lt;br /&gt;Au prix d’immenses efforts, je me mis donc debout, et là… grand noir !&lt;br /&gt;Ce n’est que le lendemain matin que je m’aperçus, nageant cette fois-ci dans le vomi et l’urine que ma tête avait cogné contre un tas de bouteilles vides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’appelait Liane. Elle était belle, très belle et s’était toujours servie des hommes pour assouvir son immense envie de richesse. &lt;br /&gt;Saint-Barth l’été, Avoriaz l’hiver, elle ne voyait des rivières qu’en diamants et ne parlait jamais de solitude mais de solitaire….&lt;br /&gt;Elle choisissait longuement sa proie car il fallait que celle-ci ait du répondant et puisse durer au moins quelques années…. Ensuite, ce n’était qu’un jeu d’enfant pour elle de se faire aimer. Aimer à en perdre la raison. Elle ne lâchait son gibier que lorsqu’il était exsangue, ruiné, au bord du suicide, pour aller en cueillir un autre.&lt;br /&gt;Les héritiers la fuyaient. Les femmes des grands magnats la détestaient et priaient au fond de leur cœur pour qu’elle ne choisisse pas leur mari « en or ».&lt;br /&gt;Et chacune s’accordait entre elles pour la surnommer : la Liane étrangleuse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-7248305719516650398?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/7248305719516650398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/nuit-divresse-ou-delirium-pas-si-mince.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7248305719516650398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7248305719516650398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/nuit-divresse-ou-delirium-pas-si-mince.html' title='NUIT D’IVRESSE OU DELIRIUM (PAS SI MINCE QUE CA !) par Fab'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-7228537080938648718</id><published>2010-09-14T14:13:00.000-07:00</published><updated>2010-09-14T14:13:17.026-07:00</updated><title type='text'>DESTIN COMMUN par Fab</title><content type='html'>A l’ombre d’un niaouli,&lt;br /&gt;Deux papillons unis.&lt;br /&gt;L’un vit le jour, l’autre la nuit&lt;br /&gt;L’un éveillé, l’autre endormi&lt;br /&gt;L’un est femelle et l’autre mâle,&lt;br /&gt;N’y voyez aucun mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un est bleu et de velours noir bordé&lt;br /&gt;L’autre, marron, antennes courtes se trouve laid.&lt;br /&gt;Mais les lois de la nature&lt;br /&gt;sont impénétrables&lt;br /&gt;et alors que rien ne dure,&lt;br /&gt;ils devinrent inséparables&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papillon de jour folâtrait dans les fleurs de la brousse&lt;br /&gt;Papillon de nuit s’enivrait des senteurs sous la lune rousse&lt;br /&gt;à l’aube ou aux rayons crépusculaires&lt;br /&gt;au moment où tous deux étaient posés&lt;br /&gt;chacun avec tristesse racontait&lt;br /&gt;ses aventures solitaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors ils décidèrent de tout partager&lt;br /&gt;car le monde n’est beau qu’en entier&lt;br /&gt;et tout ce qui aurait dû les éloigner&lt;br /&gt;d’une conversation passionnée devint le sujet.&lt;br /&gt;Ils échangeaient tout&lt;br /&gt;les couleurs et les goûts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien vite, un amour éperdu&lt;br /&gt;remplaça l’amitié du début.&lt;br /&gt;Mais la fin de l’été approchait&lt;br /&gt;et la leur avec, ils le savaient...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;alors, dans un ultime effort,&lt;br /&gt;dame papillon pondit le fruit de leur accord&lt;br /&gt;et entoura de ses belles ailes&lt;br /&gt;son ami, compagnon fidèle&lt;br /&gt;pour l’éternité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, en Calédonie,&lt;br /&gt;à l’ombre des niaoulis,&lt;br /&gt;tous les papillons sont BLEU NUIT  !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-7228537080938648718?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/7228537080938648718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/destin-commun-par-fab.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7228537080938648718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7228537080938648718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/destin-commun-par-fab.html' title='DESTIN COMMUN par Fab'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3416903431041267790</id><published>2010-09-13T21:06:00.000-07:00</published><updated>2010-09-13T21:08:27.361-07:00</updated><title type='text'>Sandwich (la chaise était inclinée ... bouteille vide) + 4 mots (oasis, tambour, perruche, conserve)</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/53946307@N06/4988525209/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chaise était légèrement inclinée, position propice à la rêverie et à la méditation.&lt;br /&gt;Samir, assis au bout de la table était toujours parfait dans cette situation.&lt;br /&gt;Il avait lancé son quatuor de mots à la compatibilité très improbable et attendait nos productions.&lt;br /&gt;En silence, chacun de nous essayait d'ajuster au mieux et de rendre intéressants ensemble quatre mots, souvent aussi mal assortis que :&lt;br /&gt;"oasis, tambour, perruche, conserve".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'arrivais pas à me concentrer, car depuis que je participais à cet atelier d'écriture deux questions me hantaient :&lt;br /&gt;- que faisait Samir le reste de la semaine quand il n'était pas là, avec nous, assis au bout de la table ?&lt;br /&gt;et&lt;br /&gt;- que diable retirait-il de toutes les petites pensées intimes cachées ou révélées dans nos textes "qui sentent le vécu" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, lundi dernier, j'avais eu bien du mal à tenir ma langue car durant mon voyage au Pérou j'avais trouvé la réponse à ces obsédantes questions et je brûlais de partager le secret avec vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à Calca, précisément, petite cité andine sans touristes ni cartes postales mais qui se dit pourtant être "la Capitale de la Vallée Sacrée de l'Inca" que j'ai tout compris.&lt;br /&gt;Au coin de la Place d'Armes et de la calle Grau, j'ai cru défaillir en découvrant , au dessus d'une porte, par ailleurs bien ordinaire, une large pancarte qui disait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guérisseur - Spiritiste&lt;br /&gt;Samir Ange du Bonheur&lt;br /&gt;soigne les maladies rares, les peurs, le mauvais air&lt;br /&gt;Santé, Argent, Amour&lt;br /&gt;Consulte ton destin ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, je suis entrée pour un rendez-vous. Il n'y avait personne.&lt;br /&gt;C'est la petite marchande d'à côté qui m'a appris que Samir ne consultait jamais le lundi.&lt;br /&gt;Je sentais bien que cette absence hebdomadaire l'intriguait mais je me suis bien gardée de lui révéler que je savais où était Samir le lundi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, je me sens soulagée du secret partagé mais vous raconter tout ça m'a donné soif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement toutes les bouteilles sont vides !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Tôntine Monique&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3416903431041267790?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='' href='http://www.flickr.com/photos/53946307@N06/4988525209/' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3416903431041267790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/sandwich-la-chaise-etait-inclinee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3416903431041267790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3416903431041267790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/sandwich-la-chaise-etait-inclinee.html' title='Sandwich (la chaise était inclinée ... bouteille vide) + 4 mots (oasis, tambour, perruche, conserve)'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-7496314265573368846</id><published>2010-09-13T20:29:00.000-07:00</published><updated>2010-09-13T20:30:16.375-07:00</updated><title type='text'>Adèle - 1ère Partie - Le Coco à des yeux - par Motor Poule</title><content type='html'>Le coco a des yeux. "Le coco a des yeux... et il voit pour ne pas tomber sur la tête des gens."&lt;br /&gt;On a tous entendu cet adage populaire bien connu sous les cieux ultramarins où poussent en abondance les cocotiers.&lt;br /&gt;Ça fait sourire jusqu'au moment où les évènements vous clouent le bec et le doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coco a des yeux et il voit.&lt;br /&gt;J'en ai la preuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais, dans mon tout petit jardin, un trop grand cocotier très prolifique. Ses cocos tombaient en nombre, sans souci de l'heure, jour et nuit et dans un rayon considérable.&lt;br /&gt;Certains sur l'herbe, au pied de l'arbre, dans un bruit sourd et avorté, d'autres en roulant sur une palme qui les envoyait jusque sur le toit en tôle du voisin, déclenchant aussitôt une alerte à la bombe par les chiens du quartier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coco a des yeux et il voit, c'est sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non seulement il voit mais il a une conscience solidaire, sinon comment expliquer que le plus gros d'entre eux ait choisi, entre mille visiteurs, d'atterrir, avec une remarquable précision, sur le crâne d'Adèle et lui faire une sacrée belle bosse, le contre-coup lui froissant un peu les cervicales en prime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais plus pourquoi cette vipère s'était glissée chez moi alors que je m'en méfiais comme de la peste.&lt;br /&gt;Mielleuse, fourbe jusqu'à la moëlle et qui vous entortille au point de venir mettre son nez dans votre jardin, sous votre cocotier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahhhhhh, je sens bien que vous aussi avez une Adèle parmi vos chers collègues de travail !&lt;br /&gt;Rien d'étonnant, il y en a une dans chaque équipe.&lt;br /&gt;Mais, si par chance, vous avez aussi un cocotier dans votre jardin, n'hésitez pas à inviter ce faux-cul pour un petit goûter entre amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coco a des yeux et il SAIT .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-7496314265573368846?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/7496314265573368846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/adele-1ere-partie-le-coco-des-yeux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7496314265573368846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7496314265573368846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/adele-1ere-partie-le-coco-des-yeux.html' title='Adèle - 1ère Partie - Le Coco à des yeux - par Motor Poule'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-398984511422700633</id><published>2010-09-13T20:28:00.000-07:00</published><updated>2010-09-13T20:30:48.666-07:00</updated><title type='text'>Adèle - 2ème Partie - La liane étrangleuse - toujours par Motor Poule</title><content type='html'>Étrange !&lt;br /&gt;Il y a près de l'étang&lt;br /&gt;Une liane qui étrangle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette affreuse tueuse, vicieuse,&lt;br /&gt;Boit le sang, brise les dents.&lt;br /&gt;Elle tord, elle mord sans remords.&lt;br /&gt;Tire, déchire. Morte de rire&lt;br /&gt;Elle broie sa proie et la noie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étrange !&lt;br /&gt;Il y a près de l'étang&lt;br /&gt;Une liane qui étrangle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'ai appris la nouvelle,&lt;br /&gt;J'y ai emmené Adèle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-398984511422700633?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/398984511422700633/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/adele-2eme-partie-la-liane-etrangleuse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/398984511422700633'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/398984511422700633'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/adele-2eme-partie-la-liane-etrangleuse.html' title='Adèle - 2ème Partie - La liane étrangleuse - toujours par Motor Poule'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-1381005443520910790</id><published>2010-09-13T03:24:00.000-07:00</published><updated>2010-09-13T03:29:46.802-07:00</updated><title type='text'>thème : la liane étrangleuse</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;Par tous ses je t'aime,&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;comme une liane étrangleuse,&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;elle nous phagocyte.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;Au début, tu l'aimes&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;et peu à peu elle devient&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;la liane étrangleuse&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;Restée maman poule,&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;comme une liane étrangleuse&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;ne lâche pas son fils&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;Village de Prony,&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;elle a tout enseveli,&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;la liane étrangleuse.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-1381005443520910790?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/1381005443520910790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/theme-la-liane-etrangleuse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1381005443520910790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1381005443520910790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/theme-la-liane-etrangleuse.html' title='thème : la liane étrangleuse'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07446262578024522768</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3097497451552877170</id><published>2010-09-11T18:24:00.000-07:00</published><updated>2010-09-11T18:25:43.766-07:00</updated><title type='text'>Sandwich : Un gros crabe …. le lendemain à l’aube.</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;Un gros crabe de cocotier, mort depuis longtemps, les pattes et les pinces à moitié déglinguées, et verni pour lui garder son éclat, et bien figurez-vous que c’est mon premier contact avec l’exotisme des iles du Pacifique. J’avais six ans, j’étais au cours préparatoire, et l’institutrice nous montrait fièrement cet objet rare. C’était il y a 40 ans, en plein centre de Nice. Nous étions tous des petits français moyens, et sans la moindre conscience de ce à quoi pouvait ressembler les tropiques, sinon les plages et les cocotiers ouvrant sur une mer turquoise. Bref ce crabe était une époustouflante surprise car aucun de nous n’avait déjà vu, ni même imaginé, qu’un crabe puisse être aussi gros et aussi coloré.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;Les années ont passé et mes pas m’ont mené à Marseille, puis à Toulouse, où je fis ma deuxième rencontre avec l’exotisme, par le biais d’une étudiante calédonienne qui devint bien vite ma compagne. Et le jeune marseillais des banlieues que j’étais, cédant aux sirènes du Pacifique, s’est retrouvé deux mois après, dans un avion, avec un aller simple pour le Caillou. N’allez pas croire pour autant que la décision de quitter ses racines a été facile. C’est quand même impressionnant, lorsqu’on vole à &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;st1:metricconverter productid="10.000 mètres" st="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;10.000 mètres&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/st1:metricconverter&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt; d’altitude entre Tokyo et Nouméa, de songer que vous allez redémarrer une nouvelle vie, le lendemain à l’aube.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3097497451552877170?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3097497451552877170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/sandwich-un-gros-crabe-le-lendemain.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3097497451552877170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3097497451552877170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/sandwich-un-gros-crabe-le-lendemain.html' title='Sandwich : Un gros crabe …. le lendemain à l’aube.'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07446262578024522768</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-1265604039428756248</id><published>2010-09-11T18:06:00.000-07:00</published><updated>2010-09-11T18:08:07.567-07:00</updated><title type='text'>4 mots : goutte – charité – demeure – héritier</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;Goutte à goutte la vie s’écoule. Notre réservoir de vie se vide sans qu’on s’en rende compte vraiment. En tout cas, pas d’un jour sur l’autre. Quand on est jeune, on s’imagine avoir tout le temps devant soi pour mener les projets les plus fous.. Et puis bien sûr, on se fait prendre par le système, on reproduit les comportements de nos ainés. Charité bien ordonnée voudrait qu’on se consacre d’abord à soi-même, à se donner les moyens de réaliser ses rêves. Et bien non. Nous sommes les héritiers d’une civilisation avec ses codes, ses limites, et ses contraintes qui vous engagent dans une voie, celle qui se dessine pas à pas devant nous, au mieux de nos opportunités, mais rarement en fonction de nos désirs profonds. Il n’en demeure pas moins qu’à défaut d’avoir la vie dont on rêve, nous nous prenons à aimer la vie qu’on mène, à témoigner de la gratitude pour ce que nous avons, et qui nous donne de la joie, ou qui nous rendrait triste si nous ne l’avions plus. Et puis, dans le quotidien, on s’enthousiasme de la moindre étincelle d’amour ou d’extraordinaire. Voila la vie, telle la goutte d’eau qui trace son chemin en suivant le moindre effort grâce à la gravité, nous pouvons faire de même en suivant, jour après jour, l’amour et la joi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;e.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-1265604039428756248?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/1265604039428756248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/4-mots-goutte-charite-demeure-heritier.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1265604039428756248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1265604039428756248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/4-mots-goutte-charite-demeure-heritier.html' title='4 mots : goutte – charité – demeure – héritier'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07446262578024522768</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-6016509350946173947</id><published>2010-09-06T20:19:00.000-07:00</published><updated>2010-09-06T20:19:54.314-07:00</updated><title type='text'>4 Mots express</title><content type='html'>« Goutte….charité…demeure….héritier »&lt;br /&gt;Par Vivi:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Nous sommes les héritiers mis en demeure de goûter la vie et de la croquer car elle est courte et ne nous fait pas toujours la charité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-6016509350946173947?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/6016509350946173947/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/4-mots-express.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6016509350946173947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6016509350946173947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/4-mots-express.html' title='4 Mots express'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-5751067115720465099</id><published>2010-09-06T20:12:00.000-07:00</published><updated>2010-09-06T20:12:13.988-07:00</updated><title type='text'>Haïkus sur le thème  «  Le coco a des yeux » par Vivi</title><content type='html'>Au ti punch d’chez nous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coco fait les yeux doux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buvez un p’tit coup !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux du coco&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Servent à écouler l’eau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boisson kalolo !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-5751067115720465099?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/5751067115720465099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/haikus-sur-le-theme-le-coco-des-yeux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5751067115720465099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5751067115720465099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/haikus-sur-le-theme-le-coco-des-yeux.html' title='Haïkus sur le thème  «  Le coco a des yeux » par Vivi'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-6596346820247684493</id><published>2010-09-06T19:52:00.001-07:00</published><updated>2010-09-06T19:52:15.108-07:00</updated><title type='text'>Petit Haiku instantané par Bois de Jade</title><content type='html'>Goutte de vin qui perle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trouvera un gosier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papilles en émoi&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-6596346820247684493?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/6596346820247684493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/petit-haiku-instantane-par-bois-de-jade.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6596346820247684493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6596346820247684493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/09/petit-haiku-instantane-par-bois-de-jade.html' title='Petit Haiku instantané par Bois de Jade'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-1224824633924302928</id><published>2010-08-31T04:11:00.000-07:00</published><updated>2010-08-31T04:12:37.814-07:00</updated><title type='text'>Crime à l'atelier</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;A l’atelier d’écriture,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Après une bonne biture,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;On s’est tous séparés,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Il est vrai bien éméchés.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Et quel fut notre effroi,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Mardi matin, on resta coi,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Quand Samir nous appela&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Tout secoué, en plein émoi.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Fabienne avait été retrouvée&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Gisant à terre, poignardée,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Au théâtre de poche,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Juste sous le coche.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Depuis l’ambiance a changé.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Qui a pu commettre ce méfait ?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Pourquoi ? Quand ? Comment ?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Mais impossible cependant&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;De savoir quoi que ce soit&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#3333FF;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;i&gt;Et depuis le lundi soir, je reste chez moi !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-1224824633924302928?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/1224824633924302928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/crime-latelier.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1224824633924302928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1224824633924302928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/crime-latelier.html' title='Crime à l&apos;atelier'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07446262578024522768</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4075886363130625112</id><published>2010-08-24T00:55:00.000-07:00</published><updated>2010-08-24T00:56:30.963-07:00</updated><title type='text'>4 mots : certitude – coco – zeste – fougère</title><content type='html'>&lt;p class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; "&gt;Toutes les  certitudes,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Toutes les  habitudes,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Qu’on apprend très  tôt,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Stoïque sous le  coco,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Ne sont qu’un zeste de  néant,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Une fois  adolescent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Même si la fougère  remplace le cocotier,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Même si le chêne  remplace l’araucaria,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;L’adulte choisit sa  voie,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Mais garde ses  racines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4075886363130625112?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4075886363130625112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/4-mots-certitude-coco-zeste-fougere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4075886363130625112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4075886363130625112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/4-mots-certitude-coco-zeste-fougere.html' title='4 mots : certitude – coco – zeste – fougère'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07446262578024522768</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-6209601928129300373</id><published>2010-08-14T15:44:00.001-07:00</published><updated>2010-08-14T15:44:41.667-07:00</updated><title type='text'>Trois en un par Vivi</title><content type='html'>« Donne…réflexion…faire ( fer)…palmier »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 adjectif en « P », 2 verbes en « T », 3 noms en « S », 4 verbes en « G »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«  La visite dura vingt minutes…à l’intérieur d’un couloir sombre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La visite dura vingt minutes, le temps nécessaire à la sage femme de garde de faire le point avec l’obstétricien sur la situation des accouchées du jour mais surtout celle de la jeune parturiente de la salle 1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dernière avait été hospitalisée tôt le matin pour accoucher post-terme de son premier enfant et 14H de travail engagé après, la situation en était au statu-quo !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, dès le premier examen, la poche des eaux avait été percée et le Synthocinon branché pour gagner du temps sur l’apparition des contractions : un petit coup de pouce, le terme étant dépassé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout se présentait bien. La patiente en était vraiment une : elle n’avait même pas gémit à son « water pocket piercing » et aux assauts du produit ! Elle s’en étonna d’ailleurs auprès de la future maman qui lui assura, se tordant de douleurs lors d’une attaque, que si elle avait su, elle se serait permise !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les contractions faisaient leur effet et il était tems de la diriger vers la salle d’accouchement et de les aider, elle et son gros bidon, à grimper sur la fameuse table de la délivrance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première péridurale (la gourmande en eût deux !) apporta une petite accalmie pendant le travail qui stagna très vite à quelques cm d’ouverture du col… et pour le reste de la journée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle en avait vu des femmes accoucher et celle là ne la lui ferait pas, à quelques heures de partir en congés, de se faire bronzer sur les plages d’Agadir et de farnienter sous ses palmiers !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’après-midi fût pire que le défilé du 14 Juillet : une vraie infanterie de nourrissons ! Normal pour un lendemain de pleine lune ! La prochaine fois, elle organiserait un peu mieux son départ en vacances !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De temps en temps, elle passait la tête derrière la porte de la salle1 pour jauger l’état de la jeune femme qui se lamentait un peu d’entendre toutes ses consœurs être délivrées avec une surprenante rapidité tandis qu’elle faisait le planton ! Encore une qui croyait qu’on accouchait comme une lettre à la poste ou comme dans les livres et qui demandait si c’était normal d’avoir mal sous péridurale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce à quoi elle répondit, avec l’aplomb de ses années d’expérience et un peu excédée : « Mais ma petite Dame, l’anesthésie ne garantit rien ! Faut souffrir pour accoucher ! ». Fallait bien se tenir dans sa maternité…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout de même, la jeune femme, plutôt robuste, donnant à voir des signes de faiblesse justifiés en début de soirée et craignant pour la vie de son bébé, réclama enfin toute l’attention qui pouvait lui être due en pareille circonstance…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la réflexion, elle fût femme sage car déjà un brancard l’emmenait d’urgence vers le bloc opératoire avec seul souvenir des bruits de portes et des secousses d’ascenseurs à l’intérieur d’un couloir sombre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-6209601928129300373?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/6209601928129300373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/trois-en-un-par-vivi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6209601928129300373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6209601928129300373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/trois-en-un-par-vivi.html' title='Trois en un par Vivi'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3152641918905743457</id><published>2010-08-10T17:03:00.001-07:00</published><updated>2010-08-10T19:49:57.449-07:00</updated><title type='text'>PAPILLONS,  Nouméa, juillet 2010, Par Fabienne FABRE</title><content type='html'>Il était une fois un papillon de nuit qui tomba amoureux d’un papillon de jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’heure où le soleil va se coucher et inonde la plaine d’une lumière rasante, à l’heure où ses derniers rayons saupoudrent d’or et de rubis les troncs torturés des niaoulis, à l’heure où le ciel devient rose et mauve et la montagne, au loin violette, un magnifique papillon bleu femelle vint se poser à côté d’un vilain papillon de nuit mâle qui venait tout juste de se réveiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dernier crut qu’il rêvait encore tant ce papillon était splendide. Ses quatre ailes bleu électrique, moirées d’écailles vertes et frangées d’un noir profond ressemblaient à du velours. Son corps, ses pattes, fines et élégantes, ses longues antennes, tout était racé en elle. Mais ce qui marqua le plus le papillon de nuit fut son regard, plus bleu que le lagon et plus profond que la nuit, il n’en avait jamais vu de pareil auparavant. Il s’avança près d’elle et commença à lui parler. Il lui dit de ne pas s’effrayer de son aspect si différend du sien et lui raconta combien il était émerveillé de la voir si belle, combien ses couleurs éclatantes enchantaient son regard et combien son allure le ravissait. Le papillon de nuit était poète et savait parler merveilleusement bien, mais bien sûr, il n’en avait pas conscience. Il parla, parla si longtemps que la nuit était bien avancée quand il s’arrêta. La belle ne réagit pas. Et pour cause : elle dormait profondément !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le papillon de nuit, un peu triste, s’envola, comme chaque soir pour aller vivre ses aventures nocturnes, en compagnie de ses congénères. Il les trouva vraiment miteux avec leurs ailes de poussière marron, leur corps lourd et leurs antennes courtes. Ce qu’il aimait plus que tout, c’était la lumière. Mais tout le monde lui répétait : « ne t’approche pas de la lumière, tu risquerais de te brûler les ailes ! ».  Quelquefois, il s’en approchait le plus qu’il pouvait, jusqu’à sentir la chaleur, mais ce soir, il n’avait pas envie de mourir. Il voulait revoir ce si joli papillon bleu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme un jour nouveau se levait, il vint se poser sur la même branche de niaouli d’où il était parti. Comme les premiers rayons du soleil commençaient à le caresser, le papillon bleu s’éveilla, tout étonnée et ravie de voir le papillon de nuit à nouveau à côté d’elle.&lt;br /&gt;- « Veux tu être mon ami ? lui demanda-t-elle tout de go, le monde est magnifique, mais je n’ai personne avec qui le partager ».&lt;br /&gt;Bien sûr, le papillon de nuit acquiesça. Il était très surpris car il pensait que quelqu’un d’aussi beau devait forcément avoir des tonnes d’amis, alors qu’elle était seule, tout comme lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils commencèrent à discuter, mais au bout d’un moment, le papillon de nuit, épuisé par sa nuit sans sommeil, mais ravi, s’endormit. La belle, quant à elle, avait les ailes qui la démangeaient et elle s’envola sur un rayon de soleil, au milieu d’une orgie de couleurs. Elle papillonna toute la journée, simplement heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand elle revint ce soir-là réveiller son ami, elle avait mille choses à lui raconter, mais saoûle de soleil et de fatigue, elle s’endormit au milieu d’une phrase. Le papillon de nuit regrettait que son monde ne soit qu’en demi-teintes, allant du blanc au noir. Alors, pour mieux l’appréhender, il développa son odorat pour raconter à sa belle sa vision olfactive d’un monde merveilleux, car, c’est bien connu, c’est au cœur de la nuit que les plantes et les fleurs exhalent leurs plus secrètes fragrances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ainsi, de soirs en matins et de matins en soirs, ces deux papillons si dissemblables partagèrent leurs expériences pour une vision complète du  monde. Il y avait bien longtemps que l’amour avait remplacé leur amitié du début. Pour pouvoir rester ensemble plus longtemps, ils se réveillaient plus tôt et s’endormaient plus tard, à la limite de leurs forces. Ils apprirent que leurs différences faisaient leur originalité. Ils apprirent aussi à ne pas juger mais à connaître et comprendre. Ils devinrent curieux de tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la fin de la saison arrivait à grands pas et, avec elle, ils le savaient, la fin de leur courte mais riche vie.&lt;br /&gt;Alors que les matins devenaient bien frais, Le papillon bleu pondit ses œufs, puis, épuisé,  enroula ses longues antennes autour des antennes du papillon de nuit pour un sommeil éternel.&lt;br /&gt;A la prochaine saison, naquirent les nouveaux papillons. Au moment où ils sortirent de leur chrysalide et déplièrent leurs ailes toutes froissées, la moitié d’entre eux étaient bleus et l’autre moitié marron. Chaque fois que vous verrez un beau papillon bleu de Nouvelle-Calédonie, regardez un peu autour : il y sûrement un papillon de nuit dans son ombre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3152641918905743457?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3152641918905743457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/papillons-noumea-juillet-2010-par.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3152641918905743457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3152641918905743457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/papillons-noumea-juillet-2010-par.html' title='PAPILLONS,  Nouméa, juillet 2010, Par Fabienne FABRE'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-5738371984781024614</id><published>2010-08-10T17:00:00.000-07:00</published><updated>2010-08-10T17:01:54.436-07:00</updated><title type='text'>Les Soldes par Fab :))</title><content type='html'>Sandwich :Quand l’heure de la fermeture approche,...il était impossible de lui résister !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand l’heure de la fermeture approche, le dernier soir des soldes d’été, rue de l’Alma, toutes les femmes, fébriles, se ruent à travers les rayons pour bénéficier des bonnes affaires. Il n’y a vraiment que les soldes pour vous donner ce sentiment d ‘économiser en dépensant autant d’argent pour acheter des choses toutes aussi superflues qu’inutiles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mentalement, je fais l’inventaire de mes acquisitions durant cette journée épuisante mais ô combien excitante : un magnifique livre sur la plongée. C’est sûr, je ne plonge pas, mais les photos sous-marines sont superbes et il ne coûtait que 2.000 F, soit 70 % de remise ! à ne pas rater ! Ensuite, une belle chemise rose à carreaux verts, pour mon mari. Je ne sais pas s’il va aimer les couleurs, mais ce n’est pas grave, il pourra la mettre pour tondre le gazon. Elle est légère et toute en coton pour seulement 500 F ! J’ai également acheté trois paires de chaussures, les mêmes… pointure  32…pour ma fille… Elle chausse du 34, mais franchement, pour 700 F les trois paires, je ne pouvais pas faire autrement. Au pire, je les donnerai à ma petite voisine, si ma fille ne veut absolument pas faire pas d’effort.&lt;br /&gt;Et puis, j’ai trouvé un sac à main d’un magnifique bleu électrique pour 3.000 F. Il ne me reste plus qu’à trouver une robe et des chaussures du même bleu… en solde, bien sûr, pour être d’une élégance suprême. Toutes mes copines vont m’envier, car évidemment, je leur dirai que ce sont des articles qui viennent de Paris, en direct, que j’ai eu à prix d’or. Elles vont être jalouses, tant mieux et vertes de rage que leur compagnon ne puisse leur offrir de si belles choses. Elles vont dire aussi que nous gagnons beaucoup d’argent. Il vaut mieux faire envie que pitié ! Et puis, à mon mari, je lui dirai que je n’ai dépensé que 5.000 F dans la journée, pour autant de choses, franchement, il ne pourra que me féliciter, même si j’en ai dépensé dix fois plus, il ne pourra pas vérifier ! &lt;br /&gt;Et puis j’ai craqué aussi pour un ensemble chemise-pantalon, pour mon petit dernier. Le problème, c’est qu’il y avait une mégère qui avait craqué tout autant que moi. Évidemment, la bataille a été rude, mais j’ai gagné… avec une jambe et une manche en moins. Ce n’est pas grave, j’en ferai un short et un gilet.  Bon, vite, vite les dernières affaires sont les plus intéressantes car jusqu’à moins 80 %, mais bien sûr il ne reste plus beaucoup d’articles,  de tailles ni de couleurs. Heureusement qu’aujourd’hui les magasins du centre ville restent ouverts jusqu’à 20 heures.&lt;br /&gt;Comme par hasard, je me retrouve devant la vitrine d’un bijoutier.  Les moins 75 % clignotent devant mes yeux comme autant de diamants. Je fais un petit tour, vite fait. Et soudain, je tombe en arrêt devant un incroyable solitaire, incroyablement seul dans son écrin. C’est bientôt mon anniversaire et mon chéri sera très content d’avoir économisé trois-quarts du prix de mon cadeau. Je fais un rapide calcul mental. J’arrive à avoir l’objet de toutes mes convoitises pour seulement 50.000 F ! Et vraiment, vraiment, il était impossible de lui résister !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-5738371984781024614?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/5738371984781024614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/les-soldes-par-fab.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5738371984781024614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5738371984781024614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/les-soldes-par-fab.html' title='Les Soldes par Fab :))'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3718713387869350427</id><published>2010-08-10T15:44:00.000-07:00</published><updated>2010-08-10T15:44:09.854-07:00</updated><title type='text'>La visite dura vingt minutes par Fab</title><content type='html'>Sandwich : La visite dura vingt minutes...à l’intérieur d’un corridor sombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La visite dura vingt minutes, pas une de plus. Puis, tous ces messieurs en costume et chapeau reprirent vite l’ascenseur qui montait vers le soleil.&lt;br /&gt;Ils étaient venus pour les nouvelles lois qui, soi-disant, allaient protéger les enfants. Mais ils nous avaient à peine vus, ne nous avaient pas parlés. Alors, comment sauraient-ils ? Comment sauraient-ils le travail harassant, commencé à cinq heures, dans la nuit et le froid piquant du petit matin. Ces heures interminables à pousser les lourds chariots. Il fallait toujours faire très attention pour qu’ils ne nous roulent pas dessus. Et puis, les retours, à la nuit aussi, où nous marchions en file indienne, comme des morts-vivants, tant la fatigue nous tenait. Quelquefois, il nous était même impossible de nous laver ni de manger tant le sommeil s’abattait sur nous et nous prenait en un instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, comment pourraient-ils savoir tout cela, ces messieurs, si propres, si bien habillés ? Et puis, ce n’était pas des lois dont nous avions besoin, c’était de la santé et de la chance : la santé pour travailler dans cet enfer et la chance pour ne pas y rester.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’école, j’avais appris à lire et à compter, le minimum. Comme mes parents étaient pauvres, j’avais été obligé de travailler. J’avais neuf ans et çà faisait déjà deux ans que je travaillais dans la mine. De douze à quatorze heures par jour, et faut pas croire qu’on avait un traitement de faveur. Au contraire, comme on était petit et mince, on pouvait se faufiler partout où les autres n’allaient pas, se glisser dans les galeries les plus étroites. Je crois que les seuls plus malheureux que nous étaient les chevaux : quand ils descendaient dans le puits, ils ne revoyaient plus la lumière du soleil, on ne les remontait que morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eté comme hiver, il faisait une chaleur infernale dans les boyaux. Nous travaillions presque nus, le corps malingre ruisselant de coulées de charbon noirâtres, les yeux rougis, peu habitués à la lumière du jour.  On ne savait pas de quoi on souffrait le plus, la faim ou la fatigue. Pour manger, nous n’avions que deux tartines de pain dur, recouvertes de saindoux, qu’on appelait le « briquet ». La peur, en revanche, était toujours là. Quelquefois, tapie au fond de nous comme une compagne : la peur constante de se blesser, de ne plus pouvoir donner le maigre mais indispensable salaire à la mère, d’être à jamais inutile.  Quelquefois, la peur incontrôlable, comme un animal sauvage du coup de grisou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je savais ce que c’était, j’avais eu une alerte, l’année dernière. Je m’en étais sorti, mais mon compagnon, mon fidèle ami, le petit Marcel n’avait pas eu de chance. Il y était resté. Il venait d’avoir huit ans... Dès que j’avais vu la lumière des bougies qui vacillait, je m’étais jeté à corps perdu dans le premier passage que j’avais vu, à l’intérieur d’un corridor sombre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3718713387869350427?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3718713387869350427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/la-visite-dura-vingt-minutes-par-fab.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3718713387869350427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3718713387869350427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/la-visite-dura-vingt-minutes-par-fab.html' title='La visite dura vingt minutes par Fab'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3156503381907384063</id><published>2010-08-10T15:34:00.000-07:00</published><updated>2010-08-10T15:34:00.304-07:00</updated><title type='text'>L'heure de la fermerture par Diego</title><content type='html'>Quand l’heure de la fermeture approche, elle ôte ses chaussures et ses chaussettes. Elle ne garde que son jean, un  “501”  qui la moule malgré la raideur du tissu et, la main sur le zip, elle attend que s’ouvre la porte.&lt;br /&gt;Il entre, toujours le même pas, le même sourire, la même façon désinvolte de refermer derrière lui, presque sans bruit. Alors, doucement, de sa main droite, elle descend lentement le curseur sur son mont de vénus qui tend la toile.&lt;br /&gt;C’est d’un commun accord qu’ils ont appelé ce moment « l’heure de la fermeture », çà les a fait rire comme des fous, la première fois. Ils trouvaient çà un peu gamin. Puis, jour après jour, la pratique rituelle de ce moment d’émoi, précédant tous les autres, a pris un sérieux qui les a eux-mêmes surpris. &lt;br /&gt;Et voilà, ils ne pouvaient plus s’en passer ; cet instant-là, il était impossible de lui résister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diego, août 2010.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3156503381907384063?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3156503381907384063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/lheure-de-la-fermerture-par-diego.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3156503381907384063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3156503381907384063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/08/lheure-de-la-fermerture-par-diego.html' title='L&apos;heure de la fermerture par Diego'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-2389350798022477669</id><published>2010-07-26T02:49:00.001-07:00</published><updated>2010-07-26T02:49:52.186-07:00</updated><title type='text'>Tu connais le langage à nousautres? Par Vivi !</title><content type='html'>4 Mots: Grille….cochon….foie….salon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«  L’ônculé ! Celui là, je lui ai grillé le poil ! », s’écria JR qui affûtait  les crêtes autour de sa propriété, aux abords de la rivière de La Foa , du haut de son pick up benne double cabine, dernier cri au salon du 4X4 de Nouméa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Balaye un coup  les brousses, derrière les niaoulis! » somma-t-il à son fils Kévin, un projo à la main, qui le secondait depuis son plus jeune âge lors des coups de chasse de nuit. Sa vieille avait donné ce prénom à leur unique garçon parce qu’elle était fin chiée après Kévin Costner, un acteur ricain : l’ôngin tu connais, les goûts et les couleurs …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « C’est un gros mâle …les yeux sont rouges. », hurla-t-il en parlant du cerf qu’il venait de rater avec son fusil à lunettes. « Mais où tu vas Mon Con ? » cria-t-il soudain à Odon, son broussard d’ami, qui conduisait le véhicule. Toute une jeunesse passée à chasser dans les brousses et à pêcher dans la rivière le liait éternellement à Odon. Ils se connaissaient par coeur et se parlaient sans détour. « Tu barres dans la mauvaise direction : on va prendre une douille !».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JR craignait (lire Creugnet) en effet qu’ils soient pris pour des viandards par le vieux Caryl , le voisin, qui malgré sa caisse à ignames imbibée de J B ... Black label,  visait toujours juste et pouvait bombarder leurs calots ! Emboucané par le légendaire breuvage local, le pauvre homme était incapable de faire la différence entre un voisin et un braconnier ! Awa, il était fin colère mais surtout fin pété depuis le temps où son bétail avait été la proie de vandales en quête  de prises faciles et nombreuses sur sa station, ce qui avait réduit inéluctablement son cheptel, sa provision de douilles et son foie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Barre un coup à droite, vers la chaîne !...mais il est où l’empété ? » s’énerva JR jusqu’à … « Le woilà, lui ! Je vais lui damer la gueule ! ». PAN ! Le coup partit, traversa la nuit calédonienne puis la bête. Fin fier, JR s’exclama : « J’ai pété une balle en plein dans la barre du cou à lui ! Véridique ! »… « Tu connais, il doit pas être loin. Fouille la brousse à bloc avec le projo !…Par là ! Non, là envoye ! », s’affairait - il verbalement. Malgré la lueur de la pleine lune, la nuit avait définitivement enveloppé de son étreinte leur trophée (« L’ônculé, comment tu parles bien Zoreille toi ! » s’exclama JR, en s’adressant à l’auteur du texte) et ils trouvèrent peau de balle. « Babylone ! Il est barré le mec !...Casse pas la tête, laissetaleur avec le chien, on retrouvera sa carcasse dans les cassis! » Ils décidèrent de rentrer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ahou ! J’ai trop les côtes en long ! Je claquerai bien une topette ! Allez, on barre…et si tu wois un cochon, mouille le, Mon Con ! ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-2389350798022477669?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/2389350798022477669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/tu-connais-le-langage-nousautres-par.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2389350798022477669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2389350798022477669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/tu-connais-le-langage-nousautres-par.html' title='Tu connais le langage à nousautres? Par Vivi !'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-579579550721008227</id><published>2010-07-19T16:50:00.000-07:00</published><updated>2010-07-19T16:50:56.966-07:00</updated><title type='text'>Florilège d'exercices par Vivi!!</title><content type='html'>Sandwich : La première vague... je refermais les yeux !&lt;br /&gt;+ 4 Mots: parterre, tribu, calvitie,spectacle&lt;br /&gt;+ mot extraordinaire : trichotillomane&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tout en un !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci de juger humble tribu à cette histoire tirée par les cheveux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La première vague&lt;/b&gt; de chaleurs correspondait à la première vague de départ en vacances qui était classée rouge et orange par Bison Futé, annonçait-on à la radio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pensais à tous ces gens qui se pressaient tous en même temps aux portes de l’oisiveté et qui allaient connaître  bien des &lt;b&gt;tribu&lt;/b&gt;lations auxquelles je ne prendrais pas part encore une fois ; j’en avais suffisamment avec les miennes…de tribulations !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour cause : je suis un &lt;b&gt;trichotillomane&lt;/b&gt; chronique et incurable alors les vacances, moi, je ne connais pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si je n’ai pas comme les filles, de problème de maillot, vous me voyez sur la plage avec ma petite serviette, &lt;b&gt;une calvitie&lt;/b&gt; partielle au crâne, faire bronzer mon corps presque imberbe, en attente de la repousse d’une toison? Mes perruques ne sont pas waterproof et craignent les grains de sable…et dans ma vie, Dieu seul sait qu’un seul petit grain de sable peut me perturber!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous m’imaginez en train d’arracher un à un mes cheveux et ne pas pouvoir en juger la quantité une fois &lt;b&gt;par terre&lt;/b&gt; ? Eh oui, j’aime me les arracher mais je n’aime pas les perdre ! Je les ramasse soigneusement et les range  à côté les uns des autres puis j’en fais des petits rajouts pour regarnir mon crâne à l’occasion… quand je veux draguer une fille. C’est déjà pas facile avec toutes les grimaces à mon actif : un vrai intermittent du &lt;b&gt;spectacle&lt;/b&gt;, comme dit ma famille! Ma famille, je ne vis plus avec : elle ne supportait plus que je vérifie plusieurs fois par jour et par nuit la fermeture de toutes les portes de la maison. Imaginez en camping sous la tente !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, j’aime trop me glisser dans des draps sans mise en plis alors dans un duvet….et faire sonner mon réveil à 6H -ça me rassure- même si je ne travaille pas et ce n’est pas parce que j’ai un poil dans la main !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, c’est décidé depuis peu, je passe toutes mes vacances confortablement chez moi, un deux pièces  dans la Chevreuse, dans mon petit village de Monpoil où il n’y a pas d’embouteillages!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille tous les matins à 6H, me fais livrer mes courses à domicile pour ne pas avoir à sortir, comme ça j’ai moins de fermetures à vérifier et je peux me reposer un peu- c’est la moindre des choses en vacances- et  passe presque tout le reste de mon temps sur mon ordinateur à faire des rencontres sur « Mestics ». Bon, c’est vrai j’ai un peu triché avec ma photo mais comme ça, j’ai plus d’implants ! Grâce à mon pseudo « Haircul », j’ai  trouvé une copine : elle s’appelle Pécie alors je l’appelle souvent : « Allo …Pécie ? »  Si elle ne répond pas, ça me met de mauvais poil et ce dernier, hérissé,  je me venge sur ma pilosité mais avec cette chaleur, mes poils glissent sous mes doigts …ça craint. Alors &lt;b&gt;tribu&lt;/b&gt;taire d’une pince à épiler, ma patience et ma ténacité triomphent. Je me retrouve plus vite à poil car avant, c’était fastidieux ,&lt;b&gt;je refermais les yeux !&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-579579550721008227?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/579579550721008227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/florilege-dexercices-par-vivi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/579579550721008227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/579579550721008227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/florilege-dexercices-par-vivi.html' title='Florilège d&apos;exercices par Vivi!!'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-2297038710176558322</id><published>2010-07-18T18:49:00.000-07:00</published><updated>2010-07-18T18:50:33.186-07:00</updated><title type='text'>Demandez le programme.......</title><content type='html'>Du XIIème &lt;a href="http://fr.calameo.com/read/000093067325b95fcc48c "&gt;Salon International du Livre Insulaire&lt;/a&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année les Iles Bretonnes sont à l'honneur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charité bien ordonnée... pense à ses voisines en douzième édition :))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'encourage tous cuex qui seront dans les parages à y faire un saut !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-2297038710176558322?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.calameo.com/read/000093067325b95fcc48c' title='Demandez le programme.......'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/2297038710176558322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/demandez-le-programme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2297038710176558322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2297038710176558322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/demandez-le-programme.html' title='Demandez le programme.......'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4901158669289617901</id><published>2010-07-12T14:10:00.000-07:00</published><updated>2010-07-12T14:10:33.801-07:00</updated><title type='text'>C'est un peu comme cela le Bois de Jade ... Par Vivi</title><content type='html'>Sandwich « A chaque réunion du grand conseil…à un point particulier du paysage »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A chaque réunion du grand conseil&lt;/b&gt; à Fort Poche, notre chef,  Plume Dressée , le regard fier et l’allure éloquente d’un orateur, avait pour habitude de s’entourer de son clan plumitif, tous les soirs du jour de la lune, dès la tombée de la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent, Squaw à prendre et à lécher, sœur d’écriture, arrivait la première et tirait déjà … sur le petit calumet avec Plume Dressée, prête à dégainer pour mettre en mots tous les petits nuages qui sortaient de sa bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ours bienveillant, fidèle à ses frères et sœurs du clan, aimait envoyer des signaux de fumée assez lestes toute la semaine avant de les retrouver toujours dans la bonne humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corde à son arc, avec son air carquois lançait ses flèches (elle était du signe du sagittaire) vers Cheval fougueux qui hennissoit qui mâle y pense ! Lui, la  virgule était son dada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivait en dernier « Bison à poil ras », toujours en retard, n’ayant pas fait ses devoirs, avec son air décombisné, comme son style et ses formules qui laissaient deviner un  intérêt très particulier pour la chasse de troupeaux de gibier à poils !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chouette Tata était partie avec le grand oiseau de fer blanc vers les grandes plaines de l’Ouest ; son sens du verbe et sa bonne cuisine manquaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi sa nièce, Nuage changeant nous donnait de ses nouvelles et nous gâtait avec sa délicieuse roussette locale : le poisson en rillettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plume Dressée se réjouissait du fait que notre clan ne connaisse pas la famine ni la misère car il aimait beaucoup la bonne chair. Son nez trahissait un flair sans reproche et son ventre une réserve de bonnes choses. Certains de nos congénères, parfois le visage pâle, pouvaient souffrir des effets des potions magiques qui servaient à invoquer les Dieux de l’écriture, surtout les plus faibles attrapeurs d’idées du groupe qui n’hésitaient pas à en prendre double ration pour trouver l’inspiration et pouvoir laisser des traces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car Plume Dressée était un peu chaman. En effet, il demandait à chacun de plus en plus de sacrifices et s’amusait à rendre la tâche parfois difficile en inventant des nouveaux codes. Ses hallucinations transportaient nos esprits au-dessus des montagnes et des plaines avant de se fixer &lt;b&gt;à un point particulier du paysage&lt;/b&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4901158669289617901?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4901158669289617901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/cest-un-peu-comme-cela-le-bois-de-jade.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4901158669289617901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4901158669289617901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/cest-un-peu-comme-cela-le-bois-de-jade.html' title='C&apos;est un peu comme cela le Bois de Jade ... Par Vivi'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3053434209627025414</id><published>2010-07-12T14:09:00.000-07:00</published><updated>2010-07-12T14:09:03.211-07:00</updated><title type='text'>Chemin….envie….tonneau….lapon  Par Vivi :))</title><content type='html'>Chemin faisant, mon envie croissait et il devenait difficile de me retenir …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la soirée, j’avais chopé… blonde sur blonde mais je restais pourtant toujours sur ma soif. La fête de la Bière battait son plein et tous les tonneaux étaient en passe d’être liquidés. Les pintes de boissons jaunes pétillantes, riches en mousse avaient valsé autour de moi à en donner le tournis à mon esprit. Voilà t-y pas que cette tisane de houblon  avait maintenant raison de ma vessie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’en pouvant plus, je me dirigeais je ne sais où, et réussis tout de même l’exploit de dégrafer ma braguette là, pompette, alcoolisé, pour me soulager !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3053434209627025414?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3053434209627025414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/cheminenvietonneaulapon-par-vivi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3053434209627025414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3053434209627025414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/cheminenvietonneaulapon-par-vivi.html' title='Chemin….envie….tonneau….lapon  Par Vivi :))'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4383616057277593075</id><published>2010-07-04T22:33:00.000-07:00</published><updated>2010-07-04T22:33:35.936-07:00</updated><title type='text'>Baby-foot - Chronique d'un village par Fab</title><content type='html'>Baby-foot  –  bluejeans  –  bypass  –  week-end&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’était donné rendez-vous au « Café des Amis » pour une partie de  &lt;b&gt;baby-foot&lt;/b&gt; . C’est  vrai qu’il n’y avait pas grand chose à faire dans ce village isolé. Pas de ciné, encore moins de théâtre ni de terrain de sports, même pas une maison de quartier pour nous occuper, nous les jeunes, et pas de boulot non plus, bien sûr. Alors, à part le baby de Louis La Malle, le propriétaire du café, il ne nous restait que des conneries à faire, souvent sans conséquence, juste histoire de nous marrer un peu... Évidemment, avec l’émulation et notre orgueil de jeunes coqs, les petites bêtises devenaient de plus en plus grosses. Nous étions une bande de six potes, vêtus de &lt;b&gt;bluejeans&lt;/b&gt; et de blousons noirs, qui semaient la crainte et le trouble dans ce village bien trop calme à notre goût. On faisait le désespoir de nos parents et les autres habitants nos regardaient d’un air méfiant dès qu’on se pointait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je m’appelle Ange, mais je n’en ai que le nom. Sûr que ma mère ne m’aurait pas appelé comme çà si elle avait su tout le souci que je lui donnerai. Les autres me considérait comme leur chef parce que c’était toujours moi qui avais les idées. Je n’aurais pas tourné comme çà si j’avais pu faire ce que je voulais. &lt;br /&gt;Depuis tout petit, moi, je rêvais d’être pilote. Je travaillais dur à l’école pour y arriver. Des avions, j’en avais partout dans ma chambre. Enfin, avant, parce qu’après le bac, quand j’ai su que mes parents ne pourraient pas me payer les études en conséquence,  je les ai tous jetés, de rage. A partir de ce moment-là,  j’ai arrêté l’école et je me suis mis à faire n’importe quoi parce que plus rien ne m’intéressait. Mais bon, n’en parlons plus, c’est de l’histoire ancienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait peu de monde dans le bistrot : quatre ancêtres, bérets vissés sur la tête, veste de velours côtelés et vieux mégot éteint au coin des lèvres qui tapaient le carton pour une sempiternelle partie de belote. Les mêmes d’ailleurs qui, l’été venu joueraient à la pétanque à l’ombre des grands platanes de la place. Il y avait aussi « Poisson Bouilli », l’ancien croque-mort, qu’on appelait comme çà à cause de ses gros yeux globuleux qui étaient tous rouges parce qu’il buvait beaucoup de vin de la même couleur depuis que sa femme était partie avec le receveur des postes et qu’il n’avait plus goût à rien.  Des fois, il était vraiment pénible et invectivait le monde entier avec de grands moulinets des bras. D’autres jours, comme aujourd’hui, il était complètement apathique.  Les vieux ne voulaient pas de lui parce qu’ils étaient d’un tempérament plutôt calme et çà les perturbait. Mais lui, çà ne l’empêchait pas de venir tous les jours  les regarder jouer.  S’il voulait une place, il devrait attendre que l’un d’entre eux meurent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis La Malle essuyait des verres derrière son comptoir.  Il n’était pas mécontent qu’on vienne. Sûr qu’on allait mettre un peu d’ambiance dans son troquet !!! Mais il nous avait prévenus : de l’ambiance, d’accord, mais pas de bagarre comme la dernière fois, sinon, même le regarder en photo,  le café, on pourrait plus.&lt;br /&gt;Faut dire, on avait fait fort, le mois dernier. On avait donné rancard aux jeunes du village voisin pour leur mettre la pâtée au baby. &lt;br /&gt;On ne les aimait pas les jeunes d’à côté, enfin, les gars, parce que  les filles elles, elles étaient super sympas avec nous ; elles disaient que ces gars étaient des DMM (comprenez des débiles mentaux moches).  C’est sûr que c’était pas des lumières ni des prix de beauté.  Les filles non plus d’ailleurs, et si on sortait avec, c’était plus pour faire enrager les gars d’en face que par véritable envie. Remarquez, ils faisaient la même chose avec nos filles.  Parce que les belles et les intelligentes, elles partaient toutes tenter leur chance à la ville. Quelquefois,  l’une d’entre elles revenait au bout de quelques années, seule, ou avec un enfant... comme quoi, elles n’étaient pas si intelligentes que çà...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’était donc retrouvé une vingtaine dans le café : six de notre bande, six de la bande adverse et quelques admiratrices des deux camps.  Il y avait presque une demi-heure que nous avions commencé à jouer. On était à égalité 1 à 1, et, à part quelques petites injures, l’ambiance était plutôt bonne, quoiqu’un peu électrique. On sentait qu’une étincelle aurait suffit. Je pense que c’est à cause du grand Mamade que tout a commencé.  On l’avait surnommé comme çà depuis qu’il était tout môme et qu’il parlait pas bien, il disait, je suis « mamade » au lieu de malade, et çà lui était resté. Il a marmonné quelque chose à Hamed, on n’a pas trop compris quoi, seulement que çà avait rapport avec sa sœur. Hamed, il a vu rouge subitement et a foutu un coup de boule sur le nez à Mamade qui s’est tout de suite mis à pisser le sang. S’en est suivi une bagarre générale . Même les filles se sont mises à se crêper le chignon. Les vieux, dans leur coin, continuaient à jouer aux cartes. Ils étaient un peu durs de la feuille. C’est quand les chaises se sont mises à voler qu’ils ont décidé, à contrecœur, d’un repli stratégique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi quand çà commençait à chauffer vraiment que Louis La Malle s’est mis à hurler un « assez » d’un voix de stentor, tout de suite suivi d’un silence ponctué du gémissement des blessés.  Tout le monde s’est arrêté de se battre illico. Il nous a mis à la porte à coups de pieds où vous pensez. On est tous repartis, penauds, panser nos blessures. Le Père Louis était sévère, mais on savait qu’il ne dirait rien à nos parents. C’est aussi pour çà qu’on le respectait. Mais c’est surtout parce que c’était un dur, un vrai, pas une balance.  Il était né au village et y avait passé toute sa jeunesse. Et lui, des conneries, il en avait fait. Et pas des petites. Devenu adulte, il partait souvent, on ne savait trop où. Il restait de grandes périodes absent, puis, il revenait, comme si de rien n’était. C’est de là que lui était venu son surnom. Évidemment, La Malle, c’est pas son vrai nom. Et d’ailleurs je me demande si quelqu’un s’en souvient de son vrai blase. Et puis, sur le tard, après une absence particulièrement longue, il est revenu définitivement au village. Il a racheté ce vieux bistrot qu’il a retapé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens disaient qu’il avait fait de la prison pour un mauvais coup qu’aurait mal tourné, et qu’il avait acheté le café avec l’argent du casse. Ils disaient aussi qu’il avait eu une fiancée quand il était jeune et qu’au bout d’un moment, elle n’était plus venue le voir au parloir parce qu’elle était partie avec son meilleur ami à lui. Le même qui l’avait lourdé aux flics. Tout çà, c’était que des rumeurs  mais ya pas de fumée sans feu, comme on dit et puis,  çà expliquait un peu son caractère renfermé, voire asocial et l’aura dont il bénéficiait auprès des jeunes. Le seul qui arrivait à quelque chose avec nous, qui savait nous parler et nous motiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis ne nous jugeait jamais. Il comprenait. Il donnait quelques conseils, mais ce qu’on préférait par-dessus tout, c’est quand il nous parlait de sa jeunesse. Ah ! sûr qu’il aurait pu en faire un bestseller de sa vie, le Louis, s’il avait su arranger les  phrases. De quoi prendre une honnête retraite. Mais c’était pas son truc à lui, de se mettre en avant. Et ses histoires, il nous les distillait au compte-gouttes, comme une récompense, si on se tenait bien. Alors, on faisait des efforts... Et puis, si on avait un problème, un souci, ou même une joie à partager, c’était lui qu’on allait voir. Depuis toujours, il m’aimait beaucoup, un peu comme un fils. Je parlais plus avec lui qu’avec mes parents. Eux, à part me crier dessus, ils ne savaient pas trop communiquer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j’ai commencé à jouer au baby ce soir-là, c’était sans conviction.  Au bout d’un moment, Mamade m’a remplacé. Tout d’un coup, j’ai été submergé d’un immense dégoût. Dégoût pour ce trou, sans avenir ni espoir, pour mes parents qui étaient devenus des étrangers, pour mes copains, si nuls, et puis dégoût pour cette vie longue et inutile que je voyais s’étirer devant moi. Alors, j’ai eu pitié de moi, du pauvre enfant perdu que j’étais. Les larmes m’en sont montées aux yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis a vu que je n’allais pas bien. Il s’est approché de moi. Mais je n’avais pas envie de parler ou alors j’avais peur d’éclater en sanglots, moi, le petit dur... Alors, j’ai fait un vague geste de la main pour dire au revoir.&lt;br /&gt;- « &lt;b&gt;By&lt;/b&gt;e, &lt;b&gt;pass&lt;/b&gt;e me voir ce week-end », m’a dit Louis au passage.&lt;br /&gt;J’ai hoché la tête en guise d’acquiescement puis je suis parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sûr que Louis m’a dit çà juste parce qu’il a vu que j’étais mal. Je suis rentré direct. Même ma mère en est restée comme deux ronds de flan que je rentre aussi tôt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai pas dormi de la nuit. Et  puis au matin, un autre jour arrivait. Il faisait beau, le soleil faisait danser des poussières d’or à travers les persiennes. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas levé aussi tôt. J’ai ouvert les volets et j’ai vu toute la beauté de la vie : les gouttes de rosée qui scintillaient, les oiseaux qui chantaient, les feuilles qui bruissaient au vent léger... Et là, l’espoir est revenu. Sûr que je m’en sortirai. Je ne sais pas quand ni comment mais je ne resterai pas dans ce trou !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4383616057277593075?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4383616057277593075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/baby-foot-chronique-dun-village-par-fab.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4383616057277593075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4383616057277593075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/07/baby-foot-chronique-dun-village-par-fab.html' title='Baby-foot - Chronique d&apos;un village par Fab'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-7840951945648585834</id><published>2010-06-28T09:20:00.001-07:00</published><updated>2010-06-28T09:40:05.114-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='quatre mots'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='arf'/><title type='text'>Quatre mots</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt; &lt;/p&gt; &lt;ol&gt; &lt;li&gt; &lt;div align="justify"&gt;« &lt;strong&gt;Abrégez&lt;/strong&gt; ! » avait-il crié, vindicatif. Voilà qu’il fallait tout à coup que je me censure. Que je ne &lt;strong&gt;célèbre&lt;/strong&gt; plus ma logorrhée, que je la circonscrive à son plus simple énoncé. « Brève, concise, laconique, éthérée, sans artifice ! » répétait-il. En somme, il me demandait de &lt;strong&gt;lacérer&lt;/strong&gt; mon écriture, de l’écarteler du dedans, de l’amputer de l’adverbe, de la rogner du complément, de la désincarner de son objet. Tout ça, rien que ça, et pourquoi ? Pour qu’elle soit lue ! J’étais &lt;strong&gt;sidéré&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Babyboot&lt;/strong&gt;, c’est avec ce sobriquet ridicule que tout le monde appelait ce garçon attachant. Il jouait sans cesse, toute la journée, avec les petits bonhommes de plomb articulés. Au bout des barres qu’il tirait et repoussait avec véhémence, s’alignait l’équipe parfaite et babyfoot donnait à ces répliques rouges ou bleues l’adresse des Dieux, la magnificence des grands, des vrais, ceux dont il rêvait d’être. On apercevait son jeu, son adresse lorsque pris dans l’action, il frottait nerveusement les cuisses de son &lt;strong&gt;bluejean&lt;/strong&gt; pour éponger la sueur maligne qui faisait glisser la poignée de ses mains. Ses mains si adroites alors qu’il aurait voulu jouer du pied, crocheter, dribler, jongler et marquer des buts, de véritables buts, pas des points marqués avec une balle en liège dans une cage de fer. Mais Babyfoot n’a jamais pu fouler les stades, handicapé depuis ce dramatique &lt;strong&gt;week-end&lt;/strong&gt; de septembre où il perdit l’usage de sa jambe droite. Sanglant accident de la route où malgré l’intervention rapide des secours et la pause d’un &lt;strong&gt;by-pass&lt;/strong&gt; pour irriguer son corps, son rêve d’enfant s’envola à jamais pour se réincarner en miniature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Osso-buco&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;niocnam&lt;/strong&gt;. Pedro hésitait devant la carte de ce restaurant particulier, si particulier qu’il avait comme spécialité de proposer justement TOUTES les spécialités de TOUS les pays du monde. Grill du &lt;strong&gt;torero&lt;/strong&gt; ou paella Sévillane. Etonné par la formule – comment pouvait-on savoir cuisiner et proposer autant de plats différents - il avait invité Nina à découvrir l’établissement. Tous deux attablés dans une salle vide, l’épais menu sur les jambes, ils restaient absents et dubitatifs. Rouleaux de printemps dans son &lt;strong&gt;nénuphar&lt;/strong&gt; ou bouillabaisse à la Provençale. Cuisses de grenouilles persillées ou encornets farcis à l’Armoricaine. Il était impossible de consulter tous les mets proposés, de se faire une idée, une envie, trop de recettes différentes, d’accompagnement divers, de plats inconnus pour décider d’une commande pertinente. Le couple ahuri se regardait bouches excitées entre deux choix impossibles, puis ils tournaient de nouveau les pages de ce qui ressemblait plus à un dictionnaire culinaire qu’à une carte de restaurant.&lt;br /&gt;Soudain, Pedro sentit une odeur de poisson frais lui parvenir dans les narines, une moiteur incommodante sur le cou, les joues puis sur tout le visage. Il ouvrit un œil, puis l’autre. Il était cinq heures de l’après midi, un samedi d’été sur son transat, Pedro, cent-dix kilos à la dernière pesée, s’était endormi. « Chéri, je sors ! Je vais acheter des yaourts allégés pour ton régime. » lui lança Nina depuis la cuisine.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-7840951945648585834?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/7840951945648585834/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/06/quatre-mots.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7840951945648585834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7840951945648585834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/06/quatre-mots.html' title='Quatre mots'/><author><name>Christophe SANCHEZ</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh6.googleusercontent.com/-5rzEGfF67js/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAAA/SDfxPbWKLXQ/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4804972020651734733</id><published>2010-06-15T21:16:00.000-07:00</published><updated>2010-06-15T21:16:19.001-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Les mots incrustés peuvent faire leur effet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple cette semaine exercice des 4 mots au choix:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/ - abréger, célébrer, sidérer, lacérer (la serrer ?)&lt;br /&gt;2/ babyfoot, bypass, bluejean, week-end&lt;br /&gt;3/ osso bucco, niocmam, torero, nénuphar&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le 1) Peut donner:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Palabre hégémonique, Enlacés les braies au sol, Acide et réactionnaire, Lacet rébarbatif.....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bon aussi comme cela....&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4804972020651734733?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4804972020651734733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/06/les-mots-incrustes-peuvent-faire-leur.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4804972020651734733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4804972020651734733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/06/les-mots-incrustes-peuvent-faire-leur.html' title=''/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-8734341262323429590</id><published>2010-06-07T20:46:00.000-07:00</published><updated>2010-06-07T20:47:45.860-07:00</updated><title type='text'>'Vacances Marmandaises' Passage retiré du Bal des Innocents à paraitre</title><content type='html'>&lt;i&gt;Ce texte faisait partie de mon prochain roman à paraître mais passe à la trappe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le partage avec vous comme un quasi vase communiquant avec l'ami &lt;a href="http://fut-il-ou-versa-t-il.blogspot.com/2010/05/entre-vignes-et-television.html"&gt;ARF&lt;/a&gt; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps d’un battement de cil, il se plongea dans un passé chéri, en vacances chez Mamina. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces vacances merveilleuses qu’il passait à aller se crotter dans les rivières du coin avec ses cousins et cousines et les pires garnements du village. Les locaux lui apprenaient chaque année de nouvelles techniques pour construire de plus belles cabanes et comment améliorer leurs lance-pierres. En échange, Serge apportait quelque revue coquine, que le citadin ne manquait jamais de piquer en douce à son père. Ces lectures faisaient beaucoup rire les petits gredins réunis, on y voyait des poils et les plus avancés dans la théorie de l’Amour faisaient de grands discours, torse bombé, à propos de leurs premières expériences et les sujets saisissants des Newlook et Playboy cultivaient leur imagination au-delà des frontières de leur monde. Ils se racontaient, à tour de rôle, quels avaient été les dangers bravés pour attraper la curieuse bête qui faisait un boucan monstre dans la boite à chaussures que l’espiègle explorateur portait mystérieusement sous le bras. Il n’était pas rare qu’une pauvre grenouille passe ainsi une journée entière à croasser avant que les garnements n’osent ouvrir le couvercle de la boite de Pandore. Dans ces grandes assemblées, les petits filous jouaient de mille ruses pour réaliser des exploits personnels et les expéditions, qu’elles furent de jour ou de nuit, prenaient toujours un parfum secret qui avait certainement aiguisé le flair et l’envie du jeune Serge à entrer dans la police. Ces instants magiques, loin de la capitale et de son goudron, où ils avaient le droit de sortir le soir pour aller, officiellement, observer les étoiles. Etoiles que Serge avait surtout vu briller dans les yeux d’Estelle, la petite voisine de Mamina avec laquelle il avait grandi un peu chaque été. Sur la route, dès que la voiture passait Bordeaux, il trépignait d’impatience. Il ne tenait plus en place à l’idée de revoir sa petite copine des champs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’année de ses quatorze ans avait marqué le tournant de sa jeunesse. Ni son père ni sa mère n’avaient pas pu prendre leurs vacances à la mi-juillet comme ils le faisaient d’habitude. Il partit donc tout seul par le train jusqu’à la gare de Marmande, comme un grand, ils le rejoindraient deux semaines plus tard. Mamina s’était habillée avec son plus beau chapeau et sa belle robe d’été qu’elle ne portait d’ordinaire que les jours de fête. L’arrivée de son petit-fils chéri valait tous les dimanches du monde. Serge avait beaucoup changé, du petit garçon malicieux et malingre, il ne restait que le regard. En effet, à la croissance tardive, le jeune Serge avait pris quinze centimètres en un an et sa Mamina dû enlever son beau chapeau de paille orné de fruits pour lui faire la bise alors que, l’année précédente, elle devait encore se baisser. Les retrouvailles avaient été chaleureuses, mais Serge conservait encore un peu de son émotion qu’il réservait à Estelle. Il l’aimait tendrement d’un amour naïf sans arrières pensées. Il ne lui pas avait envoyé de photo dans leur correspondance intime pour conserver la surprise de son nouveau physique d’homme. De sa voix rayée, il s’était entraîné à tirer un filet rauque qui faisait résonner sa cage thoracique en pleine croissance. Il voulait lui lire un petit poème de sa création qu’il avait en fait plagié d’un recueil d’Apollinaire, mais peu lui importait pourvu que les émotions fussent siennes. Dans la voiture de sa grand-mère, il ne contenait plus son excitation et il ne tenait plus en place. Mamina, qui connaissait bien son petit Serge, lui adressa des regards pleins d’amour. Voir ainsi son petit-fils prendre de l’âge ne la rajeunissait pas, mais elle était tellement fière de celui qui lui était toujours, été après été, resté fidèle. Elle le prenait tous les soirs dans ses bras après qu’ils aient bu leur camomille. Lorsqu’il était plus jeune, il s’endormait ainsi sur la poitrine généreuse de sa Mamie et s’éveillait doucement pour lui glisser des Mamina d’amour alors qu’elle le montait dans sa chambre, blottit dans ses bras. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je suis très contente que tu te sois enfin décidé à grandir » lui avait-elle dit durant ce trajet qui était gravé dans sa mémoire. Il s’était contenté de sourire gentiment. Elle avait enchaîné par un doux : &lt;br /&gt;«  Je ne suis plus assez forte maintenant pour te porter dans ta chambre ! Et il avait répondu de sa voix cassée :&lt;br /&gt;- Un jour Mamina, c’est moi qui te portera jusqu’à la tienne ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa Mamie, attendrie par le petit homme, lui passa la main dans ses fins cheveux d’enfant, les yeux pleins de larmes d’amour. Ils arrivèrent après une vingtaine de minutes, qui parurent deux siècles à Serge, à la maison de Mamina. Une inconnue les attendait assise sur le banc à côté de la porte encadrée de glycines. Serge se demanda qui était cette voisine aux cheveux de feu qu’il n’avait jamais vu auparavant. Lorsqu’il descendit de la voiture, la jeune femme se leva mais resta interdite. Elle observa longuement cet inconnu comme si elle essayait de découvrir son identité. Serge interrogea du regard sa Mamina et n’eut pour réponse qu’un sourire maternel complice. Il regarda de nouveau plus attentivement la jeune femme et finit par reconnaître ces petites pommettes constellées de tâches de rousseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Estelle ? !&lt;br /&gt;- Serge ? ! »&lt;br /&gt;Les enfants coururent l’un vers l’autre, mais au lieu de se jeter mutuellement à leur cou, comme ils le faisaient chaque année, ils s’immobilisèrent à un mètre du contact. Curieux, chacun scruta l’autre, à l’affut des changements qui s’étaient opérés en eux. Après cet arrêt sur image, ils s’embrassèrent timidement d’abord puis soudain explosivement ce qui fit monter le rouge aux joues de Mamina qui se rappelait l’époque heureuse où son Alfred lui cueillait des brassées de fleurs sauvages. Estelle, elle aussi, avait pris en taille de manière impressionnante. Serge s’aperçut de suite du changement car, avant, lorsqu’ils s’étreignaient, leurs corps s’emboitaient littéralement l’un dans l’autre alors que maintenant un espace s’était glissé au niveau de leurs ventres. Il en comprit la raison en sentant les deux formidables protubérances souples et chaudes qui sortaient du corps de la jeune fille. L’année précédente il l’avait quitté avec ses drôles de petits pics pointus qui faisaient très mal à Estelle lorsqu’il les touchait. Les petites pointes dures avaient laissé place à deux belles pommes gracieuses et douces. Estelle aussi trouvait que son Serge avait réellement changé. Il avait une drôle de voix, un peu rayée mais dont le ton aigre n'était pas tout à fait pour lui déplaire et ses petites mains douces étaient devenus de larges palmes. Elle en était heureuse, car à l’idée de l’arrivée de Serge, elle était venue annoncer au petit garçon qu’elle était maintenant trop grande pour continuer à passer ses journées dans la boue et à hanter leur cabane miteuse. Ses pensées s’envolèrent à la vue du jeune homme et, après cette courte hésitation, ils élaborèrent leurs plans ensemble comme les années précédentes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après s’être longtemps cherchés à travers la campagne, ils en revinrent à leur cabane à laquelle ils firent subir le même genre de changements que la nature leur avait imposé. La pauvre cabane champêtre faite de planches de palettes pris des allures de petit intérieur coquet, ils amenèrent : un vieux matelas rempaillé de frais qui couvrit les planches disjointes, une table de chevet bancale qui traînait dans la grange de Mamina et assez de bougies pour éclairer leur repère. Ils passèrent ainsi leurs après midi et leurs soirées reclus dans cet univers de grands qu’ils s’étaient installés. Souvent, Estelle leur préparait des pique-niques qu’ils mangeaient avidement en se dévorant des yeux. Ils firent l’inventaire mutuel de toutes les choses qui avaient changé en eux et chaque recoin de leur corps furent explorés pour tenter d’en comprendre les nouvelles fonctions. La petite toison duveteuse d’Estelle attirait particulièrement le garçon. Car, lorsqu’il demandait à sa copine, ce qu’elle ressentait lorsqu’il s’aventurait à la caresser dans cette zone, elle répondait qu’elle ne savait pas, mais qu’il pouvait continuer car c’était très agréable. Après plus d’espièglerie, il en vint à explorer toute la zone et y découvrit un endroit encore plus étrange et sensible juste en dessous. Il apprit à accorder ses mouvements avec ceux de sa partenaire qui se cambrait et se pâmait de plaisir lorsqu’il le décidait. Mais cet étrange manège provoquait chez lui aussi une étrange alchimie. Serge sentait lui-même comme des caresses qui semblaient entrer dans son corps par son ventre, qui pour l’occasion, se gonflait et devenait beaucoup plus sensible. A son tour, Estelle explorait le corps de son partenaire et comprit très vite où le solliciter pour faire monter leur plaisir. Tétons, ventres, aisselles, et sexes respectifs ne semblaient plus avoir de secrets pour eux. Ils passaient ainsi leur après-midi à se titiller, se mordiller, puis ils s’allongeaient et contemplaient les nuages ou les étoiles suivant l’heure de leurs ébats. Ils trouvaient tous deux ces petits jeux futiles, mais ne parvenaient pas à s’en passer. L’attraction était magnétique et une simple pause au bord d’une rivière devenait alors l’occasion idéale pour tester l’influence de l’eau sur leurs ébats. Toutes les circonstances étaient bonnes à mettre au banc d’essai de leurs nouvelles inventions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut la mère d’Estelle qui interféra dans la fréquence de leurs rencontres. Loin d’être stupide, elle sentait que sa fille commençait l’apprentissage de ce qu’elle aurait tout le temps de découvrir beaucoup plus tard. Estelle se trouva alors chargée de toutes sortes de missions, plus débiles les unes que les autres. Les corvées l’éloignaient toujours pour la journée. Elle devait aller chercher les œufs non plus chez Marie, leur voisine, mais à quatre kilomètres de chez eux car sa mère, qui mangeait les œufs de Marie depuis toujours, trouvaient qu’ils étaient tout d’un coup devenus fades et farineux. Elle dut nettoyer la grange quatre fois de fond en comble, si bien qu’à la fin on aurait pu manger par terre. Géraldine, c’était son nom, perdait complètement la boule, elle oubliait toujours des courses au marché ce qui forçait sa fille à aller les compléter, elle râlait tout le temps et était toujours après sa fille, pourtant chérie et choyée jusque là. Estelle ne comprenait pas ce brusque changement chez sa mère qui l’avait toujours laissée gambader à sa guise avec son amoureux. Serge lui avait répondu que les femmes devenaient incompréhensibles arrivées à un certain âge. Du moins, c’est ce que lui avait dit son père quant aux réactions parfois étranges que sa mère avait, sans qu’aucun signe précurseur ne les annonce. Dans un vieux Marie-Claire qu’elle avait trouvé dans la salle d’attente du médecin, Estelle avait lu un article disant que les mères avaient du mal à assumer le passage de leur bébé à l’âge de femme. Elles pouvaient même devenir jalouses de leurs filles quand celles-ci devenaient plus attirantes qu’elles. Une réaction dramatique qu’elle avait du mal à imaginer venant de celle qui l’avait porté aux nues depuis qu’elle était venue au monde. Leur complicité était inimitable et il était impossible que leur relation si passionnelle ne laisse place à un sentiment aussi laid que la jalousie juste parce que ses seins étaient devenus plus gros que ceux de sa mère. Estelle en vint à cette constatation alors qu’elle se passait à la loupe face à son grand miroir et essayait les soutient-gorges de sa mère. Si c’était cela grandir, elle préférait se couper les nichons et rester une petite fille. Mais la chimie qui bouillait en elle l’emmenait déjà vers d’autres horizons. A peine eut-elle fini sa mini-crise intérieure quant à ses seins, qu’elle fut attirée par le reflet de ses lèvres dans le miroir. Elles lui parurent soudain plus charnues, plus fermes plus douces aussi. Estelle passait ses cheveux puis ses doigts à leur commissure fragile et érotique. Les images l’entrainaient déjà dans les pages des magazines du docteur où les femmes portaient de magnifiques bijoux et des drapés de soie. Fini les jeans pourris et les baskets trouées, maintenant elle s’habillerait en fonction de ses goûts et de ses convictions. La gamine attardée et un peu ahurie allait enfin laisser la femme qui vibrait en elle s’exprimer avec tous les langages à sa portée. A bas le mutisme corporel, l’heure de l’expression tous azimuts avait sonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut l’été doré des serments d’amours éternels qui ne devaient pas même tenir jusqu’à l’automne, l’été des champs de maïs et des parties de cache-cache géantes, l’été des couchers de soleil contemplés côte à côte et celui des baisers qui sentaient bon le pain frais. La saison merveilleuse des ballades dans les blés mûrs où ils se faisaient une litière blonde et lisaient des passages des ‘fleurs du mal’ que Serge venait de découvrir dans la bibliothèque de sa grand-mère. L’été des questions sans réponse et des évidences qui échappaient aux grands, un temps où les discours partagés avec son âme-sœur ne souffraient d’aucune controverse : la vérité était belle, logique et unique. C’était la vérité de l’été qui avait précédé leur rentrée au lycée. Lycée où Serge rentra dans une bande de jeunes garçons de son quartier avec lesquels il fit les pires tours pendables. Il découvrit le plaisir  d’habiter en ville avec les premières sorties, les bars sympas qui empestaient la cigarette, mais où les phrases prenaient plus de résonance avec un demi à la main. Il rencontra d’autres filles, qui parlaient le même langage que lui. Il se détourna de sa tendre campagnarde ingénue, doucement mais sûrement. Il avait commencé par remettre toujours au lendemain l’écriture de leur correspondance, qui autrefois le tenait éveillé tant qu’elle n’était pas expédiée, puis avait fini pas ne plus y penser du tout. Estelle, de son coté, commença à fumer de l’herbe après les cours avec ses copains du lycée professionnel de Marmande. Ils étaient beaucoup plus vieux qu’elle et plus experts dans l’art de donner du plaisir à la femme qu’elle était devenue que son coincé de parisien estival. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leurs chemins se séparèrent si vite que l’été suivant, lorsqu’ils se rencontrèrent par hasard sur la place du village, rien ne semblait plus les rapprocher. Estelle avait encore évolué sur la voie de la belle rousse pulpeuse et libre qu’elle devenait un peu plus chaque jour. En croisant Serge elle eut presque un haut le cœur tellement ses souvenirs ne collaient plus à la réalité. Elle ne savait pas ce qu’elle avait pu trouver toutes ces années à ce freluquet imberbe en chemise malgré la chaleur et ses cheveux gominés lui donnaient un air de plouque perdu. Mais la palme du mauvais goût revenait sans conteste à ses ridicules chaussettes blanches étirées jusqu’aux genoux et dépassant de ses chaussures cirées ringardes. Serge, de son côté, aspirait à devenir artiste peintre et la paysanne, certes jolie, ne comprenait rien à ses idées. A chaque fois qu’il commençait une discussion, elle y coupait court en parlant de ses copains de Marmande qui eux faisaient ceci ou cela. Ils savaient s’amuser eux, ils étaient libres et avaient des motos. Ils l’emmèneraient fumer de la marijuana en Espagne l’été prochain, c’était prévu. Aux yeux de son ex-presque-amant, elle était devenue bassement matérielle et énumérait des listes colossales de noms de constructeurs et de cylindrées qu’il trouvait totalement futiles. Estelle ne connaissait ni Vian, ni Sartre, ni même sa Simone et ne savait même pas qui était Jean Cocteau et André Breton. Ils étaient tellement différents que leur dernière rencontre se limita à un échange sporadique de phrases blessantes et d’incompréhension mutuelle. &lt;br /&gt;Ils étaient assis au bord du lavoir, chacun sur une berge, et ne trouvèrent aucun sujet sur lequel ils auraient pu tomber, un tant soit peu, d’accord. Ce joli petit lavoir était ombragé par un platane centenaire. Son écorce portait encore leurs initiales liées, de la pointe d’un couteau de cuisine, souvenir presque indélébile de leur complicité passée. Ce lavoir au bord duquel ils avaient autrefois refait le monde à la lueur de la voûte céleste, des paillettes plein leurs filets de voix. Les années d’entente cordiale et de rêves puérils se dissolvaient soudain comme une poignée de sable jetée en plein vent. A leur époque rebelle, celle des punks et des drogues artificielles, ni le petit garçon des villes, ni la jeune femme des champs ne trouva quoi que ce soit à raconter à l’Autre pour alimenter un dialogue. Les monologues s’enchainaient et le ton montait car chaque argument était décousu et visait surtout la susceptibilité adverse. Serge parlait alors de films qu’il n’avait pas vus pour se donner de la prestance et Estelle ne parlait que d’un certain Jim Morrison qui était le plus beau et le meilleur chanteur qu’elle n’avait jamais entendu. Il était mort tragiquement dans sa chambre d’hôtel, dix ans plus tôt. Comme pour proposer une trêve, un carrefour potentiel dans leurs vies, Estelle lui dit qu’elle et ses amis allaient d’ailleurs monter à Paris pour aller méditer sur sa tombe. Ils pensaient ainsi communier avec son âme en chantant ses refrains sacrés, ses hymnes libérateurs et ses chants envoûtants. Serge n’avait pas senti l’occasion de lui parler de sa ville et de lui proposer de jouer les guides. Au contraire, c’est à bride abattue qu’il s’engouffra dans ce qu’il crût être un moment de faiblesse. Il s’était empressé de traiter ses amis d’idiots abrutis par la drogue et le charisme d’un junkie dégénéré qui avait fini sa vie dans la bauge de dépravation qu’il s’était creusé à coup d’acide et de pétards. Mots qu’il avait entendu de la bouche de l’un des penseurs qu’il côtoyait dans les cafés de la butte Montmartre. Il ne connaissait même pas la vie de Jim Morrison, ni son œuvre et il s’en foutait éperdument. A cet instant, c’était le seul moyen qu’il avait trouvé pour blesser en retour cette jeune femme qu’il avait autrefois aimé et dont les yeux ne lui renvoyaient maintenant que mépris et dédain. Sa réaction de pure jalousie, quant au monde qui était maintenant celui d’Estelle, et dont elle l’excluait, eut raison du mince fil qui les liait encore. Estelle s’emballa, il avait eu le tort de s’attaquer de front à son idole. Elle se lança en répétant à son tour les mots qu’elle colportait sans en saisir le sens réel. Elle affubla Serge d’un tas de clichés sur les parisiens et le traita, entre autre, de fasciste, de petit bourgeois prétentieux, d’idiot formaté et de foutu capitaliste. A la suite de quoi, elle se leva et disparut définitivement de la petite vie estivale de Serge. Ses visites à sa Mamina se firent plus rares et espacées. D’ailleurs, malgré tout l’amour qu’il lui portait toujours, le petit Serge ne pouvait s’empêcher de trouver qu’elle se faisait de plus en plus vieille. Ses histoires commençaient à souffrir du temps et à tourner en boucle jusqu’à ce que les fins respectives ne se télescopent ou ne se dissipent dans une soupe de mots. Du moins, lors des passages de son petit-fils, elle semblait parfaitement heureuse et leur langage corporel d’échange restait si pur que les mots qui volaient dans les airs étaient couverts par les sons de leurs cœurs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-8734341262323429590?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='text/html' href='http://fut-il-ou-versa-t-il.blogspot.com/2010/05/entre-vignes-et-television.html' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/8734341262323429590/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/06/vacances-marmandaises-passage-retire-du.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8734341262323429590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8734341262323429590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/06/vacances-marmandaises-passage-retire-du.html' title='&apos;Vacances Marmandaises&apos; Passage retiré du Bal des Innocents à paraitre'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-7301913617080484608</id><published>2010-05-27T21:55:00.000-07:00</published><updated>2010-05-27T21:55:16.921-07:00</updated><title type='text'>Banc public par FabFab</title><content type='html'>Les feuilles tombent. Et la pluie aussi. Noyant les larmes de la fille assise là, seule , dans ce parc triste et gris.&lt;br /&gt;Maintenant, « elle pleure à gros bouillons » comme disait l’autre. J’ai peur que ma peinture n’y résiste pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un garçon passe et, ému, s’arrête et s’assoit. Il attend, là, il ne sait pas quoi dire. Au bout d’un moment, comme elle renifle, il lui tend un kleenex. Qu’elle prend et s’en va en se mouchant. Il a l’air bête avec ses kleenex tendus. Alors, il s’en va à son tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, elle est encore là. Il fait un peu moins froid et triste. Elle ne pleure plus mais elle a l’air grave et pensif. Le garçon arrive à son tour. Il est tout heureux qu’elle soit là. Surtout qu’aujourd’hui, il peut voir on visage. Qui est si beau et si enfantin, mais si ravagé de peines qui ne semblent pas de son âge, qu’il en est bouleversé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès qu’elle le voit, elle se met à pleurer. Et part en courant. Lui, il ne comprend pas. Il reste là, stupide. Il ne comprend pas qu’il représente les garçons qui lui ont fait tant de mal que, sûr, elle va en mourir. Que plus jamais de sa vie, elle n’aimera. Ou alors, pas tout de suite. Ou alors beaucoup moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain encore, le premier bourgeon apparaît au-dessus de moi. L’air semble léger, presque printanier. Le garçon est là, depuis une heure. Il pense qu’il ne la verra pas. Qu’il ne la verra plus. Que c’est dommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où, sans plus d’espoir, il va partir, elle arrive. Aujourd’hui, son visage est serein. Elle lui dit bonjour. Il n’ose lui sourire. Il a peur de l’effrayer, comme hier. Il ne sait pas qu’aujourd’hui, elle a décidé de tirer un trait sur son passé. Comme tous les garçons, il ne comprend rien aux filles. Mais profite de sa bonne humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se mettent à parler, à se raconter. Ils ne voient pas passer le temps. Mais il va faire nuit. Il faut partir maintenant.&lt;br /&gt;Le lendemain à nouveau, et tous les autres jours, il se retrouvent. Et peu à peu, leur amour éclos. En même temps que les fleurs du parc. Et du printemps. Un jour, son rire cristallin se confond avec le chant des oiseaux. Qu’il cueille au fruit rouge de ses lèvres.  Il est si heureux d’être arrivé à la faire rire. Elle répond à son baiser. Les fleurs qui tombent leur font comme un tapis de neige parfumée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont heureux, ils rient. Les rayons du soleil sont de plus en plus chauds, comme torrides deviennent leur cœurs et leur corps, au milieu de l’été. Ils ont besoin de se toucher, sans cesse, émerveillés, comme s’ils n’arrivaient pas à croire ce qui leur arrive.  Vers la fin juillet, ils parlent même de se marier. Est-ce de là que vient l’expression « publier les bancs » ? Je ne sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais après la chaleur de l’été, viennent les orages. Dans la moiteur de l’air énervé, elle commence à s’ennuyer. Elle commence à le trouver insipide. Elle ne rit plus beaucoup. Et lui, de plus en plus maladroit, s’éloigne d’elle en voulant la retenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, elle arrive en retard, part plus tôt. Son visage, si beau, est fermé. Il sait bien qu’un jour, elle ne reviendra plus et que, sûr, il va en mourir. Que plus jamais de sa vie, il n’aimera. Ou alors, pas tout de suite. Ou alors beaucoup moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sait bien aussi qu’un jour, froid et triste, il pleurera, seul. Et que je ne pourrai rien faire pour le consoler. Mais il y aura peut-être une gentille fille.  Qui lui donnera des mouchoirs en papier pour essuyer sa peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà plus de cinquante ans que je suis dans ce parc. On m’a repeint plusieurs fois. Toujours en vert. Couleur de l’espoir. Et j’en ai vu des amoureux. Et j’en ai entendu des serments et des disputes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais moi, croyez-moi, je reste de bois !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-7301913617080484608?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/7301913617080484608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/05/banc-public-par-fabfab.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7301913617080484608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7301913617080484608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/05/banc-public-par-fabfab.html' title='Banc public par FabFab'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-8421563092716293998</id><published>2010-05-19T18:47:00.000-07:00</published><updated>2010-05-19T18:47:27.611-07:00</updated><title type='text'>Une vue de chaussures par FABFAB</title><content type='html'>- Alors ? firent-elles toutes en chœur&lt;br /&gt;- Alors quoi ? répondit d’un air faussement interrogateur la paire de mules à pompon rose.&lt;br /&gt;- Mais tu sais bien. Alors ? Elle a choisi lesquelles ?&lt;br /&gt;- Les talons hauts en velours noir avec la bride en brillants, minaudèrent les mules.&lt;br /&gt;Un grand silence s’ensuivit.&lt;br /&gt;- Alors, çà veut dire que c’est sérieux, dit la paire de bottes en cuir marron.&lt;br /&gt;- Sérieux, sérieux, l’avenir nous le dira, répondirent les mules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles étaient toutes enfermées dans le noir du placard, rangées comme une armée en ordre de bataille. Il y en avait de toutes les couleurs et de toutes les formes. Seule, la paire de mules partageait la vie intime de leur propriétaire et était donc au courant de tout. Les autres, au hasard de leurs escapades, n’en connaissaient que quelques bribes qu’elles s’empressaient de raconter, et même quelquefois, d’embellir ou exagérer, histoire de se faire briller. La paire de mules, elle, avait un énorme avantage sur toutes les autres : elle rencontrait les chaussures qui venaient… et il en venait… souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’espère que ce sera la paire de Nike blanches que nous avons rencontrés plusieurs fois pendant le jogging, firent d’un air mutin les New Balance grises et jaunes. Qu’est-ce qu’on aimerait bien les revoir celles-là. Elles étaient si sympa, si grandes, si blanches et si… musclées. Leurs derniers mots se perdirent dans leur rêverie.&lt;br /&gt;- Non, je ne crois pas, répondirent les mules qui voulaient couper court à toute divagation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mules s’étaient imposées naturellement comme chef et elles se devaient d’anéantir toutes les rumeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Evidemment, c’est encore un nouveau, maugréa la paire d’escarpins marrons à talons plats. Elles étaient en colère car elles n’étaient pas sorties depuis près de deux ans. Encore un voyou qui l’amènera dans toutes les boîtes de nuit. Comme si c’était une vie çà ! Ah, il n’y a que les vertus de la campagne et du bon air qui comptent. De mon temps, elle ne rencontrait que de bonnes grosses chaussures de paysans. C’était autre chose !&lt;br /&gt;- Çà va, tu nous l’as déjà dit cent fois, coupèrent les nombreuses nouvelles paires de claquettes à petits talons. Il y en avait de toutes les couleurs. Maintenant, elle a changé, elle est coquette. Elle assortit ses chaussures à ses vêtements. Et elle est tellement plus jolie ! Tu es tout simplement jalouse !&lt;br /&gt;- Taisez-vous petites insolentes, vous ne connaissez rien à la vie et aux vraies valeurs, ratiocina la paire d’escarpins. Imaginez-vous, maintenant, elle se peint même les ongles des pieds ! De mon temps…&lt;br /&gt;- Stop ! crièrent toutes les autres.&lt;br /&gt;- Et dire que les talons hauts en velours noir ne sont arrivés que de ce matin. On n’a même pas pu leur donner de conseil, s’inquiétèrent les bottines noires. &lt;br /&gt;- A mon avis, ils n’ont pas besoin de conseils, surtout venant de toi, n’est-ce pas ? fit d’un ton accusateur la paire de mules.&lt;br /&gt;- Pourquoi ? pourquoi ? demandèrent toutes les petites claquettes en couleurs.&lt;br /&gt;- Eh bien, vas-y, raconte .&lt;br /&gt;- C’était l’année dernière, commencèrent les bottines d’un air à peine contrit. Elle avait tellement bu, ce soir-là, qu’elle nous martyrisait en marchant de travers. Elle était avec une bande de copains…&lt;br /&gt;- Tous des voyous, cria la paire d’escarpins.&lt;br /&gt;- Chuuut ! firent en chœur les petites claquettes. Alors ?&lt;br /&gt;- Ses copains lui ont dit qu’elle  ne serait pas capable de voler un booster. Evidemment, elle a crié que oui, qu’elle allait le faire tout de suite. Les gendarmes qui étaient tous près ont rappliqué dare-dare. Oh ! mes amies, quelle pagaille ! Tout le monde s’est éparpillé en courant. Un gendarme nous a poursuivit. Au moment où il allait nous rattraper, je me souviens encore du coup que je lui ai mis dans l’entrejambe et de la course folle qui a suivi : dans les champs, les ronces, la boue… Nous l’avons semé, mais je ne vous dis pas dans quel état nous sommes rentrées, finirent les bottines en riant aux larmes.&lt;br /&gt;- Dites, vous ne pensez pas que c’est le mari de sa meilleure amie, quand même ? demandèrent les fines chaussures bleues à haut talon. La dernière fois que nous sommes sorties, elle était invitée chez Florence. Vous vous souvenez de ce qui s’est passé sous la table ? Les mocassins noirs de son mari, tout usés et crottés, nous ont fait du pied toute la soirée. Vous vous rendez compte ! des mocassins mariés ! Mais nous ne mangeons pas de ce pain-là, nous ! quels gougeats ! Nous leur avons donné des coups de pied toute la soirée, en les écrasant ! Non, mais !&lt;br /&gt;- Non, non, je ne pense pas qu’il s’agit du mari. Exit le mari, et même pour Florence, d’ailleurs : ils sont en train de divorcer ? Nous étions là quand Florence a appelé la semaine dernière, confièrent les mules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors ? Qui était-ce ? Toutes les chaussures se perdirent en conjoncture. S’ensuivit une belle cacophonie. Toutes avançaient les supputations les plus folles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Çà serait rigolo si c’était celles du boucher, dirent les chaussures blanches du dimanche matin qui ne sortaient que pour aller au marché. Elles sont si gentilles, celles du boucher, toujours propres comme un sou neuf, de bonne humeur, avec leurs lacets qui leur font comme de grosses moustaches. Elles nous font tellement de compliments, que quelquefois, le blanc de notre cuir rosit par endroit…&lt;br /&gt;- Nous, on aimerait bien que ce soit celles de son patron. Elles sont de grande marque, si distinguées, si bien entretenues, si chères… quelle sacrée promotion ce serait ! piaillèrent les paires de claquettes de couleurs dont chacune d’elles partait vaillamment au travail chaque matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le brouhaha continua encore un bon moment. Le vacarme était si assourdissant que les mules durent intervenir :&lt;br /&gt;- Mesdasmes, mesdames, calmez-vous ! il est très tard. C’est l’heure de dormir maintenant. Et… si vous êtes sages, demain, je vous raconterai.&lt;br /&gt;- Oh oui ! oh oui ! firent d’une même voix toutes les paires en battant de la semelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu à peu, le calme se fit. Et les chaussures se mirent à rêver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rentra tard, très tard, cette nuit-là. Elle ne remit même pas les talons hauts en velours noir dans le placard. Elle ne prit pas ses mules non plus. Ces dernières, vexées, se mirent à bouder dans un coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la musique douce, un bouchon de champagne qui saute, des verres qui s’entrechoquent, et puis, des rires, beaucoup de rires, quelques soupirs, avant qu’un grand silence réparateur n’enveloppe la maison…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, elle ouvrit en grand le placard. Toutes les chaussures, réveillées d’un coup, se pressèrent pour voir l’heureux élu. Stupeur ! là-bas, au pied du lit, leur firent un clin d’œil malicieux… les jolis escarpins vernis de Florence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-8421563092716293998?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/8421563092716293998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/05/une-vue-de-chaussures-par-fabfab.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8421563092716293998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8421563092716293998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/05/une-vue-de-chaussures-par-fabfab.html' title='Une vue de chaussures par FABFAB'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3590662902629824486</id><published>2010-05-04T21:16:00.001-07:00</published><updated>2010-05-04T21:21:14.936-07:00</updated><title type='text'>Une vie de chaussure par Viviane</title><content type='html'>Tricotées en rose ou en bleu sur vos pieds de nourrisson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous nous appelez « chaussons » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine sortis du youpala&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous nous qualifiez de « chaussures 1ers pas » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute votre enfance, vous nous mettez sous le sapin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant de découvrir,à  nos côtés, vos cadeaux de Noël, tôt le matin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fur et à mesure que vous grandissez&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous changez de pointure pour nous chausser !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petites filles, vous avez la pointe du pied fine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui vous aide à vous maintenir droite sur nous, ballerines !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petits garçons, vous rêvez de devenir des champions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec nous, chaussures à crampons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adolescents, vos pieds ne sont pas toujours conformes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il est bon de nous passer, chez le cordonnier, « à la forme » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet âge là, la plupart du temps, de nous, s’en fout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous laisse traîner un peu partout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui compte pour qu’on nous remarque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est d’avoir, nous toutes, des marques !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, ce n’est pas encore l’âge&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nous entretenir la peau avec du cirage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand enfin nous faisons corps aux pieds&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pour vous tous, le pied !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si vous nous trouvez exceptionnellement confortables&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors vous n’hésitez pas à nous réparer pour une consommation durable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, si nous ne faisons plus l’affaire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous devez vous résigner à changer de paire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques fois, pour de belles occasions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous, les femmes, vous  aimez bien nous acheter avec des talons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi être haut perchées, pour l’âme sœur chercher…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dit-on pas « trouver chaussure à son pied » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si chaussure ne trouve pas sa pareille ou vous casse les pieds&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un coup de botte: ça lui fera les pieds !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant les soldes, nous sommes très recherchées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le moment idéal pour vous, de ne plus passer pour des « va nu pieds » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, nous pouvons être classiques ou très tendance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi vous proposer plusieurs styles, de l’élégance …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vous Messieurs, du pratique et du sport pour vos propres records&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tous les cas,  nous prenons soin de vos pieds en toute occasion et avec tout confort !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons même, si nécessaire, devenir orthopédiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui ont des fractures ou des cors aux pieds fatidiques !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cas de coup de pompe ou pour se sentir à l’aise&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous nous portez des fois en grolle, que se soit espadrille ou  charentaise !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand vous êtes lacés, que votre vie s’essouffle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que c’est l’heure de vous chaussez de lunettes et de nous, pantoufles &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’oubliez pas que vous aurez laissé  une trace de vie sur Terre grâce à nous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car nous vous avons suivi, chaque jour, pas à pas et nous nous sommes semellé de tout !!!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3590662902629824486?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3590662902629824486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/05/une-vie-de-chaussure-par-viviane.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3590662902629824486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3590662902629824486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/05/une-vie-de-chaussure-par-viviane.html' title='Une vie de chaussure par Viviane'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4893497500888037112</id><published>2010-04-21T22:53:00.000-07:00</published><updated>2010-04-21T22:54:05.333-07:00</updated><title type='text'>Esquinancie, antelminthèque, phosphérie et melliflu</title><content type='html'>Esquinancie, esquinancie.... voilà une bonne demi-heure à essayer de deviner ce que c’est et franchement, la seule chose qui me vient l’idée est : la divination de tout ce qui est exquis. Mais comprenez la difficulté car, ce qui est exquis pour vous, peut être triste, désolant ou carrément dégoûtant pour moi. Mais c’est peut-être de cette difficulté-là qu’est né le mot car un mot difficile ne peut vouloir dire qu’une chose difficile. Prenez par exemple : antelminthèque, phosphérie ou melliflu. Ce ne peut qu’être compliqué alors qu’aimer, ami, boire manger, rire, sont si simples qu’ils n’ont même pas dû être inventés. Ils existent de tout temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4893497500888037112?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4893497500888037112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/04/esquimancie-antelmintheque-phospherie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4893497500888037112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4893497500888037112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/04/esquimancie-antelmintheque-phospherie.html' title='Esquinancie, antelminthèque, phosphérie et melliflu'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-2317878457690365507</id><published>2010-04-21T22:52:00.000-07:00</published><updated>2010-04-21T22:52:49.401-07:00</updated><title type='text'>Mot extraodinaire: melliflu</title><content type='html'>Elle s’appelait Amélie Flu. Quel joli nom « FLU », il me faisait penser à la marée montante de mes sentiments quand je la voyais ou au reflux les jours où elle n’aparaissait pas. Elle était une petite personne très charmante, toute rose et mignonne, avec de grands yeux innocents. Elle était biaiseuse de métier. Nuit et jour, elle biaisait. Elle était si courageuse... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettre autant d’ardeur à l’ouvrage me touchait. Je trouvais tous les prétextes pour aller la voir et lui amener du travail. Elle me répondait toujours de sa voix chantante : « voulez-vous que je vous le biaise pour aujourd’hui ou pour demain ? »&lt;br /&gt;« Voyons, Amélie, pourquoi remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même ? Si vous avez beaucoup de travail, je peux vous aider à biaiser. Biaisons, biaisons en chœur ! » Ah ! Quel plaisir Messieurs, Dames que de biaiser ensemble !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-2317878457690365507?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/2317878457690365507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/04/mot-extraodinaire-melliflu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2317878457690365507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2317878457690365507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/04/mot-extraodinaire-melliflu.html' title='Mot extraodinaire: melliflu'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-1611760133143707855</id><published>2010-04-21T22:51:00.000-07:00</published><updated>2010-04-21T22:51:27.779-07:00</updated><title type='text'>ATTENTION RESERVE AUX ADULTES</title><content type='html'>Le dernier texte de Fabienne comporte des termes explicites, merci d'éloigner les enfants de l'écran ..... :))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Forniquez, forniquez, il en restera toujours quelque chose » disait sans faiblir la voix grave et envoûtante de notre prédicateur, le grand Gourou Michel.&lt;br /&gt;Nous étions une centaine de fidèles de la « secte des Grivois », réunis en ce dimanche pas trop matin (et oui, messieurs, dames,  forniquer à ce point-là, çà fatigue quand même pas mal !) réunis donc dans le grand hall de l’hôtel de passe « Le Passe-Partout ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà déjà deux ans que je faisais partie de cette secte et heureux d’y être. Notre slogan était : « l’un dans l’autre ou tout est possible entre adultes consentants ».  Il fallait avoir au minimum 25 ans pour y adhérer. J’avais attendu cette date avec beaucoup d’impatience. Je repensais à ma vie d’avant où je menais une existence plus ou moins débridée, chassant toutes les proies que je croisais sans aucune méthodologie ni éthique, m’aventurant quelquefois dans des endroits plus ou moins louches, à la limite de la sécurité... J’aurais pu devenir un dévié ou, pire, un criminel, un hors la loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, la secte des Grivois m’avait ouvert des horizons nouveaux. Tous les membres m’avaient accueilli avec chaleur et ils étaient devenus des amis très intimes. Ici, personne pour nous jeter la pierre, et, à plus forte raison des cailloux pour nos actes. Au contraire, même, nous avions un tableau des membres les plus représentatifs et croyez-moi, je peux dire, sans fabuler que j’étais un « membre » très honorable et plus qu’actif ! J’avais gravi le cursus honoraire sans la moindre erreur. J’accomplissais ma tâche sans faillir et même, avec ardeur. La fornication était devenue pour moi un acte divin, l’essence même de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais déjà « Trique d’argent » et espérais bien avoir l’avoir en or d’ici deux ans. Ensuite, il ne me resterait plus que les trois degrés du Kama Soutra, certes plus théoriques que pratiques et qui demanderaient beaucoup d’efforts, puis j’irai rejoindre enfin, le Saint des Seins, aréolé de mon succès : la cour des 10 pas-sages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C’est pourquoi je me mis à chanter à pleine voix mon cantique favori : Oh, my God Michel, que le plaisir soit avec nous...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-1611760133143707855?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/1611760133143707855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/04/attention-reserve-aux-adultes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1611760133143707855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1611760133143707855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/04/attention-reserve-aux-adultes.html' title='ATTENTION RESERVE AUX ADULTES'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-1715624897507415277</id><published>2010-03-31T20:11:00.001-07:00</published><updated>2010-03-31T20:11:41.468-07:00</updated><title type='text'>LE SLAM DE LA MAL-AIMEE par Fabienne</title><content type='html'>Personne veut de moi&lt;br /&gt;Et je sais pas pourquoi&lt;br /&gt;Personne veut de moi&lt;br /&gt;Et je sais pas pourquoi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je suis pas si vilaine&lt;br /&gt;Même si, des miss je suis pas la reine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je suis pas si bête,&lt;br /&gt;On dit même que j’en ai dans la tête&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je suis douce et gentille,&lt;br /&gt;Ce qu’on appelle une chic fille&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je suis toujours de bonne humeur&lt;br /&gt;Même quand j’en ai gros sur le cœur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant je suis toujours prête,&lt;br /&gt;A rire et faire la fête&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais, j’ai des kilomètres au compteur,&lt;br /&gt;Mais j’ai toujours 20 ans au fond de mon cœur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes se sont toujours foutus de moi&lt;br /&gt;Me piétinant l’âme et le cœur à la fois&lt;br /&gt;Sans compter ceux qui préféraient mon porte-monnaie&lt;br /&gt;A mes charmes bien cachés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne veut de moi&lt;br /&gt;Et je sais pas pourquoi&lt;br /&gt;Personne veut de moi&lt;br /&gt;Et je sais pas pourquoi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je pourrais rendre un homme heureux&lt;br /&gt;Et au creux de mes bras, lui faire un ciel bleu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et même si j’ai tout donné&lt;br /&gt;Il me reste des trésors insoupçonnés :&lt;br /&gt;Amour, patience et douceur,&lt;br /&gt;En gros, le secret du bonheur&lt;br /&gt;Et même si j’étais aimée,&lt;br /&gt;Je pourrais me surpasser&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pas ma faute à moi&lt;br /&gt;Si les hommes manquent de goût à ce point-là&lt;br /&gt;Alors pourquoi, pourquoi,&lt;br /&gt;Personne ne veut de moi ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-1715624897507415277?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/1715624897507415277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/03/le-slam-de-la-mal-aimee-par-fabienne.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1715624897507415277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1715624897507415277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/03/le-slam-de-la-mal-aimee-par-fabienne.html' title='LE SLAM DE LA MAL-AIMEE par Fabienne'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4559284821014629678</id><published>2010-03-24T02:07:00.000-07:00</published><updated>2010-03-24T02:34:40.682-07:00</updated><title type='text'>Le 8ème mois... sacré soulagement</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le 8ème mois&lt;/span&gt; s'annonçait aussi mal que les 7 précédents.&lt;br /&gt;On était fin novembre, l'été revenait, les chaleurs aussi mais pas l'inspiration.&lt;br /&gt;Invraisemblable, incroyable et déshonorante panne, ça faisait donc 36 lundis que j'assistais à l'atelier d'écriture sans la moindre parcelle d'imagination.&lt;br /&gt;Rien de visible les trois premières séances mais je compris petit à petit que vos joyeux applaudissements à la lecture de mes petites trouvailles m'avaient grisée au moins autant que les bouteilles vidées ensemble.&lt;br /&gt;A tel point que ma tête ne logeait plus dans aucune de mes casquettes, même pas au dernier cran.&lt;br /&gt;Le phénomène s'emplifia tant qu'un beau matin je n'avais plus les pieds sur terre : je flottais.&lt;br /&gt;Mon mari, compatissant, fit fondre tous ses plombs de pêche et en lesta mes chaussures.&lt;br /&gt;(Les vrais pêcheurs saurant le prix de ce sacrifice.)&lt;br /&gt;Les apparences étaient sauves.&lt;br /&gt;Certes, j'avais la démarche un peu lourde mais c'était facile de mettre ça sur le compte de l'âge, par contre, la panne sèche côté imagination était moins aisée à dissimuler.&lt;br /&gt;Ma présence muette au milieu de vos beaux esprits inspirés et féconds faisait tache.&lt;br /&gt;Je ne vis qu'une solution pour me sauver de la honte totale : embaucher un nègre.&lt;br /&gt;J'en connaissais quelques uns sur la place... et pas que des noirs.&lt;br /&gt;Merci à celui qui accepta, cet après midi encore, d'écrire ce texte à ma place.&lt;br /&gt;Ce fut un sacré soulagement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tantine Monique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4559284821014629678?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4559284821014629678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/03/le-8eme-mois-sacre-soulagement.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4559284821014629678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4559284821014629678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/03/le-8eme-mois-sacre-soulagement.html' title='Le 8ème mois... sacré soulagement'/><author><name>CBM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18030417710184262250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-9059302315370382305</id><published>2010-03-23T15:33:00.000-07:00</published><updated>2010-03-23T15:33:54.134-07:00</updated><title type='text'>Le Sandwich Fabre-Eglantine</title><content type='html'>Enoncé de l'exo: le 8ème mois... un sacré soulagement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exercice de style by Fabienne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 8ème mois, vingtième décade, sextidi,  16 Germinal de l’an II, soit le 7 avril 1794. Aujourd’hui,  Danton a été exécuté. Quatorze de ses amis ont été tués avant lui. Comme toujours, il a été d’un courage exemplaire. Au moment où il a mis sa tête sous la guillotine, noyée de rouge du sang de ses camarades, il a dit au bourreau Sanson : « n’oublie pas de montrer ma tête au peuple ! Il n’en voit pas tous les jours de pareille ! ». Faut dire qu’elle était pas super jojo, sa tête. Tout petit, un taureau lui avait fendu la lèvre. Il en avait gardé une vilaine cicatrice. Plus grand, il avait décidé de se venger du même taureau, mais une fois de plus, il n’avait pas eu le dessus et il avait eu le nez cassé d’un coup de sabot. Plus tard, il avait même attrapé la petite vérole...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, je suis seul dans ma geôle, mais je sais bien que je ne vais plus y rester longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis un mois et demi, Danton et ses amis, Delacroix, Desmoulins, Philippeaux, moi-même et une dizaine d’autres pourrissions dans cette prison sale et humide. Je ne peux pas dire qu’il était vraiment mon ami. J’avais bien profité de son influence. Il m’avait même nommé secrétaire quand il était ministre de la justice.  C’était même peut-être à cause de moi qu’il se trouvaient là, à cause du scandale de la Compagnie des Indes. Car il n’y a que deux choses qui me passionnent dans la vie : la poésie et l’argent. La  poésie, j’en fait mon affaire. Mais l’argent, l’argent.... &lt;br /&gt;J’ai trempé dans plein d’affaires véreuses. J’ai vendu, avec un énorme bénéfice, des souliers pour l’armée. Le problème, c’est qu’ils sont partis en morceaux au bout de douze heures. J’ai participé au montage d’une fructueuse opération de liquidation de sociétés commerciales et bancaires. En 1791, pour trois millions, j’ai même créé une tendance favorable à la monarchie au club des Jacobins !!! J’ai toujours pensé que la révolution me ferait mieux vivre que la poésie et je n’avais pas tort. Seulement, c’était un jeu dangereux. &lt;br /&gt;Le théâtre pourtant est ma véritable passion, mais mes collègues qui me détestent, trouvent mes pièces médiocres. Qui se souviendra du « Poète provincial à Paris », d’ « Augusta » ou de la « suite du Misanthrope » ? Peut-être ne restera-t-il de moi que quelques notes que les générations futures chantonneront sans même y penser : « Il pleut, il pleut bergère, rentre tes blancs moutons »... Qui pourra dire que je l’avais écrite pour l’opéra comique Laure et Pétrarque ?&lt;br /&gt;Tout chez moi n’est que mensonge. Et même mon nom.&lt;br /&gt;Je m’appelle Fabre.&lt;br /&gt;La première fois que j’ai participé aux jeux floraux de Toulouse,  j’ai eu  le deuxième prix, un lys d’argent pour mon « sonnet à la vierge ». Mais moi, j’avais beaucoup d’ambition alors, j’ai fait croire que j’avais eu le premier prix, l’églantine d’or. Et puis, Fabre du Lys, qui y aurait cru ? Alors que Fabre d’Eglantine, c’était à la fois noble, poétique et fier... Certainement un nom qui passera à la postérité, ne serait-ce que pour mon calendrier républicain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, le gardien mi-appitoyé, mi-moqueur vient de me prévenir : demain, ce sera mon tour. Je ne crois pas que j’aurais le courage de Danton. Peut-être même vais-je pleurer comme un enfant... mais pour tous, ce sera la fin de la Terreur, un sacré soulagement !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-9059302315370382305?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/9059302315370382305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/03/le-sandwich-fabre-eglantine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/9059302315370382305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/9059302315370382305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/03/le-sandwich-fabre-eglantine.html' title='Le Sandwich Fabre-Eglantine'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-5021912660608837764</id><published>2010-03-17T17:49:00.000-07:00</published><updated>2010-03-17T17:49:50.390-07:00</updated><title type='text'>Jamblaya</title><content type='html'>JAMBALAYA&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En face de la ville de Salvador de Bahia au Brésil, est posée, comme un gros rocher sur l'eau de l'Océan Atlantique, une petite île appelée Itaparica.&lt;br /&gt;Les très vieilles personnes vivant là aiment quelquefois à raconter l'histoire étrange arrivée il y a bien longtemps à Paolo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on vit au bord de la mer et que l'on est pêcheur, ce n'est pas tous les jours que l'on ramène des poissons ; ceci tous les pêcheurs du monde le diront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a bien longtemps donc, Paolo était pêcheur. Oh, de pêcheur, il n'en avait que le nom ! jamais personne n'avait passé autant de temps en mer pour ramener si peu de poissons, jamais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les habitants de son île ne se moquaient même plus de lui. Ils le regardaient avec une certaine tristesse tant Paolo était pauvre. Chacun disait que ce pauvre garçon n'avait vraiment pas de chance, qu'un enfant de 5 ans attraperait plus de poissons que lui, et qu'en fin de compte, il ferait mieux de changer de métier. Mais Paolo était heureux et libre comme un oiseau. Il sifflait comme un pinson toute la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un soir, Paolo s'était attardé en mer. Comme d'habitude, il n'avait rien pêché sinon quelques petits poissons pour ne juste pas mourir de faim ce jour-là.&lt;br /&gt;Il s'apprêtait, avant de rentrer, à remonter une dernière fois son filet, il le trouva très lourd et dut s'y reprendre à plusieurs reprises pour le hisser à bord. Comme cela lui arrivait quelquefois, Paolo pensait qu'il était en train de remonter un gros caillou qui se coinçait souvent dans les mailles du filet. Quand tout fut déposé au fond de la barque, Paolo faillit sauter à l'eau tant il eut peur...&lt;br /&gt;Là, dans le filet, un bras et une main se tendaient vers lui. C’était une belle main, aux doigts fins et aux ongles longs et blancs. Comme cela bougeait, Paolo pensa que la personne vivait encore et il s’empressa de dégager le filet qui l’entourait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce moment que choisirent les nuages pour s’écarter et laisser apparaître une pleine lune qui vint en curieuse éclairer la barque du pêcheur. Une superbe jeune femme était allongée au milieu de la barque de Paolo. Elle portait un vêtement bleu clair qui semblait fait d’air et d’eau tant il était fluide et léger. Elle vivait mais semblait épuisée. Paolo crut avoir à faire à une sirène : oh, il n’en avait jamais vue mais d’autres pêcheurs assuraient que cela existait... et qu’eux-mêmes en avaient rencontrées, qu’ils avaient dû se boucher très fort les oreilles pour ne pas succomber à leur chant qui les entraînait au fond de l’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, la jeune femme semblait dormir. Paolo s’approcha un peu plus pour la contempler. Elle avait des cheveux longs et soyeux. Sa peau était blanche et sans défaut. Sa bouche entrouverte, rouge comme les cerises bien mûres dont il se régalait au cœur de l’été laissait voir ses dents, perles de nacre. Ses oreilles étaient petites et parfaites, telles des coquillages abandonnés sur le sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où elle ouvrit les yeux, il lui sembla voir toute la profondeur de l’océan, tant ils étaient bleus et son regard profond.... et pour son plus grand malheur, il en tomba tout de suite amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La belle inconnue s’appelait Jambalaya. Paolo la ramena chez lui et au moment où il franchit la porte de sa modeste cabane de pêcheur, il en eut honte. Pour la première fois, il réalisait dans quelle misère il vivait : les chaises bancales et dépareillées, les murs de tourbe, sans rien pour les décorer, le lit, simple planche de bois. Il aurait voulu posséder un magnifique palais  avec des centaines de domestiques, de la vaisselle en or, des couches profondes et confortables, qui auraient servi d’écrin à ce qui lui semblait une princesse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, il se mit à travailler nuit et jour. Il dépouilla la mer de toutes ses richesses naturelles. Il devint même malhonnête, trempant dans toutes sortes de trafics pour pouvoir offrir à Jambalaya tout ce qu’elle désirait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la belle n’était jamais satisfaite et il devait toujours avoir encore plus d’argent, encore plus.... Son humeur s’assombrit, il ne souriait plus jamais. Il lui acheta une très belle demeure. Dans les jardins, des jets d’eau servaient de piscines à des oiseaux tropicaux aux plumages chatoyants. Les meubles étaient d’ébène, la vaisselle d’or et les placards ne pouvaient contenir toutes les superbes robes de Jambalaya. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la belle n’était jamais satisfaite. Alors Paolo s’assombrit encore plus. Il s’apercevait qu’il n’était pas heureux. Il s’apercevait qu’il aurait dû épouser Léa, la fille du vieux Théo, qui était peut-être moins belle que Jambalaya mais qui était douce et gentille et ne réclamait jamais rien. Avec elle, il n’aurait pas été riche, mais il aurait vécu une vie simple et heureuse, entouré de sa femme et de ses enfants. Il s’apercevait que  le secret du bonheur n’est pas AVOIR, mais ETRE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il fut pris d’une colère effrayante envers cette femme cruelle et dédaigneuse. Il revint chez lui et l’étrangla. Puis il mit son corps dans sa vieille barque qu’il n’avait jamais détruite et partit loin, loin sur la mer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne les retrouva jamais... Mais maintenant, dans cette petite île d’Itaparica, on dit que Paolo est le patron des pauvres pêcheurs et que Jambalaya est la déesse de la mer, crainte par tous les habitants du village et que l’on honore une fois par an, en lui offrant toute sortes de cadeaux. On dit aussi que si les cadeaux ne sont pas assez beaux, Jambalaya se venge et prend la vie des pauvres pêcheurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Fabienne&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-5021912660608837764?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/5021912660608837764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/03/jamblaya.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5021912660608837764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5021912660608837764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/03/jamblaya.html' title='Jamblaya'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-21001519153848252</id><published>2010-03-01T20:48:00.001-08:00</published><updated>2010-03-01T20:48:46.847-08:00</updated><title type='text'>Mot extraodinaire: Sygyzie</title><content type='html'>Les allées du cimetière juif de Varsovie étaient jonchées de feuilles dorées, ocres ou brunes. La lumière oblique de cet après-midi d’automne était une invitation à la photographie. L’abandon volontaire du lieu à la forêt lui conférait un parfum et une ambiance que Carolina venait gouter chaque fois que son emploi du temps le lui permettait. Elle arpentait les sentiers bordés de pierres tombales inégalement avalées par les mousses et les racines de leurs voisins végétaux. Elle s’arrêta devant une de ses préférées, celle qui portait une inscription musicale et sensuelle «  Ci-git Zimanofski Arlette, frata de Ludwic Zamenhof y onklino del Espéranto »&lt;br /&gt;Le frou-frou de sa langue répétait les premières syllabes en les accompagnant d’un sourire coquin « Sygyzie, sygyziemanofski … c’est tellement mystérieux comme sonorité ? » Carolina relu la phrase en essayant de la déchiffrer lorsque son attention se porta sur le petit mausolée voisin. Il était couvert de mosaïques multicolores, de bougies consumées et de lettres des quatre coins du monde. Le voisin d’Arlette était le père fondateur de l’Espéranto, ce rêve d’une langue universelle censée rapprocher les peuples et remonter avant l’effondrement de la tour de Babel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ce que ces parures parsemées ne disaient pas c’est la violence et la rage avec lesquelles les SS Waffen avaient pourchassés et éliminés tous les proches de Zamenhof. Adolf vouait à l’Espéranto une haine toute particulière et voyait en elle la langue de la conspiration juive. Dès la prise de Varsovie en 39, il mit un point d’honneur à en faire disparaître tout usage et la famille de Ludwic fut une des premières pages brûlées de l’Histoire du long holocauste polonais.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Carolina, jeune polonaise décomplexée,  était à la fois à six cent kilomètres et des années lumières de Berlin. Elle venait de faire le lien avec la pierre tombale dont elle adorait caresser la patine incomplète et imparfaite. Arlette et Ludwic Leyer Zamenhof était donc liés. Si cette partie de l’épitaphe énigmatique avait été résolue en un temps record, les mots frata et onklino lui manquaient encore. Le ‘frata’ lui glissa dans le conduit auditif et trouva rapidement un sens : Arlette était la sœur de Ludwic ! Il ne restait plus que l’onklino à traduire.&lt;br /&gt;«  Si Arlette est la sœur de Ludwic, lui-même étant considéré comme le père de l’Espéranto, elle est donc sa tante ! »&lt;br /&gt;        «  Ci-git Zimanofski Arlette, sœur de Ludwic Zamenhof et tante de l’Espéranto ! Une langue unique pour pouvoir échanger avec l’ensemble des peuples de la planète, c’était pourtant une si belle idée… »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-21001519153848252?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/21001519153848252/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/03/mot-extraodinaire-sygyzie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/21001519153848252'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/21001519153848252'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/03/mot-extraodinaire-sygyzie.html' title='Mot extraodinaire: Sygyzie'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4225042954730814910</id><published>2010-02-08T13:36:00.000-08:00</published><updated>2010-02-08T13:36:09.181-08:00</updated><title type='text'>Sandwich servi par Fabienne</title><content type='html'>1ere phrase: Il s’assit, épuisé&lt;br /&gt;dernière: Mais il n’avait pas changé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’assit, épuisé. Cette mission était la pire qu’il avait effectuée durant toute sa carrière. Et pourtant, il en avait vu des pays en guerre, des populations décimées, exsangues. Ici, point de guerre, seulement un tremblement de terre, seulement....&lt;br /&gt;Il passa la main sur son visage, comme pour effacer ces visions d’horreur. Et partout, l’odeur, l’odeur insupportable des cadavres lui collait aux habits, à la peau, même après la douche la plus minutieuse.&lt;br /&gt;L’installation était spartiate dans le camp, mais il se considérait comme un « nanti » au regard de ces pauvres gens qui avaient tout perdu et qui erraient, perdus, affolés et affamés.&lt;br /&gt;Le travail était dur, moralement et physiquement épuisant. Ils étaient là depuis une semaine et il devenait de plus en plus difficile de trouver des survivants. Pourtant, quelquefois, le miracle avait lieu. Au milieu des décombres, on entendait une voix ou un cri affaiblis. Et là, frénétiquement, ils se mettaient à fouiller. Et quand on sortait un enfant ou une vieille femme, déshydratés, amaigris, blessés, mais vivants, l’espoir renaissait et avec, la foi en leur mission. Mais çà devenait de plus en plus rare... Même les chiens, leurs fidèles compagnons, si efficaces pour les sauvetages devaient être changés régulièrement. Ils « déprimaient » véritablement à voir et sentir tous ces cadavres.&lt;br /&gt;Ce petit pays ne disposait que de peu d’engins. Pourtant quelques-uns s’étaient déjà mis en marche ce matin. Le déblaiement commençait. Et quand les pelles soulevaient des monceaux de gravats, il n’était pas rare qu’il pende un bras ou une jambe arrachés. Il essayait de fermer les yeux, de penser à autre chose, de se dévouer aux survivants. La nuit, cependant, ces images revenaient le hanter.&lt;br /&gt;Il n’en pouvait plus aussi d’entendre les cris de ceux qu’on avait amputés. Car on amputait à tour de bras et on manquait de médicaments, d’antibiotiques et d’anesthésie... l’horreur à l’état pur.&lt;br /&gt;Pourtant, quand il avait décidé d’effectuer des missions humanitaires, c’était, paradoxalement pour se devenir plus fort, moins sensible, pour toucher la souffrance du bout des doigts et mettre un rempart entre elle et lui. Pour que la douleur ne le déchire plus. &lt;br /&gt;Mais il n’avait pas changé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4225042954730814910?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4225042954730814910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/02/sandwich-servi-par-fabienne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4225042954730814910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4225042954730814910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/02/sandwich-servi-par-fabienne.html' title='Sandwich servi par Fabienne'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-2656514328568056397</id><published>2010-01-21T18:55:00.001-08:00</published><updated>2010-01-21T18:55:40.202-08:00</updated><title type='text'>Mot extraordinaire: numismate</title><content type='html'>Surtout pour sa sonorité que pour son sens connu de beaucou&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Et quand il y en a pour un il y en a pour deux alors dans la même vaine tentative ;-)) : simiesque&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-2656514328568056397?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/2656514328568056397/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/01/mot-extraordinaire-numismate.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2656514328568056397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2656514328568056397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/01/mot-extraordinaire-numismate.html' title='Mot extraordinaire: numismate'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-8767090766115492131</id><published>2010-01-21T18:54:00.001-08:00</published><updated>2010-01-21T18:54:57.294-08:00</updated><title type='text'>4 mots *: Bosse, cabosse, carat, carabine</title><content type='html'>A vos claviers, il est facile celui-là&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-8767090766115492131?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/8767090766115492131/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/01/4-mots-bosse-cabosse-carat-carabine.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8767090766115492131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8767090766115492131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2010/01/4-mots-bosse-cabosse-carat-carabine.html' title='4 mots *: Bosse, cabosse, carat, carabine'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-5612073760036822080</id><published>2009-12-17T05:52:00.000-08:00</published><updated>2009-12-17T05:55:23.973-08:00</updated><title type='text'>Mot extraordinaire : Psaltérion</title><content type='html'>La conversion de l’empereur Costentin en 313 ap JC à la Chrétienté et faire de la religion catholique la religion officielle de Rome par l’édit de Milan, était certainement la meilleure solution pour ramener le calme au sein de l’Empire. Amalgamer les chrétiens au reste de la population, faire en sorte qu’ils puissent librement pratiquer leur culte sans toutefois abolir les rites païens populaires solidement ancrés, était toute l’affaire de l’Empereur Valentinien 1er en cette fin de 4e siècle.&lt;br /&gt;La deuxième étape de la conversion de l’empire à la Chrétienté relevait donc d’un large travail de persuasion et de formation des fidèles, et d’encadrement de la pratique de la religion catholique. Il fallait réussir le dosage subtil entre la mise en place de cette nouvelle religion d’état et l’intégration des chrétiens, sans toutefois effaroucher ni provoquer l’ire des païens accrochés à leurs rites centenaires.&lt;br /&gt;Il fut donc décidé au Sénat, en 370 ap JC, de former un corps de 350 psaltérions, qui devraient, au sein de tout l’empire, faciliter et encadrer la diffusion de la chrétienté. Loin de faire double-emploi avec les chrétiens eux-mêmes, qui assuraient par leur troupe leur propre prosélytisme, les psaltérions, en véritables gendarmes de la religion, avaient pour mission à la fois de freiner les excès d’exaltation des chrétiens et de leurs nouveaux convertis, mais aussi d’aider à la diffusion de la religion catholique en jouant les médiateurs et les pédagogues auprès des païens les plus réfractaires, par exemple en démystifiant les évangiles, ou encore en expliquant le sens des cantiques et des psaumes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-5612073760036822080?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/5612073760036822080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/mot-extraordinaire-psalterion.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5612073760036822080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5612073760036822080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/mot-extraordinaire-psalterion.html' title='Mot extraordinaire : Psaltérion'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09857553652511015673</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_c80hrN1QE7Y/SxeAgE_fMbI/AAAAAAAAAAM/2DkofVQGs90/S220/tr+18-04-04+452.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-7303515938979842736</id><published>2009-12-15T13:32:00.000-08:00</published><updated>2009-12-15T13:32:01.963-08:00</updated><title type='text'>Mot extraodinaire: psaltérion</title><content type='html'>Provided by Maeva ;-))&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-7303515938979842736?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/7303515938979842736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/mot-extraodinaire-psalterion.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7303515938979842736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7303515938979842736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/mot-extraodinaire-psalterion.html' title='Mot extraodinaire: psaltérion'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3564453245461465211</id><published>2009-12-13T05:34:00.000-08:00</published><updated>2009-12-13T05:36:46.664-08:00</updated><title type='text'>4 mots : Rage - Cou - Courage - Découragement</title><content type='html'>J’ai la rage ! Il nous reste juste les 3 dernières spéciales aujourd’hui dans ce Rallye de Grande Bretagne, pour finir la saison : mon 6e titre de Champion du monde est au bout. J’ai juste 2 seconde à reprendre à Mikko Hirvonen sur sa Ford Focus. 2 secondes …c’est largement à ma portée. Ma Citroën C4 est parfaite. Les mécaniciens l’ont préparée toute la nuit. Ils ont fait un travail remarquable. Et puis juste quand il ne fallait pas, je m’attrape ce torticolis ce matin au réveil ! Sans doute le stress car je n’ai aucun droit à l’erreur, c’est aujourd’hui que l’année entière se joue et que je rentre dans la légende comme le pilote de rallye le plus titré de tous les temps. Je ne peux décevoir personne, ni mon public, ni mon équipe, ni mes sponsors. Tout le monde sait que je peux largement gagner.&lt;br /&gt;Mais j’ai atrocement mal au cou. Je sais par avance que malgré ma séance de massage et mon casque qui me tient très bien les vertèbres cervicales, ce ne sera pas suffisant. Je vais souffrir toute la journée. Il va me falloir beaucoup de courage pour ne pas céder au découragement. Rester concentré comme si de rien n’était. Le titre cette année est à ce prix : 2 secondes… aucune erreur permise et plus que tout, ignorer la douleur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3564453245461465211?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3564453245461465211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/4-mots-rage-cou-courage-decouragement_8060.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3564453245461465211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3564453245461465211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/4-mots-rage-cou-courage-decouragement_8060.html' title='4 mots : Rage - Cou - Courage - Découragement'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09857553652511015673</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_c80hrN1QE7Y/SxeAgE_fMbI/AAAAAAAAAAM/2DkofVQGs90/S220/tr+18-04-04+452.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-6267985440628981374</id><published>2009-12-13T05:20:00.000-08:00</published><updated>2009-12-13T05:21:22.704-08:00</updated><title type='text'>4 mots : Rage - Cou - Courage - Découragement</title><content type='html'>façon Raymond Devos...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chien de la voisine du dessous a la rage,&lt;br /&gt;Cela ne fait pas l’affaire du voisin de dessus,&lt;br /&gt;qui a des vues sur la voisine du dessous.&lt;br /&gt;C’est vrai qu’elle a un très joli cou !&lt;br /&gt;Mais de là à risquer sa vie pour un coup,&lt;br /&gt;Il faut un certain courage !&lt;br /&gt;Pour ma part je ne sors plus dehors&lt;br /&gt;Depuis que j’ai ma rage de dents….&lt;br /&gt;Vous comprendrez qu’entre le chien et mes dents,&lt;br /&gt;Je sois en proie à un certain découragement !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-6267985440628981374?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/6267985440628981374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/4-mots-rage-cou-courage-decouragement_13.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6267985440628981374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6267985440628981374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/4-mots-rage-cou-courage-decouragement_13.html' title='4 mots : Rage - Cou - Courage - Découragement'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09857553652511015673</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_c80hrN1QE7Y/SxeAgE_fMbI/AAAAAAAAAAM/2DkofVQGs90/S220/tr+18-04-04+452.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3400041507227537407</id><published>2009-12-13T05:14:00.000-08:00</published><updated>2009-12-13T05:15:26.732-08:00</updated><title type='text'>Mot extraordinaire : épanorthose</title><content type='html'>Eparnorthose : nom féminin. Affection touchant le monde animal se traduisant par l’altération de la boussole interne de l’individu. Privé ainsi de tout repère géographique interne, l’animal atteint se détache des cycles migratoires annuels et sa survie est généralement inférieure à un an. Se dit communément de quelqu’un qui est déboussolé, a perdu le nord.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3400041507227537407?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3400041507227537407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/mot-extraordinaire-epanorthose_13.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3400041507227537407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3400041507227537407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/mot-extraordinaire-epanorthose_13.html' title='Mot extraordinaire : épanorthose'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09857553652511015673</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_c80hrN1QE7Y/SxeAgE_fMbI/AAAAAAAAAAM/2DkofVQGs90/S220/tr+18-04-04+452.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4178020082773439099</id><published>2009-12-09T13:15:00.002-08:00</published><updated>2009-12-09T13:15:32.093-08:00</updated><title type='text'>4 Mots : rage- cou - courage- découragement</title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4178020082773439099?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4178020082773439099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/4-mots-rage-cou-courage-decouragement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4178020082773439099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4178020082773439099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/4-mots-rage-cou-courage-decouragement.html' title='4 Mots : rage- cou - courage- découragement'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3283885506754810897</id><published>2009-12-09T13:15:00.000-08:00</published><updated>2009-12-09T13:15:11.753-08:00</updated><title type='text'>Mot extraordinaire: épanorthose !!</title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3283885506754810897?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3283885506754810897/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/mot-extraordinaire-epanorthose.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3283885506754810897'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3283885506754810897'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/mot-extraordinaire-epanorthose.html' title='Mot extraordinaire: épanorthose !!'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-5999067918601755679</id><published>2009-12-04T20:24:00.000-08:00</published><updated>2009-12-04T20:25:07.540-08:00</updated><title type='text'>Caliméro et sa moto</title><content type='html'>Caliméro sur sa moto&lt;br /&gt;faisait le fou au Ouen-Toro&lt;br /&gt;quand sa coquille foutut le camp&lt;br /&gt;emportée par ce putain de vent!&lt;br /&gt;C'est trop injuste, dit-il, me voilà devenu incognito !&lt;br /&gt;Moralité: si t'es crane d'œuf sur ta moto,&lt;br /&gt;attache ton casque, t'auras l'air moins ballot !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-5999067918601755679?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/5999067918601755679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/calimero-et-sa-moto.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5999067918601755679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5999067918601755679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/calimero-et-sa-moto.html' title='Caliméro et sa moto'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09857553652511015673</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_c80hrN1QE7Y/SxeAgE_fMbI/AAAAAAAAAAM/2DkofVQGs90/S220/tr+18-04-04+452.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3516049340315582535</id><published>2009-12-04T19:54:00.000-08:00</published><updated>2009-12-04T19:55:28.285-08:00</updated><title type='text'>Philosophie à consommer</title><content type='html'>Je suis heureux, je regarde ma télé,&lt;br /&gt;je fais mes courses au supermarché,&lt;br /&gt;sur la radio FM je suis branché,&lt;br /&gt;et sur le net, je vais surfer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! Quel bonheur de consommer !&lt;br /&gt;De disposer de tout ce que les autres ont fabriqué.&lt;br /&gt;Passif, je passe mon temps à ingérer.&lt;br /&gt;Mais avant de mourir, qu'aurais-je créé?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3516049340315582535?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3516049340315582535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/philosophie-consommer.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3516049340315582535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3516049340315582535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/philosophie-consommer.html' title='Philosophie à consommer'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09857553652511015673</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_c80hrN1QE7Y/SxeAgE_fMbI/AAAAAAAAAAM/2DkofVQGs90/S220/tr+18-04-04+452.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-8179847226961101639</id><published>2009-12-04T19:35:00.000-08:00</published><updated>2009-12-04T19:36:41.942-08:00</updated><title type='text'>Petit délire</title><content type='html'>Un petit pois dans un ascenseur,&lt;br /&gt;malin, regardait sous la jupe de ma sœur!&lt;br /&gt;Il n'y a rien à voir lui dis-je,&lt;br /&gt;que sa culotte Petit Bateau !&lt;br /&gt;Oui, me dit-il, mais j'ai un avantage sur toi,&lt;br /&gt;c'est que si je vois autre chose,&lt;br /&gt;moi, je ne rougis pas !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-8179847226961101639?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/8179847226961101639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/petit-delire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8179847226961101639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8179847226961101639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/petit-delire.html' title='Petit délire'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09857553652511015673</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_c80hrN1QE7Y/SxeAgE_fMbI/AAAAAAAAAAM/2DkofVQGs90/S220/tr+18-04-04+452.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-637229495719692365</id><published>2009-12-04T17:22:00.000-08:00</published><updated>2009-12-04T17:23:54.723-08:00</updated><title type='text'>Interlude</title><content type='html'>Il m'a pris ce samedi matin,&lt;br /&gt;en pensant à vous mes copains,&lt;br /&gt;de vous écrire ces quelques vers,&lt;br /&gt;avant de m'envoler vers l'hiver.&lt;br /&gt;J'avais envie d'être avec vous,&lt;br /&gt;par la pensée, c'est tout,&lt;br /&gt;et vous signifier combien en ce moment,&lt;br /&gt;l'écriture remonte au premier rang&lt;br /&gt;de mes plaisirs, de mes instants.&lt;br /&gt;Pour un scientifique, ce n'est pas évident!&lt;br /&gt;Samir, tel un pacha,&lt;br /&gt;choisir comme muse, Vanessa,&lt;br /&gt;mais non Diego je ne t'oublie pas !&lt;br /&gt;et toi Fabienne, arrête de rigoler comme ça !&lt;br /&gt;Gribouillez bien vos feuilles blanches,&lt;br /&gt;expulsez, ne gardez rien sous la manche,&lt;br /&gt;écrivez surtout avec votre cœur,&lt;br /&gt;parce qu'avant tout, c'est un grand moment de bonheur.&lt;br /&gt;Je vous souhaite à tous un bon décembre,&lt;br /&gt;qui sait, peut-être, d'autres membres&lt;br /&gt;et grâce au net, connecté,&lt;br /&gt;laissez moi aussi participer&lt;br /&gt;Une belle pensée à tous,&lt;br /&gt;à Samir, beaucoup de couscous,&lt;br /&gt;et à défaut d'universel amour,&lt;br /&gt;au moins pour quelques heures, de l'humour !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-637229495719692365?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/637229495719692365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/interlude.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/637229495719692365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/637229495719692365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/interlude.html' title='Interlude'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09857553652511015673</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_c80hrN1QE7Y/SxeAgE_fMbI/AAAAAAAAAAM/2DkofVQGs90/S220/tr+18-04-04+452.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-5878010207035239408</id><published>2009-12-03T14:39:00.001-08:00</published><updated>2009-12-03T14:39:58.664-08:00</updated><title type='text'>4 mots : BOUCHON – BONBON – BOUTON – BOULON par Henri</title><content type='html'>ça va mal, ça va vraiment mal. Voilà plus de ¾ d'heures que je suis coincé dans ce bouchon et ça me rend nerveux. Alors je suce des bonbons, je m'excite sur mon volant, je tripote sans cesse les boutons sur mon tableau de bord. Bref, je fulmine. Je vais être affreusement en retard, et en plus impossible de joindre mon rendez-vous puisque les batteries de mon GSM sont à plat ! Je vous le dit,  ça va vraiment mal. A coup sûr, quand il va me voir arriver avec plus d'une heure de retard, je sens qu'il va péter un boulon et en conséquence, me retirer l'affaire ! Je vous le dit, ça va vraiment mal !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-5878010207035239408?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/5878010207035239408/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/4-mots-bouchon-bonbon-bouton-boulon-par.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5878010207035239408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5878010207035239408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/4-mots-bouchon-bonbon-bouton-boulon-par.html' title='4 mots : BOUCHON – BONBON – BOUTON – BOULON par Henri'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-2720325660989278228</id><published>2009-12-02T23:46:00.000-08:00</published><updated>2009-12-02T23:47:47.161-08:00</updated><title type='text'>Aventure-Envie-Forêt-Epingle par Henri</title><content type='html'>J'ai toujours eu le goût de l'aventure, de l'exploration, sortir des sentiers battus, aller où personne ne va. L'année dernière, l'envie m'a pris de traverser l'ile de Bornéo de part en part. Je voulais vraiment voir cette ile dont on parle tant en ce moment, où la déforestation est galopante à cause des plantations de palmiers à huiles, dont nous sommes, et je suis, par mes achats de plats industriels à mon supermarché, un consommateur à mon insu ou du moins contre mon gré. La forêt équatoriale primaire, belle et majestueuse, mais aussi unique et irremplaçable, y disparaît au rythme de plusieurs terrains de football par jour. Je l'ai traversée d'Est en Ouest, en suivant les principales rivières. J'y ai vu les bois de teck centenaires, ceux dont on fait nos meubles qu'on apprécie tant ici. J'y ai vu aussi les plus proches voisins génétiques de l'homme que sont les orangs-outangs, ces impressionnants grands singes, destinés à disparaître en même temps que leur habitat. Émouvant voyage que j'ai fait là, et que je fais durer dans mon esprit en contemplant la carte de l'ile que j'ai affichée sur un mur de mon bureau. J'y ai placé quelques épingles colorées dérisoires, pour marquer mon itinéraire, mes lieux de campement, là où j'ai vu les familles des grands singes, ou les coupes de teck. Mais au rythme où vont les choses dans cette région, sans doute les lieux repérés sont-ils déjà caduques. Non, je n'ai pas envie d'y retourner pour voir. Je préfère une destination nouvelle. J'ai toujours eu le goût de l'aventure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-2720325660989278228?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/2720325660989278228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/aventure-envie-foret-epingle-par-henri.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2720325660989278228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2720325660989278228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/aventure-envie-foret-epingle-par-henri.html' title='Aventure-Envie-Forêt-Epingle par Henri'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09857553652511015673</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_c80hrN1QE7Y/SxeAgE_fMbI/AAAAAAAAAAM/2DkofVQGs90/S220/tr+18-04-04+452.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4729895949766879287</id><published>2009-12-02T23:44:00.000-08:00</published><updated>2009-12-02T23:46:04.157-08:00</updated><title type='text'>Seul avec une prostituée par Henri</title><content type='html'>Ce soir je viens te voir Madame,&lt;br /&gt;Juste pour soulager mon âme.&lt;br /&gt;Malgré ta jupe à raz le minou,&lt;br /&gt;Je ne viens pas tirer mon coup&lt;br /&gt;Et bien que j'aime ta p'tite bouille,&lt;br /&gt;Je ne viens pas vider mes couilles.&lt;br /&gt;Oh je sais, ce ne sera pas gratuit,&lt;br /&gt;Mais j'espère que tu me feras un bon prix.&lt;br /&gt;Je viens ce soir te parler de ma femme,&lt;br /&gt;Je ne suis pas le seul, je suppose, pour ça, Madame,&lt;br /&gt;Mais tu vois j'en ai tellement marre,&lt;br /&gt;Qu'il y ait entre nous cette espèce de barre&lt;br /&gt;Qui fait qu'on ne se parle plus,&lt;br /&gt;Qu'on ne se touche, et qu'on n'échange plus.&lt;br /&gt;Elle ne me voit plus que comme un étranger,&lt;br /&gt;une chose bizarre, tout juste un objet.&lt;br /&gt;Pourtant un homme, c'est pas un extra-terrestre,&lt;br /&gt;C'est pas une race à part, faut pas le laisser en reste!&lt;br /&gt;C'est bien un homo sapiens sapiens&lt;br /&gt;J'ai bien le droit de vivre, mince !&lt;br /&gt;A ses yeux, je ne suis plus qu'un canari,&lt;br /&gt;Un chien, un chat, un animal de compagnie.&lt;br /&gt;Pourtant j'éprouve, je ressens, je pense,&lt;br /&gt;Je peux t'assurer que j'ai encore tous mes sens !&lt;br /&gt;Et en cette ère d'égalité des sexes,&lt;br /&gt;Homme-femme, même affaire, pas de complexe!&lt;br /&gt;Comme elle, je dois faire mon chemin&lt;br /&gt;Et si mon destin est différent du sien,&lt;br /&gt;Il est tout autant respectable.&lt;br /&gt;Pourquoi alors me mépriser que diable !&lt;br /&gt;Tu vois, Madame, je suis fatigué&lt;br /&gt;Tous les jours contre elle de lutter&lt;br /&gt;Pour avoir ma place dans sa vie,&lt;br /&gt;Dans ses yeux, ses pensées et aussi dans son lit.&lt;br /&gt;Voilà c'est dit. Me voilà soulagé.&lt;br /&gt;Mais avant de partir, encore j'aimerais&lt;br /&gt;Poser ma tête contre tes seins,&lt;br /&gt;Fermer les yeux, oublier, être bien,&lt;br /&gt;Et comme il y a longtemps quand j'étais enfant,&lt;br /&gt;Poser ma main dessus, les embrasser et t'appeler Maman.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4729895949766879287?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4729895949766879287/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/seul-avec-une-prostituee-par-henri.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4729895949766879287'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4729895949766879287'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/seul-avec-une-prostituee-par-henri.html' title='Seul avec une prostituée par Henri'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09857553652511015673</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_c80hrN1QE7Y/SxeAgE_fMbI/AAAAAAAAAAM/2DkofVQGs90/S220/tr+18-04-04+452.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-7390373715089445666</id><published>2009-12-02T23:42:00.000-08:00</published><updated>2009-12-02T23:43:55.068-08:00</updated><title type='text'>Paraskevidékatriaphobie par Henri</title><content type='html'>Durant la guerre froide, dans les années 70, au sud de la Roumanie, non loin de la frontière Bulgare, une équipe de scientifiques payés par Moscou, a eu pour mission d'étudier la mise au point d'un champ électromagnétique, capable de protéger une zone étendue, de la taille d'une ville, contre les radiations émises par une éventuelle bombe atomique.&lt;br /&gt;Les travaux durèrent huit ans, et le petit village de Skevidekatria servit de champ expérimental. Ce bouclier électromagnétique, pompeusement appelé « Para-Skevidekatria » hélas se solda par un échec cuisant et par la mort par radiation et des protagonistes et des populations locales.&lt;br /&gt;C'est la levée du secret défense en 1999 qui a permis de comprendre le phénomène observé dans la région.&lt;br /&gt;En hommage à tous ces innocents décimés à l'autel des expérimentations militaires bien souvent délirantes et incontrôlées, a été créé le mot « paraskevidekatriaphobie » pour désigner la peur que ressentent les populations locales, à l'idée que des expérimentations militaires secrètes vont avoir lieu dans leur région.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-7390373715089445666?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/7390373715089445666/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/paraskevidekatriaphobie-par-henri.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7390373715089445666'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7390373715089445666'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/12/paraskevidekatriaphobie-par-henri.html' title='Paraskevidékatriaphobie par Henri'/><author><name>Henri I.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09857553652511015673</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_c80hrN1QE7Y/SxeAgE_fMbI/AAAAAAAAAAM/2DkofVQGs90/S220/tr+18-04-04+452.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-1506771990710349786</id><published>2009-11-30T16:04:00.001-08:00</published><updated>2009-11-30T16:04:58.407-08:00</updated><title type='text'>Paraskevidékatriaphobie par Brigitte</title><content type='html'>Paraskevidékatriaphobie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sujets, il faut savoir les aborder franchement. Tous les sujets. &lt;br /&gt;Autrement, c’est pas la peine de vivre en société.&lt;br /&gt;Ça sert à quoi la société si on peut pas parler entre nous. Echanger nos idées, faire des projets. Parler des vrais problèmes, soulever des vraies questions.&lt;br /&gt;Des fois, ça fait peur. Mais c’est normal. Tout le monde a un peu peur. Alors on fanfaronne, on fait semblant, on se fait croire qu’on est différent. Et on ignore les choses… Pour se rassurer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si c’est ça la vie, autant faire comme Robinson, s’installer sur une île, seul(e) de préférence et s’organiser sa petite vie. &lt;br /&gt;Et encore, même pour lui ça n’a pas fonctionné. La preuve, il a été rattrapé par Vendredi. On est toujours rattrapé par quelque chose… ou par quelqu’un. Et ça arrive toujours quand on s’y attend pas. J’aurais bien voulu voir sa tête à Robinson quand il s’est aperçu qu’il était pas tout seul. Je suis certaine qu’il a pensé que vendredi l’observait depuis un bon moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand même ça fout la trouille. Penser que quelqu’un était là et qu’on ne le savait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un truc comme ça, moi, ça me fait perdre mes moyens. Savoir qu’il y a toujours quelqu’un ou quelque chose derrière moi. Et ne pas le voir. C’est ça le pire. Savoir et ne pas voir. C’est un truc à devenir dingue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pour ce qui est d’en parler aux autres…. Je suis pas dérangée, mais ils pourraient le penser. J’ai pris quand même le risque et j’ai essayé d’en parler, mais les gens veulent pas. Je les sens réticents. Ils refusent pas vraiment, c’est pire, ils éludent. Comme si… ça les gênaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais moi j’ai vraiment envie d’en parler. Je crois que ça me ferait du bien, un peu comme un soulagement. Temporaire, forcément. Parce que c’est cyclique, mais quand même, un soulagement, même tout petit, même temporaire, c’est toujours bon à prendre, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je me suis dit, pour me donner du courage : « Brigitte ma fille, faut y aller. Cette fois, tu en parles, tu t’imposes ». &lt;br /&gt;Oui mais, ça n’intéresse personne. Ou alors les gens disent qu’ils n’ont pas le temps. Ou alors que c’est pas le moment. Enfin ça, c’est ce qu’ils disent… &lt;br /&gt;Je ne suis pas certaine de les croire. J’ai un doute.&lt;br /&gt;Les gens sont fuyants, vous savez. &lt;br /&gt;Ou alors ils disent aussi que c’est à cause des enfants. « On n’en parle pas quand les enfants sont là. Ils pourraient entendre ». J’ai beau leur dire qu’on peut s’organiser, prendre rendez-vous, se retrouver dans un endroit tranquille et en parler calmement…&lt;br /&gt;J’ai tout essayé, vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lundi, on me répond que la semaine commence, on a autre chose à faire que de penser à ça. C’est loin. Le lundi, tout le monde est débordé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mardi, les gens font ce qu’ils n’ont pas pu faire le lundi. Alors pas question d’y revenir, tout le monde est à la bourre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mercredi, c’est justement le jour des enfants. Faut les laisser jouer, se reposer, s’amuser, rêver, bref vivre leur vie d’enfants. Préserver leur innocence et surtout pas leur faire peur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un vrai cauchemar d’être seule à vouloir en parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Bon bah le jeudi alors, parce que là, quand vient le jeudi, il y a urgence . Sans quoi, les choses, elles nous rattrapent. Vous voyez ce que je veux dire. On se comprend à demi mot. Eh là, c’est l’angoisse, mais vraiment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je suis pas une trouillarde, je suis une angoissée. Il faut bien faire la différence. Il faut pas confondre. C’est comme ceux qui vous disent Treize à la douzaine, non mais quelle arnaque ! Douze c’est douze et treize c’est treize. C’est mathématique en plus d’être cyclique. Ils peuvent le garder leur treize à la douzaine. Moi j’en veux pas, surtout pas. Le monde est plein d’escrocs, faut se méfier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le lui ai dit à mon psy. Je lui ai dit : « le moment est venu de parler franchement docteur,nous allons nous attaquer au sujet, cette fois on ne va pas se défiler ». &lt;br /&gt;Moi j’étais résolue. Carrément déterminée. J’ai peur de rien. C’est juste que j’aime m’organiser. Il y a des moments pour faire les choses et il y a des moments pour en parler. Faut anticiper. &lt;br /&gt;Mon psy, je le vois toutes les semaines… le vendredi. C’est un rite, le vendredi à 13 heures… faut savoir gérer son temps. Et puis faut pas avoir peur d’y aller. &lt;br /&gt;Mon psy me dit que le vendredi c’est pas le bon jour pour en parler. Il a une espèce de moue que je n’arrive pas à bien interpréter. L’air un peu dégoûté, genre « moi je ne mange pas de ce pain là » et même un peu pédant, style « ce n’est pas mon genre, je suis au-dessus de ça ». &lt;br /&gt;Une fois, j’ai eu l’impression qu’il avait peur. C’était pas un vendredi comme les autres, je ne sais pas. Il avait pas l’air dans son assiette.Mais bon, je ne suis pas certaine, ça a été très fugitif. Il s’est vite ressaisi. Mais quand-même, j’ai vu l’inquiétude dans ses yeux. Un éclat, un bref instant, mais je sais ce que j’ai vu. Je ne sais pourquoi, ce jour là, j’ai payé la consultation 12 999 francs. Ca m’a quand même fait bizarre, comme si il fallait pas en parler… et ce jour là encore moins que les autres. Un gros non dit qu’il faudrait surtout pas chatouiller...Bizarre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’a proposé de changer nos rendez-vous. Mais je lui ai répondu que je ne suis pas disponible le samedi. Alors il m’a dit qu’on pourrait au moins changer l’heure. Il m’a proposé 18 heures à la place de 13 heures.&lt;br /&gt;Mais c’est trop tard. Les choses, il faut en parler avant qu’elles se produisent. Après, c’est foutu. Elles arrivent et on n’y peut plus rien. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Bonnes ou mauvaises, là n’est pas la question, elles se produisent parce que c’est le moment. Le jour J comme on dit. On peut pas compter sur le hasard. C’est risqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous l’ai dit, ou peut-être pas, je ne sais plus, y a des moments quand j’y pense trop je deviens vaguement confuse. Non, je ne suis pas superstitieuse. C’est seulement qu’il y a des limites à ne pas dépasser. Je suis prudente. Et prévoyante. Rien de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis contente qu’on en parle aujourd’hui. Ca me fait du bien, c’est comme un allègement. Parce que c’est lundi et qu’on est là entre nous. Y’a une bonne ambiance, c’est gai, c’est détendu. Et puis Y’ a Samir qui a eu cette remarquable idée d’aborder enfin le sujet ouvertement…et puis il y a Arnaud, Diégo et les autres. Mais au fait, on est combien ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ah, douze… C’est bien, c’est un bon chiffre. C’est un chiffre pair. Rond, propre, sans surprise et rassurant. Douze, Ca permet de faire des binômes, des paires justement. C’est bien de réfléchir à deux. A deux… on est plus forts. On se sent rassurés.&lt;br /&gt;Mais c’est quoi ce bruit dans le couloir ?  J’entends des pas. Je vous parie que c’est Grégoire. Il se trompe tout le temps Grégoire, je crois qu’il a des problèmes de calendrier. Mauvaise gestion du temps. Trop insouciant, Grégoire. Un jour ou l’autre, ça lui jouera des tours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, ça faisait longtemps qu’il était pas venu. Alors on va être treize. Mais bon, c’est lundi. Je reste. Je vous l’avais bien dit que je ne suis pas superstitieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brigitte&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-1506771990710349786?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/1506771990710349786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/11/paraskevidekatriaphobie-par-brigitte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1506771990710349786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1506771990710349786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/11/paraskevidekatriaphobie-par-brigitte.html' title='Paraskevidékatriaphobie par Brigitte'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-226892907409314001</id><published>2009-11-29T18:41:00.001-08:00</published><updated>2009-11-29T18:41:10.710-08:00</updated><title type='text'>Mot extraodinaire: Paraskevidékatriaphobie</title><content type='html'>Gabrielle nous propose :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perles du bac philosophie 2009: sujet en section scientifique. Voici ce qu'un candidat a écrit à propos du sujet: &lt;br /&gt;"Vous tenterez d'expliquer le terme Paraskevidékatriaphobie à partir de vos connaissances scientifiques" &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;"Si je décompose ce mot imprononçable en différents mots dont le sens est connu, il ne me restera ainsi qu'à développer les mots au 1er abord vide de sens. Ainsi "Para" pourrait être la solution pour se protéger d'une peur (phobie) de "skevidékatria".&lt;br /&gt;Skevidékatria pourrait être le nom d'une pathologie découverte par un biologiste russe, récompensé sans doute par un prix Nobel en son temps.&lt;br /&gt;Il s'agirait d'une maladie génétique affectant le 3ème segment d'ADN (en russe, cela se prononce KA TRIA). Chaque segment d'ADN ayant une codification spécifique, celui-ci a été référencé sous le sigle SKE (Segment KE), le 2ème segment étant SJD (ouf, on l'a échappé belle, encore plus imprononçable).&lt;br /&gt;Il ne restait ainsi plus qu'à expliquer "Vidé": facile!&lt;br /&gt;Notre savant fou aurait défini une peur irrationnelle face à une situation à moitié inachevée ou à moitié accomplie: le syndrome du 1/2 vide ou du 1/2 plein.&lt;br /&gt;La solution définie par notre sympatique russe face à cette pathologie serait simplement de stopper le processus en .. se jetant ... dans le vide !!!!&lt;br /&gt;Et oui solution radicale mais Ô combien efficace, testé par son auteur lui-même"&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'histoire ne nous dit pas si le candidat a réussi son bac ou si lui aussi, face au désastre de sa copie, a tenté de se jeter dans le vide atteint par l'incertitude du "à moitié réussi ou à moitié échoué".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-226892907409314001?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/226892907409314001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/11/mot-extraodinaire-paraskevidekatriaphob.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/226892907409314001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/226892907409314001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/11/mot-extraodinaire-paraskevidekatriaphob.html' title='Mot extraodinaire: Paraskevidékatriaphobie'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4518381097903665678</id><published>2009-11-09T21:08:00.000-08:00</published><updated>2009-11-09T21:08:34.222-08:00</updated><title type='text'>Sandwich savoureux</title><content type='html'>La contrainte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un sandwich : &lt;br /&gt;- 1ers mots : Les deux délinquants s’élançaient&lt;br /&gt;- les derniers: Ce fut face&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste écrit par Fabienne alias Fab&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux délinquants s’élançaient hors de la prison, silencieusement, comme deux félins gardés trop longtemps en cage. C’était la nuit et ils priaient pour que le maton du mirador ne les éclaire pas. Il y avait un passage dangereux, la cour, où il n’y avait rien pour se cacher... mais ce soir, par chance, rien ne bougeait dans cette nuit sans lune.&lt;br /&gt;Ils avaient bien calculé leur coup et couper les barbelés à l’endroit le plus abîmé fut un jeu d’enfant pour eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils s’élançaient donc aussi vite que leur permettait leur souffle patiemment entretenu dans la salle de sport de la prison, mais la chaîne qui les reliait les gênait et entravait leur course. Il fallait faire un effort, synchroniser leurs mouvements.&lt;br /&gt;Quand ils traversaient une route, ils ralentissaient l’allure et se cachaient derrière un buisson pour voir si personne ne venait. On ne voyait rien dans cette nuit d’encre, sauf quelquefois le brillant aléatoire de l’acier des menottes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils coururent ainsi jusqu’aux premières lueurs de l’aube, traversant des creeks, s’éloignant des maisons endormies, évitant tout chemin où ils auraient pu faire de mauvaises rencontres. Les mauvaises rencontres auraient été, évidemment, pour ceux d’en face. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour naissant les surprit dans une forêt dense. Bien. Ils pourraient se reposer un peu sous la canopée. Aucun hélicoptère ne pourrait les deviner. Ils avaient chaud et faim et soif, mais ils s’endormirent comme une masse.&lt;br /&gt;Le soir arrivant, ils reprirent leur course folle, un peu plus affamés, mais avec cette rage de bête traquée. Aller le plus loin possible, ne pas retourner dans cet enfer... ces phrases résonnaient dans leur tête, scandées comme un leitmotiv.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils en étaient sûrs : les télévisions de tout le pays devaient déjà être en train de diffuser leur portrait, en habit de bagnard, de face, de profil, patibulaires pour tous... pour tous ceux qui ne savaient pas....&lt;br /&gt;Ils arrivèrent à l’orée d’un village et la faim fut la plus forte. Ils choisirent une petite maison isolée, la seule éclairée d’une faible lueur. Lentement, ils en firent le tour... Apparemment personne.&lt;br /&gt;Ils essayèrent d’ouvrir la porte qui céda facilement. Contrairement à leur attente, la petite pièce n’était pas vide. Au coin de la cheminée, une jeune femme pleurait. Au bruit qu’ils firent en entrant, elle leva la tête et eut comme un soupir de soulagement. Ils lui parlèrent doucement, pour ne pas lui faire peur, conscients que leur aspect devait être effrayant. Mais ce n’était pas la peine, elle n’avait pas peur d’eux, seule sa solitude la terrifiait....&lt;br /&gt;Elle leur prépara silencieusement un repas chaud, simple et bon qu’ils mangèrent tout aussi silencieusement. Ils se sentaient bien, en sécurité... Elle les regardait en souriant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Maintenant, il fallait agir. D’abord trouver des outils pour couper leurs entraves. Ce ne fut pas une mince affaire de scier la chaîne. Ensuite, les menottes... &lt;br /&gt;Une fois que ces jumeaux d’infortune furent libres, il fallut bien songer à la suite de  leur plan : savoir lequel des deux allait se faire prendre, sciemment afin que l’autre puisse s’évader et disparaître... définitivement.&lt;br /&gt;Ils lui demandèrent de choisir pour eux, elle qui ne les connaissait pas. Alors, ne sachant que faire, elle sortit une pièce de monnaie de sa poche le les laissa choisir leur destin : pile ou face ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lança la pièce si haut qu’elle retomba à l’autre bout de la salle, presque dans la cheminée. Elle alla la ramasser et la tint dans son poing fermé. Tout deux retinrent leur respiration. Ils ne voulaient pas savoir tout de suite... encore quelques minutes dans ce havre de paix, en liberté.&lt;br /&gt;Quand finalement, la main tremblante s’ouvrit, ce fut face.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4518381097903665678?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4518381097903665678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/11/sandwich-savoureux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4518381097903665678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4518381097903665678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/11/sandwich-savoureux.html' title='Sandwich savoureux'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3663062701476520202</id><published>2009-10-31T22:00:00.000-07:00</published><updated>2009-10-31T22:12:58.419-07:00</updated><title type='text'>Lueur</title><content type='html'>Séisme au creux de mes reins&lt;br /&gt;                                                En ce jour de décembre&lt;br /&gt;                                                     Et demain?&lt;br /&gt;                                                  Rien, attendre&lt;br /&gt;                                                Que la tempête cesse&lt;br /&gt;                                                Que la rage diminue&lt;br /&gt;                                                     Tristesse&lt;br /&gt;                                                  D'un avenir nu&lt;br /&gt;                                          Nulle branche où me poser&lt;br /&gt;                                                  Désert de ruines&lt;br /&gt;                                                  Tant d'immensité&lt;br /&gt;                                                  En moi la famine&lt;br /&gt;                                         Peur de ne plus se souvenir&lt;br /&gt;                                              De ta voix, de ta peau&lt;br /&gt;                                                          Finir&lt;br /&gt;                                                      Aux abois&lt;br /&gt;                                                 Peur d'avancer&lt;br /&gt;                                              Dans la nuit, si nuit&lt;br /&gt;                                                 Pour l'éternité&lt;br /&gt;                                              Oiseau tombé du nid&lt;br /&gt;                                                 Tutoie les cieux&lt;br /&gt;                                                      Belle âme&lt;br /&gt;                                               Je crie aux dieux&lt;br /&gt;                                              Ventre en flammes&lt;br /&gt;                                             Montre moi le rivage&lt;br /&gt;                                                    Sans larme&lt;br /&gt;                                                  Et ton visage&lt;br /&gt;                                             Je n'ai plus d'armes&lt;br /&gt;                                             Pâle lueur d''espoir&lt;br /&gt;                                                    Une étoile&lt;br /&gt;                                             Dans tout ce noir&lt;br /&gt;                                                    Ma voile&lt;br /&gt;                                             Ivresse de l'amour&lt;br /&gt;                                               Dans mon cœur&lt;br /&gt;                                                    Toujours&lt;br /&gt;                                              Je n'ai plus peur&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3663062701476520202?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3663062701476520202/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/10/lueur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3663062701476520202'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3663062701476520202'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/10/lueur.html' title='Lueur'/><author><name>mariefun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819127722957388268</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4277113045235151661</id><published>2009-10-31T21:56:00.000-07:00</published><updated>2009-10-31T22:00:28.923-07:00</updated><title type='text'>proscrination</title><content type='html'>Je suis prosternée&lt;br /&gt;Devant tant de proscrination&lt;br /&gt;Du coup j'me fais prostituée&lt;br /&gt;Attention!&lt;br /&gt;Pour procréer seulement&lt;br /&gt;Ou professeur&lt;br /&gt;Pour promouvoir la proscrination&lt;br /&gt;Propriétaire ça fait riche&lt;br /&gt;Prolétaire c'est mieux&lt;br /&gt;Profiteur c'est pas mal!&lt;br /&gt;Bon, j'ai une proposition&lt;br /&gt;Une profiterolle!&lt;br /&gt;Profitez-en bande de proscrinateurs!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4277113045235151661?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4277113045235151661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/10/proscrination.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4277113045235151661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4277113045235151661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/10/proscrination.html' title='proscrination'/><author><name>mariefun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819127722957388268</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-2484650062709124950</id><published>2009-10-04T15:11:00.000-07:00</published><updated>2009-10-04T15:14:43.259-07:00</updated><title type='text'>Le recueil suspicions 2009 est inauguré</title><content type='html'>Pour découvrir les nouvelles écrites par les participants des ateliers d'écriture du "bois de jade" millésime 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Frédérique nous fait l'honneur d'ouvrir le bal cette année avec un texte au nom évocateur &amp; intriguant: 2 jours à tuer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le découvrir:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Rendez-vous sur :  http://receuilsuspicions.blogspot.com/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne lecture et à vos plumes si vous souhaitez contribuer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-2484650062709124950?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://receuilsuspicions.blogspot.com/' title='Le recueil suspicions 2009 est inauguré'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/2484650062709124950/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/10/le-recueil-suspicions-2009-est-inaugure.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2484650062709124950'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/2484650062709124950'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/10/le-recueil-suspicions-2009-est-inaugure.html' title='Le recueil suspicions 2009 est inauguré'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-103849886015947771</id><published>2009-09-15T00:40:00.000-07:00</published><updated>2009-09-15T00:48:29.578-07:00</updated><title type='text'>Un extrait arraché au bal des innocents</title><content type='html'>Et qui ne fera donc finalement pas partie de mon prochain livre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Pourtant, d’habitude, rien ne lui était plus intellectuellement insupportable qu’un bouchon. La liberté individuelle y est réduite au choix d’une file ; la résignation et la frustration sont les uniques moteurs de ce périple au gré du troupeau mû par un invisible berger guidant ses bestiaux aux pâtures avec lenteur. Seules quelques bêtes indisciplinées brisent cette monotonie en essayant de remonter vers la tête du troupeau en utilisant le chemin réservé aux chiens de garde et aux vétérinaires de cette faune métallique. Ces derniers sont faciles à repérer avec leurs beaux regards orange clignotants, il leur arrive de prendre sur leur dos une ou plusieurs brebis malades. Les chiens de garde, quant à eux, sont très bruyants ; leurs cris sont stridents et se propagent très loin. Pour les reconnaître, lorsqu’ils sont silencieux, les codes sont simples : lorsque leur toison est blanche, elle est tatouée de belles lettres bleues, ou inversement. Leurs regards aussi clignotent et colorent le matin gris d’un sublime bleu électrique. Ce regard perçant a la faculté de réveiller les animaux endormis et de calmer immédiatement les agités. &lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-103849886015947771?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/103849886015947771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/09/un-extrait-arrache-au-bal-des-innocents.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/103849886015947771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/103849886015947771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/09/un-extrait-arrache-au-bal-des-innocents.html' title='Un extrait arraché au bal des innocents'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-6845817644648646661</id><published>2009-09-08T18:32:00.000-07:00</published><updated>2009-09-08T18:55:15.239-07:00</updated><title type='text'>les corbeaux</title><content type='html'>le vent soufflait depuis l'aurore,&lt;div&gt;perdu dans ma rêverie,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;je l'imaginais tel une main carressant un corps,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;il dessinait dans l'herbe haute des arabesques,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;ce n'est que tard que je pris conscience que je l'imitais!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-6845817644648646661?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/6845817644648646661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/09/les-corbeaux.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6845817644648646661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6845817644648646661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/09/les-corbeaux.html' title='les corbeaux'/><author><name>Teshuné</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03193674035903067254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-7453001093591157496</id><published>2009-09-01T14:26:00.000-07:00</published><updated>2009-09-02T17:04:58.947-07:00</updated><title type='text'>So long my friend...</title><content type='html'>&lt;p&gt; Il venait d'avoir 17 ans, affichait une carrure aguichante et son nom passait déjà de lèvres en lèvres.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sa couleur ambrée et ses origines insulaires quasi-calédoniennes étaient autant de promesses qui resteront sans finalités.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les milliers de kilomètres que nous venions de parcourir ensembles, dos a dos, annonçaient de belles ivresses réminiscences communes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais voila qu'une autorité vile, mercantile et perfide s'est interposée, s'octroyant le droit de nous séparer et de te bannir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Même la lecture de l'excellente prose poétique St pierraise d'Alexis Gloaguen, pourtant savourée face au skyline de Sydney embrase d'un lever solaire flamboyant, ne parvient pas a calmer mon chagrin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Talisker selection 1992 des distilleurs, je te pleure...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;septembre 2009, aéroport de Sydney&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-7453001093591157496?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/7453001093591157496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/09/so-long-my-friend.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7453001093591157496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7453001093591157496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/09/so-long-my-friend.html' title='So long my friend...'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-5087756511201721727</id><published>2009-08-22T01:57:00.000-07:00</published><updated>2009-09-02T17:07:23.411-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle écrite en direct live d&apos;Ouessant'/><title type='text'>Les briseuses de veillée</title><content type='html'>&lt;p style="margin: 0px 0px 12px 113.4px; text-align: justify; text-indent: -42.5px; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Briseuses de veillée&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 113.4px; text-align: justify; text-indent: -42.5px; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Par Samir Bouhadjadj&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 113.4px; text-align: justify; text-indent: -42.5px; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Nouvelle écrite à Ouessant dans le cadre du salon du livre insulaire 2009&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 113.4px; text-align: justify; text-indent: -42.5px; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Challenge Marat'o'Tweet initié par Mister Bud &amp;amp; Gwen Catalàn &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; min-height: 12px;"&gt;Spéciale dédicace à Diego Djorquera, alias Diego le magnifique, pour le fond de documentation à l'origine de cette histoire Ouessantine,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Le pas de Pierre était lourd ce matin. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Il accompagnait le maire du bourg et portait l’écharpe bleue du syndicat des gens de la mer, l’étoffe porteuse de drame et de larmes.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;En cette matinée du 13 septembre 1965, la nouvelle qui colporte est encore plus triste que toutes les précédentes.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;La veuve présumée pour laquelle ils entament la procession de la proella n’est autre que Anne-Marie Malgorn, née Le Bihan.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Depuis leur enfance Pierre Le Bihan avait protégé sa dernière sœur, sa princesse.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Aujourd’hui le tandem avait la lourde tâche de procéder au tour des proches et de la famille pour finir par la maison où les deux hommes passaient fréquemment boire le coup.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;La mort dans l’âme, le funeste couple atteignit la maison des Le Bihan, les parents de Mathieu.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Le beau-frère de Pierre s’était embarqué depuis deux semaines sur l’attrape cœur, thonier armé à Concarneau et battant pavillon breton dès qu’il était en mer, à l’abri des regards.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Nom qui prenait aujourd’hui une connotation que certains n’hésiteraient pas à interpréter comme un présage qui aurait dû être évité.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Sans être totalement superstitieux, les gens de la mer portaient une importance significative aux noms de leur embarcation, l’attrape cœur s’était transformé en attrape veuves.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Alors que Pierre gravissait le chemin menant à Toul Al Lann il fut aperçu par la vieille Le Cleach.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt; Voyant le représentant du syndicat des gens de mer arborer l’écharpe bleue elle se signa et commença une prière silencieuse pour que ‘le petit’ passe son chemin sans s’arrêter chez elle.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Pierre souffla autant pour l’effort physique qu’il était en train d’effectuer que pour le poids grandissant de la nouvelle qu’il colportait et partageait avec son élu communal.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Simone fut soulagée lorsque les hommes dépassèrent enfin son entrée mais fut presque immédiatement submergée par une larme de fond.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Une de ses voisines venait de perdre un mari ou un fils et n’allait pas tarder à l’apprendre ; maudite mer, maudite tempête.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;  Le vent poussait Pierre par rafales longues et pénibles. Ce vent qui l’approchait de ses obligations était certainement celui qui avait causé le naufrage de son beau frère au large des côtes irlandaises.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Ironie du sort, l’orientation de ce coin du bourg faisait siffler Éole d’un chant mélodieux et faisait danser les herbes folles dans un ballet soyeux.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Pierre et Jean Tartin arrivèrent enfin devant la demeure des Malgorn. Depuis la petite fenêtre donnant sur la cour, la mère de Jean-Charles Malgorn comprit instantanément. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Elle venait de passer une nuit agitée et avait senti les vents mauvais des grandes marées, annonciateurs de mauvais augure.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;La nuit lui avait été pénible. Des rêves de grèves vides et de galets gris tombant des toits du bourg de Lampaul, puis une invasion de varech avait envahi son jardin…. Cela ne présageait rien de bon.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Le vision du duo abattu lui fit battre le sang dans les tempes si fortement qu’elle n’entendit pas les coups sur sa porte.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Elle fut même incapable de se souvenir de l’entrée de Pierre ainsi que de ses mots. Une seule chose était restée gravée : le mouvement de ces lèvres prononçant le prénom de son dernier fils vivant.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Jean et Pierre laissèrent Charlotte Malgorn aux bons soins des voisines ayant convergé vers sa demeure. La nouvelle s’était propagée à la vitesse d’un cheval au galop.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Ils étaient maintenant sur la route de la dernière annonce, la plus dure, celle qu’il aurait préféré ne jamais avoir à faire : le veuvage de la sœur de Pierre. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Il connaissait l’île et les conséquences habituelles de ce genre d’événements. Vu le peu d’hommes vaillants et candidats au mariage, une veuve habitant à Ouessant avait toutes les chances de le rester.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Malgré l'immense statut matriarcale de l'île, n’ayant pas encore eu d’enfants, elle avait donc toutes les chances de devenir, de fait, une branche morte, une âme en équilibre au bord du précipice de l’oubli.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Le vent, maintenant de face, forcissait et le ciel s’assombrissait lourdement. La tempête allait s’abattre sur l’île d’ici quelques heures mais Pierre n’avait pas l’âme à penser aux préparatifs nécessaires pour mettre son matériel à l’abri.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Les longues balades en compagnie d’Anne-Marie à la recherche du bois flotté lui revenaient en mémoire. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Leurs escapades à la fois incontournables, vitales pour se chauffer et bourrées d’aventures, corvées transformées en joies enfantines, découvertes chargées des codes et mystère de l’île.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Il fit la route dans une léthargie rêveuse. Son angoisse se perdait dans le paysage qui s’ébrouait sous les assauts du vent. Il était anesthésié par les éléments.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Les derniers pas menant à la maison d’Anne-Marie le ramenèrent à la sombre réalité de sa visite. Une ombre pris forme derrière le rideau, il ne pouvait plus faire machine arrière.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Compte tenu de la proximité familiale de cette dernière annonce, le maire fit son devoir de présence avec deux pas de recul et laissa Pierre seul dès qu’il pesa sur le penne de la porte. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Anne-Marie comprit. Le teint verdâtre des visages qu’elle connaissait si bien et leur association formelle l’informèrent immédiatement du ton de la visite.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Elle aurait pu s’effondrer mais sa seule réaction fut de retourner à son four pour l’alimenter en bois. A défaut d’un far, il faudrait en préparer une demi douzaine afin d’accueillir dignement les proches de son mari disparu en mer.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Alors que Pierre essayait vainement de la consoler, Anne-Marie priait déjà pour que l’on retrouve le bateau. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;L’espoir un peu enfantin de croire à une erreur de transcription d’un des sémaphores ou à un problème de la radio du navire.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Le capitaine de l’attrape cœur connaissait leur zone de pêche comme le dos ridé de sa main. Elle avait aveuglement confié son homme au commandant Groissant.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Ce dernier était un homme d’une trempe rare et d’un cran à toute épreuve. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Que son navire ait pu disparaître corps et biens sans laisser de trace était impossible. Du moins, c’est dans la force de cet homme qu’elle mettait ses espoirs de revoir Jean-Charles.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Anne-Marie ne pouvait se faire une raison, ses rêves d’enfants courant dans ses jupes avaient trop parfumé ses sens et ses nuits pour que la réalité lui reprenne tout cela aussi brutalement.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Dans ses songes, le petit garçon qui l’accompagnait avait bien trop les traits de l’élu de son cœur pour ne pas être le fruit de leur amour. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Persuadée du caractère prémonitoire des différentes visions qu’elle avait ressenti, elle ne pouvait donc pas imaginer une seule seconde que la mer d’Irlande puisse l’en priver.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Pourtant sa maison commençait doucement à se remplir de proches et d’amies en larmes. Cependant, ses yeux restaient secs et ses pensées lointaines malgré les vagues de cris déchirants qui montaient en puissance.        &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt; Le zénith des décibels plaintifs fut atteint à l’arrivée de la mère du défunt. Les cris devinrent hurlements, les pleurs rivières et les accolades profondes.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;La veillée commençait comme tant d’autres l’ayant précédée et elle avait de grandes chances de finir dans la même tristesse désuète et vide de sens.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt; Pourtant, alors que toutes les robes noires se mêlaient et que les mouchoirs s’humidifiaient, deux vieilles femmes inconnues s’approchèrent d’Anne-Marie qui venait de sortir dans le jardin pour tirer de l’eau au puits.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;La première attrapa son visage à deux mains et commença à chanter un air inconnu et mystérieux. Anne-Marie fut happé par cette litanie, ses yeux basculèrent dans leurs orbites.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Alors que son échine se raidit brutalement, la seconde briseuse de veillée posa sa main sur le front de la jeune femme, elle s’écroula au sol tel un chiffon froissé. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt; Anne-Marie se réveilla deux jours plus tard. Jeannette sa voisine et amie la veillait et l’accueillit avec un sourire compatissant.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Elle lui raconta la fin de la veillée et sa découverte inerte dans le jardin. Tous les habitants présents à la veillée avaient conclu à la violence du contrecoup et lui espéraient un prompt rétablissement.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Son inertie n’avait échappé à personne et cette perte de connaissance les rassurait presque. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Pourtant à son réveil, Anne-Marie était plus que jamais certaine que le retour de son homme n’était plus qu’une question de temps.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px 0px 12px 9px; text-align: justify; font-family: Arial; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;b&gt;Jamais elle ne dévoilerait le secret de la visite des briseuses de veille, son destin en dépendait.  &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=";font-family:Arial,serif;font-size:100%;"  &gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:11;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-5087756511201721727?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/5087756511201721727/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/08/les-briseuses-de-veille.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5087756511201721727'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5087756511201721727'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/08/les-briseuses-de-veille.html' title='Les briseuses de veillée'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-970777266569951157</id><published>2009-07-30T02:50:00.000-07:00</published><updated>2009-07-30T02:56:03.404-07:00</updated><title type='text'>Ta main</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ta main sur ma mouche&lt;br /&gt;Ma main sur ta bouche&lt;br /&gt;Mange le miel de ma peau&lt;br /&gt;Miroirs éparpillés&lt;br /&gt;Mauve et musc&lt;br /&gt;Inondent notre couche&lt;br /&gt;Merveilles et mots&lt;br /&gt;Flottent sur cette mer&lt;br /&gt;Mirage ou magie&lt;br /&gt;Frappent à notre porte&lt;br /&gt;Malicieux ou mignons&lt;br /&gt;Jeux multiples ou minis&lt;br /&gt;Ta mine d'amour&lt;br /&gt;Me magnifie&lt;br /&gt;Musarde et mystique&lt;br /&gt;Mes mimes te multiplient&lt;br /&gt;Moisson ou pamoison&lt;br /&gt;Les deux me minisculent&lt;br /&gt;Mie et myrtilles&lt;br /&gt;Mordent nos chairs&lt;br /&gt;Ta mèche sur ma joue&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Délice moment de mélange&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-970777266569951157?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/970777266569951157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/07/ta-main.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/970777266569951157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/970777266569951157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/07/ta-main.html' title='Ta main'/><author><name>mariefun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819127722957388268</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-1982999222661277214</id><published>2009-07-22T17:24:00.000-07:00</published><updated>2009-08-04T23:51:21.841-07:00</updated><title type='text'>Rien ne vaut la clarté du message</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_G_mSSYI9ljE/Smevb4UhOII/AAAAAAAAAD8/tHYpzPGXmBw/s1600-h/bouteille+%C3%A0+la+mer.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_G_mSSYI9ljE/Smevb4UhOII/AAAAAAAAAD8/tHYpzPGXmBw/s320/bouteille+%C3%A0+la+mer.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361446774917642370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img src="file:///C:/DOCUME%7E1/ELSAHE%7E1/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot-1.jpg" alt="" /&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;Mes sages sont amers,&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Ta mère porte des tresses,&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Détresse calédonienne.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Calédonienne, trois qui la tienne cent mille fois plus qui l’habitent.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;L’habitude fait loi à défaut de toit.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Toi, tu observes tout ça en ne pensant qu’à toi.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Toit si cher à ta liberté, égalité, fraternité&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Pas frapper sur les sans-foyers, pas frapper sur les sans-papiers.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Pas pieds nus, pas va-nus pieds, papiers nus si pas payés.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Six papayers pour toute richesse et le cœur comme toit.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Toisant d’en bas un monde tourné vers le haut,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;toisant d’en bas un monde qui leur a tourné le dos.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Le dossier épais l’attend sur l’étagère.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;L’état gère son cas librement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;Son calibre ment lorsqu’il se croit silencieux.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Six lances, yeux fermés,cent lances oyez fermiers sans vaches ni tâches :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;l’attaché case nourrit son homme seulement si le code ouvre les serrures,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;car si le code est ouvert au mauvais article, les bons comptes tournent et l’escroc perd ses amis.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Les crocs n’ont plus que la mie.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;L’ami partage ton pain tant qu’il est frais,&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt; les frais d’avocats en moins, la noblesse d’âme en bonus.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Dame! En bon us, un bien vaut mieux que milles scélérats.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Les rats quittent le navire s’il prend l’eau, jamais lorsqu’il prend le large.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;Larguons les amarres, marre des simulacres, il est l’heure d’affûter les compas.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;Comparons les prix et ajustons les coûts (‘coutes’).&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;L’écoute amène la hauteur et en bonne vigie nous éviterons les écueils et trouverons la passe,&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;La passerons ensemble, main dans la main,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;comme pour cette poignée, demain est historique.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt; Prenons enfin le temps de bâtir en fin un vrai happy-end :&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt; le destin commun !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 255, 255);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-1982999222661277214?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/1982999222661277214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/07/rien-ne-vaut-la-clarte-du-message.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1982999222661277214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1982999222661277214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/07/rien-ne-vaut-la-clarte-du-message.html' title='Rien ne vaut la clarté du message'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_G_mSSYI9ljE/Smevb4UhOII/AAAAAAAAAD8/tHYpzPGXmBw/s72-c/bouteille+%C3%A0+la+mer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-6657788753573971681</id><published>2009-07-18T23:43:00.000-07:00</published><updated>2009-07-18T23:59:59.319-07:00</updated><title type='text'>soi en note</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="19" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="21" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="31" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="32" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="33" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Book Title"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="37" name="Bibliography"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" qformat="true" name="TOC Heading"&gt; 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 &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;pria d’sonner dans l’être.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;de chanter, de vivre, d’être quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Quoi ?, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;l’est rien qu’un croâ qui jacasse &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;comme une bille noire...pourvue de stimuli multiples.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;pauvre de ressentis ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;peau d’aile même !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;pauvre d’elle ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;juste une peau d’aile&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;vit voit&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;dans l’obscurité ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;et parle de vive voix…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Que vive aussi sa voie !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Qu’elle soit entendue&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;et qu’elle vive bien sûr !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;vive le Soi entendu !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 0cm;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;o bons écouteurs-Salut!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-6657788753573971681?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/6657788753573971681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/07/soi-en-note.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6657788753573971681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6657788753573971681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/07/soi-en-note.html' title='soi en note'/><author><name>klo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13888473759814289916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4607726867253994295</id><published>2009-07-13T20:52:00.000-07:00</published><updated>2009-07-13T21:09:08.741-07:00</updated><title type='text'>Les Haikus exquis du 13 juillet</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Petites pensées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Composées en trois tablées &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;S'envolent en riant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Chacun prend un vers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Le déguste goulument&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Et passe la main ;-))&lt;/span&gt; BDJ&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Belle est la lumière&lt;br /&gt;Sur les montagnes enneigées&lt;br /&gt;Et douce est ta peau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cocotier en pot&lt;br /&gt;Bleuets papillons exquis&lt;br /&gt;Je suis éblouie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet œil est glauque&lt;br /&gt;Qui regarde mal le droit&lt;br /&gt;Juristes aux abois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bande de voyous&lt;br /&gt;Je vous aurai au tournant&lt;br /&gt;Une allée de cocos&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la lune rit&lt;br /&gt;le soleil se réveille&lt;br /&gt;Étoiles au revoir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blottie bien au chaud&lt;br /&gt;Auprès de la cheminée&lt;br /&gt;Elle s'éteint pourtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boire du côte de bourg&lt;br /&gt;Jouir et hurler cette ivresse&lt;br /&gt;J'ai le cœur léger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vois de l'autre côté&lt;br /&gt;Si l'autre trottoir te plaît&lt;br /&gt;Met du rouge à lèvres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lunettes noires et perles&lt;br /&gt;Vêtue de strass et de paillettes&lt;br /&gt;Deux talons aiguilles&lt;br /&gt;(Beaux talon anguilles)ND BDJ&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un seul écho&lt;br /&gt;Vent d'ouest sur baie des citrons&lt;br /&gt;Résonnent quelques mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Couleurs de printemps&lt;br /&gt;Arc en ciel naissant du bois&lt;br /&gt;Où sont tes racines&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Feuilles de tarot&lt;br /&gt;Dans l'herbe écarlate d'un jour&lt;br /&gt;J'en étais repue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Calédonie viens,&lt;br /&gt;Hédoniste, tu cales ?&lt;br /&gt;Trop de beauté tue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4607726867253994295?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4607726867253994295/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/07/les-haikus-exquis-du-13-juillet.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4607726867253994295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4607726867253994295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/07/les-haikus-exquis-du-13-juillet.html' title='Les Haikus exquis du 13 juillet'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-5512235731123661119</id><published>2009-04-17T03:38:00.000-07:00</published><updated>2009-04-17T04:02:38.289-07:00</updated><title type='text'>Mon ventre gargouillait...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Mon ventre gargouilla encore une fois. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je sentis des yeux se  poser sur moi. Gênée, je rougis sans oser lever la tête.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Autour de moi, le silence total. Normal, impossible de rater l'affiche jaune fluo agressif à l'entrée, demandant le silence absolu. Je continuai à sentir des yeux sur moi, mais je gardais les miens obstinément baissés.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Essayant de contenir mon embarras et de camoufler mon trouble, je pris au hasard un des magasines posés sur la table et l’ouvrit machinalement. Mon esprit refusa de se fixer sur les articles écrits. Les lettres dansèrent sous mes yeux et se firent de plus en plus flous. Et puis zut ! Je n’arrive pas à faire semblant. Je décidai alors de m’occuper autrement et remis le magasin à sa place.&lt;br /&gt;Nerveusement, j’ouvris mon sac pour prendre la lime nichée dans une des poches et de refaire une beauté à mes ongles. En sortant la lime, celle-ci se prit dans le trousseau de clé, qui tomba au sol avec fracas.&lt;br /&gt;Prise de panique, je me précipitai au sol afin de récupérer les clés, et mon sac ouvert tomba. Tout s’étala par terre ! Miroir, rouge à lèvre, stylo, boite de pastilles, portefeuille et porte-monnaie. Ce dernier sous le choc s’ouvrit, laissant tomber des pièces dans un vacarme monstrueux.&lt;br /&gt;La honte m’envahit, des micros gouttes de sueur commencèrent à perler sur mon front. Des pièces se mirent à rouler dans  toutes les directions. Je ne savais plus par où commencer. Les regards de plus en plus furieux dirigés vers moi me picotèrent la nuque et me firent trembler. Mon souffle me manqua. A ce moment précis, je n’eus qu’une envie : me mettre sous terre à tout jamais, sûre que les gens peuvent sentir mes palpitations et entendre mon cœur cogner contre ma poitrine comme un Daiko japonnais.&lt;br /&gt;Ma panique m’empêchant de réfléchir, je me mis à quatre pattes et commençai à ramasser mes pièces quand je le vis accroupi devant moi. Ses yeux d’un vert inhabituel, son visage angélique, son sourire encourageant, me figèrent sur place. Voyant mon manque de réaction, il posa sa main sur la mienne et fit une légère pression. Une décharge me passa dans la main. Dieu est arrivé sur terre !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-5512235731123661119?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/5512235731123661119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/04/mon-ventre-gargouillait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5512235731123661119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5512235731123661119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/04/mon-ventre-gargouillait.html' title='Mon ventre gargouillait...'/><author><name>Caudex</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08314213007415796433</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='18' src='http://3.bp.blogspot.com/-Cm9Jbdu5320/TvktV6mMCxI/AAAAAAAAABs/zhaeVnTlw9o/s220/PA134886.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-6621228625476863687</id><published>2009-03-09T03:10:00.000-07:00</published><updated>2009-03-12T14:14:14.665-07:00</updated><title type='text'>Quand sonnera le glas...</title><content type='html'>Toc toc toc!&lt;div&gt;3 légers coups.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Qui va là à cette heure-ci?&lt;div&gt;Vu la façon de frapper, cela doit être une gente dame.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Arrive le fils aîné de son pas décidé...il m'empoigne fermement et me tourne sans ménagement. Aïe, j'ai dû le déranger. Hum, que peut-il bien faire de si intéressant? Vu l'heure, sûrement pas grand chose, déjà qu'il fiche que dalle la journée...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- Bonsoir monsieur, excusez-moi mais...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le timbre de sa voix est agréable à entendre, voire mélodieux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'enrage de ne pouvoir voir ces visages car je suis trop mal placée, alors je les imagine par rapport aux voix: dentitions parfaites, larges bouches, trait ingrats, regards perçants, mines patibulaires, maigres, grassouillets, vieux, jeunes, fumeurs, bonne santé...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Malgré cela, je remplis mon rôle parfaitement. Sans moi impossible de bloquer les battants et donc d'assurer la sécurité de la maisonnée ou de garder l'intimité familiale. Et ce depuis 5 générations. Je suis bien fière de ma responsabilité et de mon ancienneté. J'ai été là depuis le début.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En retour, j'aimerai qu'on me bichonne un petit peu plus, ou qu'on me traite avec plus de considération. Mais c'est plutôt chose rare.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le seul moment où l'on a pris soin de moi fut quand on a essayé de me faire tourner par effraction. Un rustre m'avait enfoncé un objet en métal pointu dans mon dos et vlan, la pointe s'est brisée et est restée coincée. Je n'ai pas souffert le martyr mais disons que la chose me gênait. Et là, j'ai eu toute l'attention du monde. Ils s'étaient mis à trois à me démonter et à essayer de m'enlever cette chose tant bien que mal. Après cela, j'ai été polie, huilée...chouchoutée quoi!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'aime quand c'est elle qui me tourne. C'est toujours agréable de sentir une paume chaude sans callosité sur soi, et des doigts comme des caresses, et ce voile de parfum enivrant quand elle se précipite vers moi. Comment pourrais-je me lasser? J'aimerai que ce soit exclusivement elle qui me manie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais non, elle n'est pas seule, il y ce grand dadais, et ce gamin que je surnomme "turbulence", un vrai petit diable. Je le déteste, jamais il ne se lave les mains, ils sont toujours remplis de morve ou de je ne sais quoi...beurk! L'avoir sur moi une seule fois par jour me ferait mourir d'overdose!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En parlant de fréquence, je ne compte plus le nombre de fois qu'on me tourne dans la journée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Plutôt content du rythme, car en fait, cela m'évite de rouiller.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au fond, il vaut mieux cette poignée de forcené et cette petite main pleine de saletés que rien.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je n'ose imaginer le jour où l'on se débarrassera de moi. Quand on me trouvera trop vieillotte ou démodée. Déjà, on a rajouté un taquet au dessus de moi. Cette concurrence m'attriste car cela voudrait dire que je ne suis plus si utile que ça, après tant d'années de loyaux services.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et si on se séparait de moi un jour, où vais-je finir?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;D'autres personnes voudraient-elles toujours de moi?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De tout coeur, je l'espère. Ma carrière ne peut pas s'arrêter ainsi, ce serait trop bête.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le marché regorge d'espagnolette, mais imaginez-vous tout ce qui a été utilisé pour me fabriquer? Ce serait porter un autre coup à cette bonne vieille planète si on ne me recyclait pas.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-6621228625476863687?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/6621228625476863687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/03/quand-sonnera-le-glas.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6621228625476863687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6621228625476863687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/03/quand-sonnera-le-glas.html' title='Quand sonnera le glas...'/><author><name>Caudex</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08314213007415796433</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='18' src='http://3.bp.blogspot.com/-Cm9Jbdu5320/TvktV6mMCxI/AAAAAAAAABs/zhaeVnTlw9o/s220/PA134886.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-8465643823281861757</id><published>2009-03-02T03:34:00.000-08:00</published><updated>2009-03-02T17:48:16.090-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poème'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Champignon'/><title type='text'>Ode aux champignons</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Voulant en savoir plus sur le fabuleux monde mycorhizien, j'ai rejoins la Société Mycologique de NC. Suite à une première sortie, j'ai voulu exprimer l'impression qui m'est restée...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Clavaire, Lactaire ou Laccaire,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;L'air de rien, tu attises ma curiosité,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Avec ta frêle silhouette, duveteuse ou visqueuse,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Imitant admirablement coraux et ombrelles.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Jouant à cache-cache, tu te laisses découvrir,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Montrant lames, lamelles et lamellules,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Allant du blanc virginal au bleu turquoise,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;En passant par le rouge vermeille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Originale, mystérieuse et délicieuse,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Tu te laisses savourer à toutes les sauces.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Ton subtil parfum chatouille mes narines &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Dans les sous-bois où tu te niches.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;En boule, en vasque ou phallique,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Je m'émerveille devant tes formes multiples.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Coulemelle, Trémelle ou Chanterelle,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Belle des bois tu m'enchantes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Mycophage, sporophore ou polyspore,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Tu t'adaptes sans soucis.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;O Divine créature,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Joyau de la nature,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Tu fais le bonheur des autres &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;Dans cet écrin de verdure.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-8465643823281861757?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/8465643823281861757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/03/ode-aux-champignons.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8465643823281861757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8465643823281861757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/03/ode-aux-champignons.html' title='Ode aux champignons'/><author><name>Caudex</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08314213007415796433</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='18' src='http://3.bp.blogspot.com/-Cm9Jbdu5320/TvktV6mMCxI/AAAAAAAAABs/zhaeVnTlw9o/s220/PA134886.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-6456754451076939694</id><published>2009-02-11T02:24:00.000-08:00</published><updated>2009-02-11T02:42:25.561-08:00</updated><title type='text'>Il meurt lentement celui qui...</title><content type='html'>Il meurt lentement &lt;div&gt;celui qui ne voyage pas,&lt;div&gt;celui qui ne lit pas,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;celui qui n'écoute pas de musique,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;celui qui ne sait pas trouver&lt;/div&gt;&lt;div&gt;grâce à ses yeux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il meurt lentement&lt;/div&gt;&lt;div&gt;celui qui détruit son amour-propre,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;celui qui ne se laisse jamais aider.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il meurt lentement&lt;/div&gt;&lt;div&gt;celui qui devient esclave de l'habitude&lt;/div&gt;&lt;div&gt;refaisant tous les jours les mêmes chemins,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;celui qui ne change jamais de repère,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;ne se risque jamais à changer la couleur&lt;/div&gt;&lt;div&gt;de ses vêtements&lt;/div&gt;&lt;div&gt;ou qui ne parle jamais à un inconnu.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il meurt lentement&lt;/div&gt;&lt;div&gt;celui qui évite la passion&lt;/div&gt;&lt;div&gt;et son tourbillon d'émotions&lt;/div&gt;&lt;div&gt;celles qui redonnent la lumière dans les yeux&lt;/div&gt;&lt;div&gt;et réparent les coeurs blessés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il meurt lentement&lt;/div&gt;&lt;div&gt;celui qui ne change pas de cap&lt;/div&gt;&lt;div&gt;lorsqu'il est malheureux&lt;/div&gt;&lt;div&gt;au travail ou en amour,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;celui qui ne prend pas de risques&lt;/div&gt;&lt;div&gt;pour réaliser ses rêves,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;celui qui, pas une seule fois dans sa vie,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;n'a fui les conseils sensés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vis maintenant!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Risque-toi aujourd'hui!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Agis tout de suite!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ne te laisse pas mourir lentement!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ne te prives pas d'être heureux!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Pablo Neruda...que j'adore!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-6456754451076939694?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/6456754451076939694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/02/il-meurt-lentement-celui-qui_11.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6456754451076939694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/6456754451076939694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2009/02/il-meurt-lentement-celui-qui_11.html' title='Il meurt lentement celui qui...'/><author><name>Caudex</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08314213007415796433</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='18' src='http://3.bp.blogspot.com/-Cm9Jbdu5320/TvktV6mMCxI/AAAAAAAAABs/zhaeVnTlw9o/s220/PA134886.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-3250659229802684086</id><published>2008-12-18T16:05:00.000-08:00</published><updated>2008-12-18T16:06:33.776-08:00</updated><title type='text'>Un cauchemar...</title><content type='html'>J’ai fait un cauchemar horrible&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens naissaient tous égaux et en bonne santé&lt;br /&gt;Du coup les hôpitaux ont commencé à se vider.&lt;br /&gt;Les passants n’avaient plus rien à se raconter et les hommes politiques, totalement délirants, racontaient la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un rêve horrible où tout le monde mangeait à sa faim,&lt;br /&gt;Plus de possibilités de se gaver sous couvert de la peur de manquer,&lt;br /&gt;Plus besoin de boire jusqu’à plus soif pour oublier ses problèmes,&lt;br /&gt;Personne n’en cherchant plus, il devenait difficile d’en fabriquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un triste songe où les enfants se prenaient par la main en chantant,&lt;br /&gt;En riant tout simplement, sans se moquer de leurs  prochains.&lt;br /&gt;Les vieux jetaient leurs cannes inutiles et n’ayant plus besoin de personne pour traverser les rues, des milliers de scouts patientaient aux feux rouges, attendant le retour de l’hiver et des plaques de verglas. Mais l’hiver ne vint pas, le printemps semblait figé au comble de sa splendeur inutile et insupportable. Les cantonniers n’avaient plus de feuilles mortes à ramasser et faute de problèmes familiaux à étaler, ils ne pouvaient plus pavoiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes de mains sans honoraires prenaient le café, leurs derniers clients commençaient à dater. Du bon vieux temps ils auraient aimé discuter mais fautes de preuves leurs souvenirs venaient à s’effacer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le patron du café ne venait pas leur réclamer son dû, car oublié par les impôts il ne regardait plus à la dépense, offrant gîte et couvert à qui le désirait. Le pâtissier y ajoutait de jolis ballotins de chocolats.&lt;br /&gt;Mais personne ne voulait s’encombrer de tant de paquets, une vie sans heurts ni stress c’était déjà bien assez gênant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le curé vint à s’ennuyer, plus de bigotes à écouter donc plus de confessions mesquines à auditionner, il devait se résoudre à les inventer. Après avoir noirci des milliers de feuilles des morceaux de sa conscience, il brûla le tout en jurant que l’on ne l’y reprendra plus. De tant d’années de service il en eut assez, il prit sa gaule et sans alla pêcher. Une fois encore il était embêté car, aussitôt assis, il n’avait pas le temps de prier que tous les poissons venaient à gober son hameçon et ce même sans appât. Il s’allongea sur l’eau et se laissa dériver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les camelots à défaut de clients à haranguer s’en vinrent en congés à la mer où ils rencontrèrent des marchands (dé)ambulants. Etonnés de rencontrer ces humains qui parlaient le même langage qu’eux, ils se mirent à palabrer et tout ce qui était prononcé était directement oublié. Du magnifique ramasse-miette électrique aux chouchous phosphorescents et autres cacahuètes caramélisées, ils étalèrent tout leur savoir avant de s’apercevoir qu’ils en savaient beaucoup plus que ce qu’ils ne voulaient bien en dire. Devant tant de talents réunis, ils ne pouvaient que se taire et écouter et ils découvrirent ce merveilleux bruit de fond qu’est la mer. Epatés, ils voulurent en faire commerce mais aucun d’entre eux n’avait de valise assez grande pour y faire rentrer la mer.&lt;br /&gt;Ils allèrent trouver le vieil homme au bout de la jetée pour lui demander conseil. L’ancêtre les toisa et leur dit en silence de s’asseoir et de regarder. Le soleil se coucha et la mer en plus de son chant fantastique se revêtit alors d’une merveilleuse robe d’or.&lt;br /&gt;Les camelots le remercièrent humblement de son excellent conseil.&lt;br /&gt;Devant tant de sagesse ils durent s’incliner. Emprisonner la mer n’avait pas de sens, car elle serait privée du soleil.&lt;br /&gt;Ils s’en furent donc au port à la recherche d’un container assez grand pour y mettre le soleil et la mer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-3250659229802684086?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/3250659229802684086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/un-cauchemar.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3250659229802684086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/3250659229802684086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/un-cauchemar.html' title='Un cauchemar...'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-7292460879590189100</id><published>2008-12-17T14:09:00.000-08:00</published><updated>2008-12-17T14:11:30.014-08:00</updated><title type='text'>La vendetta ou le pardon</title><content type='html'>Ou quatre personnages en quête d’hauteur&lt;br /&gt; Abrizio caressa affectueusement le manche de son couteau. Il venait d’effectuer une encoche supplémentaire dans le châtaignier de la forêt de Vizzavona pour protéger l’honneur de sa fille, c'est-à-dire le sien.&lt;br /&gt; Albert, étudiant doctorant, peinait à la relecture de sa thèse de psychologie « les voies du ressentiment ou métapsychologie de la susceptibilité et de la vengeance ». Il était fourbu de ces six ans d’un laborieux travail de compilation à la bibliothèque du MIT et surtout du millier d’heures d’interviews et d’observations d’une centaine des habitants de Boston qui avaient voulu se prêter au jeu. Ce n’avait pas été aussi simple de susciter de ses concitoyens, au temps de l’effondrement du World Trade Center, qu’ils se livrent sur ce qui les amène à se protéger et à se surprotéger.&lt;br /&gt; André tourna rapidement son stylo entre ses doigts. Son personnage d’Abrizio, central dans le roman, était désormais pour lui tellement tangible qu’il en était arrivé à aimer le fromage corse, c’est dire... Il avait même observé, avec un certain malaise, un surcroit de raideur dans tout ce qu’il entreprenait…&lt;br /&gt; Demain lors de la soutenance de doctorat devant le jury du département de psychologie expérimentale qu’elle présiderait, Agathe devait maitriser chaque aspect des 900 pages du mémoire d’Albert B. . Elles vaudraient certainement à son auteur une mention très bien. Il aurait peut-être même eu les félicitations du Jury s’il n’avait manqué, selon elle, un aspect essentiel.&lt;br /&gt; Chaque encoche du châtaignier était l’affirmation de l’honneur du clan. De nombreuses fois, un acte offensant, une parole blessante, un sous entendu ambigu ou plus simplement un froncement de sourcil avaient du être lavés dans le sang. Il n’y avait même pas à en discuter, seule la lame d’Abrizio pouvait à la fois délivrer l’offenseur et l’offensé de ce poids qui était comme une tâche dans la clarté du regard de chacun d’eux. Il était préférable de mourir plutôt que de laisser souiller une telle pureté.&lt;br /&gt; Les presque mille pages de la thèse d’Albert décortiquaient les armures de préjugés qui permettent à tout un chacun de ne pas se sentir agressé, notamment par toutes ces petites fatigues de l’altérité. Les préjuges préservait d’autrui. La vengeance, petite dague aigue, faisait savoir qu’ont ne s’attaquait pas impunément à tel ou tel préjugé. Chacun avait sa fonction de protection. Si ce préjugé là, le deux cent trente-quatrième n’était pas enfreint, et que les deux cent trente trois premiers non plus, l’individu ne souffrirait pas de l’interaction avec l’autre. La vengeance serait donc inutile, les haches pourriraient lentement dans les fosses communes.&lt;br /&gt; Mais souvent y avait même pas le temps de les enterrer. Il n’était pas simple de ne pas se prendre les pieds dans l’un ou l’autre des préjugés laissés négligemment trainé par autrui. Ces préjugés se décomposaient en un grand nombre de catégories, beaucoup n’étaient que des variantes des deux les plus importantes : « j’ai raison » et « tu as tort ». Quel  homme averti pouvait se priver de cette double assurance. Il y avait du boulot pour se faire une bonne armure bien protectrice. Elle devait inclure non seulement toutes les catégories de préjugés et leur sous catégories, mais leur composantes puis la subdivisions de ces composantes. Même pour les armures les plus frustes, cela faisait un très grand nombre de ces préjugés.&lt;br /&gt;Mais, Il existait, malgré tout, des armes dangereuses qui mettaient directement en cause la solidité de la carapace, la validité de tel ou tel préjugé. Ces armes risquaient en fragilisant une jointure de l’armure de conduire à une issue fatale, un duel pouvant se déclencher à tout moment. Ces armes étaient d’autant plus redoutables qu’elles agissaient comme un miroir présentant un point faible de l’armure, une faille essentielle, souvent inconsciente, dans l’apparente sécurité psychologique et affective de son possesseur. Elle consistait souvent en l’expression d’une parole ou d’un acte de tel ou tel quidam pour lequel notre système de défiance nous avait pourtant déjà mis en garde.&lt;br /&gt;  La seule exposition au grand jour de ce point faible, faille de la cote de maille, n’avait pas moins de force que la sonnerie stridente de l’électrode du fleuret lors des compétitions d’escrime. Le malaise qu’elle suscitait pouvait culminer en un profond agacement crescendo si un tiers avait le malheur de noter à quel point la cause de celui-ci n’était peut-être que la révélation d’un aspect refoulé de nous-mêmes, d’une incapacité à s’aimer totalement. Mais Albert avait éliminé ce dernier aspect de ces recherches. Il lui paraissait totalement hors sujet.&lt;br /&gt; Agathe approuva l’astucieuse présentation de la thèse qui faisait de la vengeance une protection a posteriori et, surtout, de la toile des préjugés, une vengeance a priori.&lt;br /&gt; Depuis 15 ans qu’André écrivait, il avait tout d’abord attendu un réel succès qu’il ne pouvait s’empêcher d’estimer mérité. Mais rapidement l’écriture avait aiguisé sa sensibilité et l’avait rempli du fardeau de la contemplation des trésors de tant d’autres auteurs et de tant de livres. Même s’il avait affiné son sens critique, il n’arrivait pas à évacuer complètement ce flot entrant continuel, cet encombrant émerveillement. Huit ans qu’il était écartelé entre ces deux sentiments : le poids de sa contribution et l’inutilité de celle-ci. Ravaillac lui au moins pouvait espérer que les chevaux d’un coup d’encolure lui arracherait les membres et signeraient, par là, la fin de son supplice. Il n’escomptait plus une telle délivrance. Dans ce fossé crée en son cœur, en l’attente vengeresse d’une reconnaissance tardive, un de ses personnages, Abrizio reciselait chaque encoche du châtaignier.&lt;br /&gt; Abrizio sursauta au cri du cochon sauvage qui le dépassa. Il était tendu, vingt-deux encoches … Ils n’étaient que cinquante six dans le village. Il eut soudain le sentiment qu’il pourrait pour son honneur les tuer un par un, et peut-être même qu’il ne sera tranquille que quand cela sera fait. Conservera-t-il , enfin paisible, son honneur s’il restait le dernier à le savoir.&lt;br /&gt; Albert s’était bien sûr également interrogé sur le pardon. Mais il l’avait méticuleusement contourné comme s’il recelait un danger mortel pour la logique même de sa thèse et par conséquent pour son poste de maitre de conférences. Il avait préféré développer ce qu’il avait surnommé les « auras de vengeance préventives ». Invisibles, chaque individu en confectionnait autant que de figures d’autrui qui le mettaientt, souvent inconsciemment, en danger. Cet ensemble de préjugés, de filtres et de « dérision neuve et prête à l’emploi » formait une barrière à la trame dense qui assurait une réelle protection. Elle était parfois aussi visible qu’une bannière de guerre, mais souvent aussi subtile qu’une fine toile d’araignée. Elle ne se laissait alors voir que dans le fascinant effet de contagion de ces auras. En effet, celui-ci attestait que tout individu n’avait de cesse à faire en sorte que ses proches et autres alliés de fortune adopte le même système de prévention, de filtre et de préjugés vis-à-vis de « l’intrus ». Le créateur de l’aura de protection veillait souvent à ce qu’elle puisse être le moins perceptible possible. Ceux qui adoptaient de seconde main de telles auras ne prenaient pas les même précautions. Albert avait appris à observer le processus. Après les quelques jours de contact entre le créateur de « l’aura de vengeance préventive » et ses proches, collègues ou épouse, la pleine transmission contagieuse prenait toute sa force, elle exprimait le charisme ou la puissance de manipulation de son auteur, le créateur de l'aura réussissant généralement facilement la bouture. L’armure induite devenait collective soit beaucoup plus forte par ce jeu d’alliance. Un petit cillement ou une ombre dans le regard d’un conjoint ou d’un camarade avait de très nombreuse fois été filmé par les caméras du laboratoire auprès des volontaires. Tous avaient, oscillant entre évidence et stupéfaction, reconnu ou avoué dans les interviews qui suivirent la genèse du phénomène. Quand les auras de vengeance passaient de l’individuel au collectif, la victoire était totale, la jubilation du grand inquisiteur face au bucher n’appelait que l’exil humilié du banni : qu’il s’agisse d’épouses reniés ou de collègues indésirables …&lt;br /&gt; Agathe repensait non sans quelque présomption à sa propre thèse de doctorat. Elle y voyait la clé de l’argumentaire de ce futur brillant chercheur. Elle avait, elle, planché 7 ans à la transposition en psychologie du célèbre proverbe américain « la familiarité engendre le mépris ». Pour elle, il n’y avait aucun doute qu’un lien étroit unissait les catégories de la familiarité et de la « vendetta préventive ». Qu’était-ce alors que cette familiarité où un individu sans pudeur aucune s’ouvrait à vous ? Quelle faille ou quel secret révélait-elle ? La familiarité d’autrui expose-t’elle et met-elle à nu son intimité même ? Pourquoi le traditionnel « il(elle) est con(ne) » ne suffisait à en extirper tout le venin ? C’était là qu’il fallait poursuivre les investigations. Elle entendait demander à Albert de rejoindre le laboratoire de recherche. Non pas pour approfondir son travail sur la vendetta et ses modes d’expression mais pour remonter à la source « la familiarité », celle qui dit tout, même et surtout le pire et que l'on ne saurait pour cette raison laisser impunie.&lt;br /&gt; Albert et Agathe devinrent vite familiers, puis amants. Ils unirent leur réflexion pour élucider les ressorts de la vendetta. Ils apprirent à se connaitre mais ils laissèrent la recherche sur le pardon à l’autre section de psychologie de l’université de Boston. Ils sont unis aujourd’hui par le versement d’une petite pension et d’une grosse haine.&lt;br /&gt; Abrizio, le flegmatique ne ratait d’habitude jamais une sieste. Pourtant, dans le village assoupit, il se mit à être remplit de cette colère rageuse qu’il connaissait si bien. Personne ne l’avait provoqué, mais l’éventualité existait. Tout le village pouvait un jour lui manquer de respect. Cette idée était intenable. Ils les tueraient tous, même sa fille. Rien que cette dernière idée provoqua un sursaut d’honneur, une telle pensée devait être lavée dignement. Il retourna contre lui la pointe de son couteau et appuya de toutes ses forces sur le manche en ivoire.&lt;br /&gt; André se vit écrire cette fin surprenante. Une brise s’engouffrant par la fenêtre lui souleva ses cheveux, il fut couronné de lumière par un rayon du soleil qui venait d’échapper au cumulo-nimbus. Il se sentait plein de respect pour son héros et comprit instantanément. Il saisit son stylo et appuya fortement la plume en or contre la table jusqu’à ce qu’elle se brise.&lt;br /&gt; Il n’écrirait plus jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signé Sangoku&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-7292460879590189100?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/7292460879590189100/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/la-vendetta-ou-le-pardon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7292460879590189100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/7292460879590189100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/la-vendetta-ou-le-pardon.html' title='La vendetta ou le pardon'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-1906352574462385004</id><published>2008-12-15T00:44:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T00:47:58.312-08:00</updated><title type='text'>Il suffit d’un peu de rythme.</title><content type='html'>Toute la musique que j’aime, qu’elle vienne de là ou bien d’ailleurs, et peu importe si j’ai le blues ou pas, est une musique qui me transporte, qui me tire ailleurs, au Sénégal ou aux States.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, c’est l’effleurement discret de deux balayettes sur la peau tendue d’une caisse claire qui éveille mes sens, tout de suite suivi par l’accompagnement sourd d’une basse que des mains, noires de préférence, vont faire vibrer, pour insuffler un tempo. Mes doigts frissonnent déjà.Puis, la voix rauque et chaude d’un saxo traduit les intonations secrètes d’un être humain qui lâche tout son souffle, toutes ses émotions. Mes doigts n’en peuvent plus, ils craquent, ils claquent ! Ils battent la mesure qui, vicieuse, ne demande que ça. L’orgue électronique pousse son cri strident et accentue le rythme : j’ai chaud. Les fourmis ont envahi mes pieds, le claquement de mes doigts se fait plus intense. Le morceau s’accélère. Un orage de cuivres gronde et résonne dans ma tête. En une fraction de seconde, il balaye ma morosité passagère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes pieds ont décrété leur indépendance, ils swinguent sans mon autorisation. Les chœurs lancent leurs “Ouap Doo Aaaah” syncopés. C’est magique ! Je me sens léger et je serai ainsi tant que la musique sera bonne. Ca y est, je décolle. La chanteuse pousse sa gueulante d’une voix suave, soulignée par les trémolos du sax. C’est l’extase ! Et peu m’importe le sens profond ou puéril de ses paroles, je vibre. Qu’elle me parle d’un amour perdu, de l’augmentation du prix des patates ou bien de son amour fou pour son chien, Oh yeah, baby ! Je plane ! Car je sais que toute cette musique que j’aime est pour moi, for me, for me, formidable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-1906352574462385004?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/1906352574462385004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/il-suffit-dun-peu-de-rythme.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1906352574462385004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/1906352574462385004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/il-suffit-dun-peu-de-rythme.html' title='Il suffit d’un peu de rythme.'/><author><name>polge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11629227864219668674</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-4342700523199663002</id><published>2008-12-14T20:39:00.000-08:00</published><updated>2008-12-14T20:54:24.367-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cadeau de Baptème du blog'/><title type='text'>A l'écoute de l'origine du monde</title><content type='html'>Il fallu un peu de temps au stylo débarassé de son cordon ombylical pour entreprendre le grand oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se croyait voix en manque de salive. Il n'était qu'oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du silence montait sans cesse un flot de messages dont le tranchant l'effarait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu à peu, sa peur déposait autant de briques autour de lui qu'il était nécessaire pour construire son abri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bientôt, sa sourde demeure était en proie au ravage de la solitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il brandit son stylo par une petite ouverture, bannière flamboyante désespérant de l'heure d'un ralliement ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est alors que le vent s'engouffra dans sa plume, sonnant comme un cor l'annonce tant attendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un frémissement se fit, le stylo était toute ouie ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-4342700523199663002?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/4342700523199663002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/lcoute-de-lorigine-du-monde.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4342700523199663002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/4342700523199663002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/lcoute-de-lorigine-du-monde.html' title='A l&apos;écoute de l&apos;origine du monde'/><author><name>sangoku</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11837037494134280754</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_ho87HUFytdA/SUXYDOTeG1I/AAAAAAAAAAM/rOGlZrBIdTY/S220/DSC00466.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-763128889130168372</id><published>2008-12-14T20:28:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T15:05:24.917-08:00</updated><title type='text'>Demenagement du recueil Psy&amp;Co</title><content type='html'>Le recueil de nouvelles réalisé lors de cette première année a désormais son propre blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, l'atelier du bois de jade gardera sa structure légère et aérée et tous les textes du recueil resteront visibles et callés dans l'enchaînement décidé pendant nos sessions créatrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;strong&gt;Un psychanalyste de 60 printemps est retrouvé mort au pied d'une falaise 'tabou' du nord de la Nouvelle Calédonie. Suicide ? Meurtre ? Accident ?... Venez découvrir l'univers de Germain Mourot au travers des 16 plumes qui ont tissé la toile autour de ce mystérieux personnage.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;==&gt;&gt;&gt;   &lt;a href="http://psyandco.blogspot.com/"&gt;http://psyandco.blogspot.com/&lt;/a&gt; &lt;&lt;&lt;==&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-763128889130168372?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://psyandco.blogspot.com/' title='Demenagement du recueil Psy&amp;Co'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/763128889130168372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/mina-vilayleck-rosalie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/763128889130168372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/763128889130168372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/mina-vilayleck-rosalie.html' title='Demenagement du recueil Psy&amp;Co'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-5006284509368145471</id><published>2008-12-14T19:59:00.000-08:00</published><updated>2008-12-17T16:03:16.181-08:00</updated><title type='text'>Psy &amp; Co</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;Psy &amp;amp; Co est le nom du recueil de nouvelles de ce premier cru d'exception de l'atelier que j'anime au Centre d'Art de Nouméa.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;   Pour ce premier recueil, plutôt que de donner un thème commun qui aurait pu être réducteur dans la liberté d'expression de chaque participant, j'ai préféré orienter les contributeurs vers un point de passage commun.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;   Ainsi, le centre de la toile du recueil est l'enterrement d'un psychanalyste de 60 ans Germain Mourot. L'homme à été retrouvé mort au pied d'une falaise dans le nord de la Nouvelle Calédonie. Meurtre ? Suicide ? Ou histoire totalement décorrélé de l'homme amenant l'histoire de chaque écrivain à assister de près ou de loin à la mise en bière....&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;   16 auteurs ont relevé le défi et 17 histoires ont vu le jour autour de ce mystérieux personnage dont chacun était libre de dépeindre les traits suivants l'angle qui lui semblait le plus approprié, ou non!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Excellente lecture à tous et au plaisir de vous lire bientôt,&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-5006284509368145471?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/5006284509368145471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/psy-co.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5006284509368145471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/5006284509368145471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/psy-co.html' title='Psy &amp; Co'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2905303703753446838.post-8131661306882962845</id><published>2008-12-14T19:32:00.000-08:00</published><updated>2008-12-14T19:34:23.574-08:00</updated><title type='text'>Atelier d'écriture du Bois de Jade</title><content type='html'>Pourquoi animer un atelier d'écriture ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plaisir des mots et du partage, un peu de curiosité de l'autre et....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On passe et l’on repasse sans cesse devant en salivant,&lt;br /&gt;Chaque fois la main se ballade sur le col, caresse l’étiquette.&lt;br /&gt;On guette son évolution vers une maturité satisfaisante,&lt;br /&gt;Puis un jour, l’envie est trop forte, on débouche l’idée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois ouverte au grand jour, il ne faut rien hâter,&lt;br /&gt;Sous peine de gâcher le plaisir et d’en atrophier la pleine saveur.&lt;br /&gt;Quelle torture que d’attendre qu’elle soit décantée, reposée&lt;br /&gt;Mais, c’est pourtant à ce moment crucial que la magie opère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette attente frustrante pour l’écrivain naît la robe,&lt;br /&gt;La texture se met en place, l’équilibre des couleurs s’harmonise.&lt;br /&gt;Tel un peintre se concentrant sur sa palette, l’idée mûrit, se pare.&lt;br /&gt;L’exhalation du bouquet guide les mots, ordonne les pensées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est enfin venu le moment exquis de la première dégustation,&lt;br /&gt;Une fois encore, pour être subjugué, le geste est patient,&lt;br /&gt;Presque endurant, un petit geste du stylo, pour prolonger l’attente,&lt;br /&gt;Cette pause presque jouissive que l’on savoure en attendant l’émotion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pointe du stylo rentre enfin en contact avec la feuille,&lt;br /&gt;Les saveurs, les odeurs et les arômes se mêlent et explosent&lt;br /&gt;Le flot maintenant débridé prend des parfums libres et sauvages&lt;br /&gt;Les champignons du passé ressurgissent et se lient au sucré&lt;br /&gt;Printemps, été et automne ne font plus qu’un et multitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle vient de prendre vie, son cœur vibre, son auteur n’est plus aux rennes&lt;br /&gt;L’idée est lâchée et s’échappe, vagabonde, en flots désordonnés&lt;br /&gt;Indomptée et farouche, elle emprunte tous les chemins qu’elle rencontre&lt;br /&gt;Ni la mort, ni la peur, rien ne saurait plus la retenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fragile mais immortelle, elle continue son voyage fièrement,&lt;br /&gt;Sans langue ni ethnie, elle ne connaît ni visa ni frontières.&lt;br /&gt;Si vous la sentez passer près de vous n’hésitez pas à l’accompagner,&lt;br /&gt;La critiquer, la caresser, la rompre, la développer ou l’estropier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Armez vos bras de stylos, plumes souris et claviers, écrivez.&lt;br /&gt;Car une seule chose peut réellement tuer la pensée,&lt;br /&gt;Rester solitaire, incontournable, canonisée et unique.&lt;br /&gt;Remplissons jusqu’au toit les musées de leurs armes caduques,&lt;br /&gt;Mais n’arrêtez jamais, s’il vous plaît, de vous exprimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samir alias Bois de Jade&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2905303703753446838-8131661306882962845?l=boisdejade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://boisdejade.blogspot.com/feeds/8131661306882962845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/atelier-dcriture-du-bois-de-jade.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8131661306882962845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2905303703753446838/posts/default/8131661306882962845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://boisdejade.blogspot.com/2008/12/atelier-dcriture-du-bois-de-jade.html' title='Atelier d&apos;écriture du Bois de Jade'/><author><name>Bois de Jade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00003226228618952823</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
